DU COMTE DE FEMBROKE
et depuis un an je n'ai pas oublié d'avoir vu mon maître ( Charles I." ) sur l'échafaud. Cependant comme la mort me poursuit et me menace , et que j'ai toujours cédé à ceux qui me menaçaient, je fais à présent l'acte de ma dernière volonté et mon testament.
» lmprimis, pour mon ame, j'avoue avoir sou*
vent entendu parler d'ame ( 1 ) . Lors<^ie
le roi régnait, je faisais porter à mon fils une soutane, ayant envie d'en faire un évéqufe, et j'étais de la religion de mon maître; ensuite sont venus les Ecossais qui m'ont fait presbytérien ; depuis Cromwel, je suis devenu indépendant. Voilà, je crois, les trois principales religions du royaume. Si quelqu'une des trois peut sauver une ame , je la réclame
» Item, je donne mon corps, car je ne peux pas le garder : vous voyez que les chirurgiens me