‹ Choix de sermonsChapitre 17 sur 79 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Quelque liberté que Dieu ait donnée à l'homme en le laissant, comme parle l'Ecriture, entre les mains de son conseil, c'est une maxime générale, fondée sur tous les principes de la religion, qu'il n'y a point d'état dans la vie où il soit permis à l'homme chrétien d'entrer sans vocation de Dieu ; point de condition dont la première et l'essentielle règle ne soit d'y être appelé de Dieu; point de rang, ni d'emploi qui ne devienne dangereux, quand on s'y engage sans avoir consulté Dieu. En cela, dit saint Chrysostome, consiste le droit de souveraineté, que Dieu s'est réservé sur la créature raisonnable et intelligente; et moi je dis, en cela consiste le bienheureux engagement qu'a la créature raisonnable et intelligente, à n'user de sa liberté et de ses droits que dépendamment de Dieu, son seigneur et son souverain, puisqu'il n'y a rien qui se trouve si étroitement lié avec le salut que ce que nous appelons vocation.

En effet, mes chers auditeurs, toute notre prédestination roule presque sur ce point, je veux dire sur le choix des états que nous embrassons. De là dépend presque uniquement le bonheur ou le malheur de notre éternité ; et en voici la raison : parce que la prédestination, disent les théologiens, n'est rien autre chose, de la part de Dieu, qu'un certain enchaînement de grâces qui nous sont préparées; et notre part, qu'une suite d'actions sur quoi est appuyé le jugement décisif que Dieu fait de nous. Or la plupart des grâces que nous recevons, sont des grâces déterminées à notre état; et presque tous les péchés que nous commettons Viennent des tentations et des dangers où nous expose notre état. Combien de réprouvés dans l'enfer auraient vécu sur la terre comme des saints, s'ils avaient suivi la voix de Dieu en embrassant l'état où Dieu les appelait; et combien de saints dans le ciel auraient été sur la terre des impies et des libertins, s'ils avaient choisi telle condition où Dieu ne les appelait pas?

C'est le raisonnement que tout chrétien doit faire en prenant les choses dans leur source primitive, qui est l'adorable Providence. Or quoique ce principe soit universel, et qu'il convienne également à tout ce qui peut être dans la vie un sujet de délibération et d'élection , il faut néanmoins reconnaître qu'il doit être surtout appliqué à ce qui regarde les honneurs du siècle et notre agrandissement dans le monde. Je veux dire, que pour parvenir sûrement et irréprochablement aux honneurs du siècle, il faut, une vocation plus expresse, plus certaine, plus infaillible. Car c'est ainsi que l'apôtre l'a hautement déclaré en publiant cette loi si solennelle, que l'ambition des hommes a toujours affecté de contredire, mais que la parole de Dieu lui opposera éternellement, savoir, que nul ne doit s'attribuer l'honheur à lui-même, mais qu'il est uniquement pour celui à qui Dieu le destine : Nec cjuisquam sumii iibi honorent, sed qui vocatur à Deo. (Hebr. , 5.) Règle égalem nt fondée, et sur l'intérêt de Dieu, et sur l'intérêt de l'homme. Intérêt de Dieu, puisque c'est à lui que l'honneur appartient, et par conséquent à lui seul qu'il appartient aussi de le donner <• mime il lui plaît, quand il lui plaît, et à qui il lui plaît. Car s'il est de son droit et de sa grandeur d'ordonner de tout dans le monde, n'est-il pas à plus forte raison de cette même grandeur el de ce même droit, de régler à son gré et selon ses vues, ce qu'il y a dans le monde de plus distingué? Intérêt de l'homme, puisqu on peut dire en général qu'il n'y a rien de plus dangereux

pour le salut de l'homme, que l'élévation : mais si toute élévation est dangereuse, combien l'est celle où Ton s'est porté de soi-même, et selon les désirs de son cœur?

