‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 2)Chapitre 111 sur 137 · ET MISBRICOBDIAM , NATUS 7 MARTII M.D.LVI · texte numérisé non relu

ET MISBRICOBDIAM , NATUS 7 MARTII M.D.LVI

» Je laisse a l'église ou je seray ensevely seize cens livres tournois, pour fonder un anniversaire et service solemnel tous les ans , au mesme jour que je seray décodé.

> Je laisse semblable somme a l'église sainct André des Arts a Paris , pour fonder un semblable service tous les ans , au jour de Nostre Dame de septembre , pour les âmes de mes père et mère et de ma sœur de Verigny qui y sont enterrez.

4l2 TESTAMENT

» Je yeux que le jour de mon enterrement» il soit distribuez manuellement aux pauvres la somme de mille livres*

» Tous les biens que j'ay en ce monde peuvent valoir deux cens mille livres tant meubles qu'immeubles que debtes qui sont procedées de cent quatre vingt mil livres des offices que j'ay euz et dont j'ay disposé. Le surplus je Tay espargné de mes appointemens ou des pensions que j'ay eu sur l'evesché de Marseille; j'en dispose donc pour la descharge de ma conscience.

> Je laisse a l'hospital du sainct Esprit de Marseille» la somme de treate six mil livres tournois ,. pour estre employée en rente , au profU des. pauvres qui seront audict hospital, a charge que tous les pauvres qui seront audict hospital , une fois le jour que l'on leur fera prier Dieu , prieront pour mon ame en ces mots : « Dieu fasse miséricorde a un tel » en me nommant.

> Je laisse a l'hospital de Meaux , etc. etcv >

Nous ne continuerons pas cette série dp legs qui nous entraînerait d'autant: plus loin que le testateur n'oublie aucun de ses serviteurs , tels que son homme de chambre (à qui il donne toute sa garde-robe , excepté sa robe de velours ), ses valetç de pied, son maître d'hôtel, son argentier „ son« cuisinier „ ses autres serviteurs et servantes. Quant à M. l'évêque de Yence , son frère , et M. l'évêque dfe Retz , son neveu , il les prie « de se contenter du bien qu'il leur a procuré en l'église , dont il les exhorte de bien et charitablement user. » Il donne le surplus de ses biens à mademoiselle Anlhoinette du Vair, sa sœur, pour en jouir sa vie durant et les restituer à mademoiselle Ribier, sa nièce. Il lègue au sieur/ de Saint-Aubin un diamant de cent écus, et au sieur de Peyrets toutes ses médailles , l'un et l'autre étant au nombre de ses exécuteurs testamentaires.

Enfin , il déclare l'acte écrit et signé de sa main à Villeneuve-le-Roi , en $a maison , le mercredi dixième

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