Quoi qu'il en soit, chrétiens, voilà la règle que nous devons suivre? mais est-ce la règle que nous suivons? Ah ! c'est ici que votre attention m'est nécessaire, et je n'aurais qu'à consulter l'expérience pour vous convaincre de ce que j'ai maintenant à vous reprocher ou à déplorer avec vous. Les honneurs du monde sont dans les principes de la prédestination éternelle , autant de vocations de Dieu; mais le scandale du christianisme est de les voir aujourd'hui traités comme les choses les plus profanes. Car, au mépris de saint Paul et de sa règle, on y entre sans vocation; on les obtient par brigue et par artifice ; de quelque nature qu'ils soient on les regarde comme dus à sa naissance ; on les poursuit comme des récompenses de ses services; on en fait des établissements de famille et de maison ; on les mesure par le plus ou le moins d'intérêt, le plus ou le moins de profit qui en revient; on en fait des commerces sordides et honteux. Et tout cela sans remords, sans inquiétude, parce qu'on s'autorise d'une prescription imaginaire et d'un faux usage ; comme si le dérèglement de notre conduite pouvait jamais devenir un titre contre les droits de Dieu. Sur quoi gémirons-nous, si ce n'est pas sur de semblables abus?

Venons au détail ; et quelque confusion qu'il nous en coûte, ne craignons point de découvrir nos plaies , dans la nécessité pressante et extrême où nous sommes de les guérir. On se pousse aux honneurs du siècle sans vocation; et je n'en suis pas surpris, puisque l'erreur va jusqu'à supposer qu'il ne faut point pour ces sortes d'états de vocation. Il faut une grâce de vocation pour embrasser une vie humble dans le cloître; on en convient : mais pour s'élever aux premiers rangs , mais pour être assis sur les tribunaux, mais pour se charger des affaires publiques, mais pour exercer des emplois, où Ton a entre les mains les intérêts de toute une ville, de toute une province, de tout un royaume; mais pour occuper des places qui demanderaient, s'il était possible, la sainteté des anges, l'ambition d'un homme et sa cupidité suffit; c'est à lui-même d'être Fauteur de sa destinée , et il n'a qu'à s'en rapporter à son propre témoignage ou plutôt à sa présomption. Le Fils de Dieu a beau dire dans notre Évangile , que ces places ne sont que pour ceux à qui son Père les a destinées; Sed qui bus paratum est a Pâtre meo (Matth., 20) : cette destination du

Père céleste est un mystère inconnu à l'ambitieux. En vain saint Chrysostome lui remontre-t-il que ces emplois ont des engagements nécessaires avec la conscience , et par conséquent qu'ils doivent être, si j'ose parler ainsi, du domaine de la grâce ; ce domaine de la grâce qui l'incommode, et qui bornerait ses projets, lui parait chimérique. En vain saint Bernard lui fait-il entendre que plus ces honneurs sont relevés et distingués, plus ils demandent une vocation qui les sanctifie; l'habitude qu'il s'est faite de n'v procéder que par les vues d'une prudence charnelle, le rend insensible à tout. Pour les dignités même de l'Église, quel égard a-t-on aujourd'hui à la vocation divine ? Y engager des enfants encore incapables d'être appelés, les y faire entrer avant qu'ils soient en état de les connaître; et quand cette connaissance leur est enfin venue, les forcer, au hasard de leur damnation, à s'en tenir là, est-ce agir dans la pensée que ces dignités ecclésiastiques sont d'un ordre spirituel, et qu'il n'appartient qu'à Dieu même d'en disposer?

Ce n'est rien encore. Car si le mérite et la vertu suppléaient en quelque manière au défaut de la vocation et de la grâce ; quoiqu'il y eut toujours , selon saint Grégoire pape , de l'indécence à s'attirer par ces voies-là mêmes les honneurs du siècle . encore pourrait-on dire qu'ils ne seraient pas absolument profanés. Mais quand, à l'exclusion du mérite, on voit, comme il n'arrive que trop, remuer tous les ressorts de l'intrigue, de la cabale, de l'intercession, de la faveur; quand le crédit et l'amitié s'en mêlent, et qu'ils y ont la meilleure part; quand on y emploie la ruse et la fraude, qu'on y joint l'importunité, et qu'à l'exemple de la mère des deux disciples, on joue toute sorte de personnages, de suppliant, de négociant, d'offrant, d'adorateur et de client. Adorant vt petens Matth., 20); quand on ne se cache pas même d'user de tels moyens, mais qu'on s'en déclare, qu'on s'explique ouvertement de ses prétentions, qu'on se fait une politique d'en venir a bout, et qu'après n'y avoir épargné ni souplesse ni bassesse, on se glorifie encore du succès, comme d'un trait d'habileté: le dirai-je? quand on s'introduit aux honneurs par la porte de l'infamie, et que, pour s'en ouvrir le chemin, on corrompt celui-ci par promesse, celle-là par présents, cet autre par menaces, enfin pour y réussir plus sûrement, on s'appuie du vice même et de l'iniquité dont on recherche la protection; quand tout cela, dis-je, à force d'être commun, passe même pour innocent, pour légitime,

pour honnête, que peut-on conclure, sinon que toutes les idées de l'honneur, j'entends celles que Dieu nous avait imprimées, s'effacent tous les jours de nos esprits, puisque nous n'envisageons plus ces honneurs du monde comme des rangs marqués par la Providence, mais comme des objets de nos passions, ou comme des dons de la fortune, exposés aux entreprises des plus hardis ?

Écoutez-moi toujours, chrétiens, et ne perdez rien d'une morale si étendue. On poursuit les honneurs même les plus saints, comme dus à sa naissance , autre prévarication ; et sans nul fondement que celui-là, on se croit bien établi, et même en droit de prétendre à tout. C'est assez d'avoir de la qualité , pour aspirer à ce qu'il y a de plus éminent dans le sacerdoce. C'est assez d'être né d'un père opulent, pour se pousser aux plus grandes charges. C'est assez, selon le langage ordinaire, qu'un tel soit fils d'un tel, pour que le fils ait l'assurance de vouloir être tout ce qu'a été le père. Avec cela, quelle que soit son indignité et son incapacité personnelle, il n'y aura rien qu'il n'entreprenne : il jugera, il commandera, il gouvernera, il décidera du sort et de la vie des hommes; il sera, comme dit l'Évangile, sur le chandelier, lorsqu'il devrait être caché sous le boisseau. Moïse, remarque Philon le Juif, se voyant sur le point de mourir, n'osa jamais nommer un de ses proches , pour lui succéder dans l'honorable commission qu'il avait reçue de conduire le peuple : pourquoi? parce qu'il ne crut pas, ajoute le même auteur, qu'un choix de cette conséquence lui appartînt , ni qu'il lui fût permis d'appeler les siens à un ministère où lui-même n'était parvenu que par une vocation expresse de Dieu : Aut quia non putarit rem tantam ad suum pertinere judicium , aut quia ipse non potuerat nisi, Deo vocante , principatum suscipere. (Phillo. ) Ainsi raisonna ce sage législateur ; mais l'ambitieux bien plus éclairé, ou bien moins scrupuleux que Moïse , se destine sans hésiter pour successeur à qui il lui plaît; et fait valoir aussi bien que les enfants de Zébédée la proximité du sang, pour venir à bout de tous les desseins que lui suggère son ambition. Il n'est pas jusqu'aux dignités les plus sacrées, dont certains esprits du monde, esprits intéressés et avares, ne continuent à dire aujourd'hui, mais avec bien plus de scandale, ce que disaient déjà du temps de David, ies premiers du peuple d'Israël : Allons, possédons le sanctuaire de Dieu comme notre héritage : Omnes principes eorum , qui

dixerunt : Hxreditate possideamus mtictuarlum Del (Ps. 82) : c'est un "bénéfice qui depuis tant d'années est dans notre maison , et qu'il y faut conserver. Mais moi je réponds avec le même prophète : Deus meus, porte illos ut rotam, et sicut stipulant ante faclem venti (ibid.) : Faites-les, mon Dieu, tourner comme une roue, et dissipez-les comme le vent dissipe la paille : c'est-à-dire, humiliez-les, détruisez-les, anéantissez-les ; et puisque dans ce qui concerne même votre culte , ils ont si peu d'égard à vous, n'ayez que des malédictions pour eux. Et en effet rien de plus fatal, ni de plus sujet à des suites malheureuses, que ces possessions héréditaires du sanctuaire de Dieu.

Mais j'ai rendu, dites- vous, des services considérables, et cette place qui vient de vaquer et que je poursuis, est une récompense qui me regarde naturellement? Eh bien, reprend saiut Bernard, que concluez- vous de ces services tant vantés par vousmême? Pour avoir rendu des services, qui n'ont communément ni rapport, ni proportion avec la place que vous ambitionnez, en étes-vous plus capable de la remplir ? Cette place est-elle faite pour reconnaître des services , tels que ceux dont vous voulez vous prévaloir ? Est-il juste , par exemple , que le sacerdoce et ce qui lui est annexé , soit la récompense d'un service temporel et mondain? Y aurait-il simonie pius visible et plus condamnable «pie celle-là ? Faut-il , parce que vous avez servi , qu'un pouvoir de mal faire et de vous perdre vous soit mis en main ? Ayez servi avec tout le zèle, avec toute la fidélité qu'on pouvait attendre de vous; cette fidélité doit-elle être récompensée dans votre personne, souffrez que je m'exprime ainsi, par la prostitution de l'autorité ? N'y a-t-il point pour ces prétendus services que vous mettez à un si haut prix, d'autre justice à vous rendre, que de vous faire monter à un degré où Dieu ne vous veut pas ?

Cependant, mes chers auditeurs, tel est l'aveuglement de notre cupidité : contre toutes les vues de Dieu , des honneurs où l'on doit être appelé par la vocation du ciel , on se fait, par une indigne profanation, des établissements pour la terre. Combien de pères et même de pères chrétiens, ou plutôt oubliant qu'ils sont chrétiens , tiennent le langage de cette mère de notre Évangile : Die ut sedeant hi duo fitii meil (Matth., 20.) Placez mes deux enfants auprès de vous, et qu'ils aient, l'un à votre droite, l'autre a votre gauche, les plus hauts ministères de votre royaume. S'il y en a quelques-uns assez retenus , pour ne s'en pas déclarer si

grossièrement, où sont ceux qui, dans le cœur, ne se le disent pas à eux-mêmes? Car c'est là un des articles sur quoi je soutiens que la morale de Jésus-Christ, dont nous nous glorifions tant quelquefois, ne nous a point encore réformés. Tant de dévotion, tant de régularité qu'on le voudra sur tout autre point ; on y consent, on s'en pique; mais on veut voir sa famille honorablement établie, je dis honorablement selon les maximes du monde. On veut voir ses enfants pourvus et pourvus avantageusement selon les idées du monde : c'est-à-dire , les uns dans l'Église avec tout le faste du monde , les autres dans le monde avec tout le luxe du paganisme; les uns riches des dépouilles des peuples, les autres du patrimoine de l'autel ; les uns sur le pinacle du temple , où souvent la tête leur tourne; les autres dans les magistratures, où le poids de leurs obligations les accable : et parce que la corruption des mœurs suit presque infailliblement de là , les uns et les autres sont déréglés et scandaleux dans leur état : Die ut sedeant hi duo filii mei. (Matth., 20.) Malédiction qui, par un juste, mais terrible jugement de Dieu, semble être de nos jours attachée à toutes les familles des grands. Vous diriez même que cet abus ait désormais passé en loi , et que Dieu , avec toute la supériorité de sa sagesse et de sa grâce, soit obligé de s'y assujettir. Il suffit que ce jeune homme soit le cadet de sa maison, pour ne pas douter qu'il ne soit dès là appelé aux fonctions redoutables de pasteur des âmes. Si les choses changeaient de face, sa vocation changerait de même. Tandis qu'il aura un aîné, elle subsistera : et cela, dit-on, parce que, pour l'intérêt de la famille, il faut que l'un des deux s'avance par là. Disons mieux et plus simplement; et cela, parce que la fin qu'on se propose et que se proposent même bien des pères dévots, est de faire des familles puissantes, et non de faire des familles chrétiennes.

Je ne parle point d'un autre désordre, qui se trouve joint à celui-ci , et qui faisait autrefois gémir Salvien , ce saint prêtre de Marseille; savoir, que dans ce département de conditions, fait par des parents aveugles et prévenus de l'esprit du monde, si de plusieurs enfants qui composent la même famille, il y en a un plus méprisable, c'est toujours celui à qui les honneurs de l'Église sont réservés. S'il est disgracié, mal fait, ou s'il n'a pas l'inclinât tion du père et de la mère , dès là il en faut faire un bénéficier. O impiété! s'écriait ce grand homme, comme si de n'être pas propre à tout le reste, c'était une vocation pour la maison de

Dieu , et que les autels dussent être pourvus des rebuts du monde. // vero mute nulli Deo magis voventur, quam quos paventum pietas minus respicit; et qui indigni censentur hereditatc . digni judicantur consecratione . (Salvian.) Pouvait-il s'énoncer en des termes plus forts, et plus propres pour nous ? Mais maintenant, dit-il, on ne donne point d'enfants plus volon- | tiers à Dieu, que ceux qui ont moins de part à la bienveillance paternelle; et quand on les juge indignes de soutenir l'honneur de leur naissance, on les estime capables d'être les ministres de Jésus-Christ et les dispensateurs de ses mystères.

Faut-il s'étonner après cela, chrétiens, si Dieu, juste vengeur de sa providence et de ses droits, s'élève contre nous? De quel œil peut-il voir une telle profanation? Serait-il ce qu'il est, c'està-dire, serait-il un Dieu sage, un Dieu saint, un Dieu parfait, s'il souffrait tranquillement de pareils abus? Mais surtout faut-il s'étonner si toutes les conditions du monde sont si avilies, si elles se trouvent remplies de tant d'indignes sujets , si l'on voit tant d'ecclésiastiques scandaleux, tant de juges corrompus, tant de grands sans conscience et même sans religion? Ne serait-ce une espèce de miracle, si cela n'était pas ainsi? comment voulez-vous que des gens qui n'ont ni grâce, ni vocation pour un état, y soient lidèles à leurs devoirs, et qu'ils ne s'y perdent pas? que la même cupidité, la même ambition qui les y a fait entrer, ne les porte pas à mille autres désordres ? Ah ! Seigneur, je prêche une morale toute raisonnable, toute solide, toute chrétienne : mais où est-ce que je la prêche? au milieu de la cour, et devant des auditeurs appliqués à m'écouter, mais peu disposés à me croire. Ce sont des mondains; et qui, parmi ces mondains, comprendra ce langage, ou le voudra comprendre? Domine, quis auditui nostro? (Isai., 53.) Mais au moins. Seigneur, si le monde n'est pas touché de ces maximes, s'il ne les reçoit pas, elles lui auront été ;mnoncées, il en aura été instruit, il ne se prévaudra pas contre votre loi de son ignorance, et les ministres, par leur silence, ne laisseront pas l'ambition prescrire contre votre Évangile. Car ce que je dis, je le redirai toujours, et toujours je rendrai contre le monde ce témoignage à la vérité que les honneurs du siècle doivent être de votre part autant de vocations ; et que ce sont encore par rapport au prochain de vrais assujettissements et des engagements à le servir, comme nous Talions voir dans la seconde partie.

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