NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
DE DIVEE8 ECftITS LITTERAIRES , SATYRIQCB8 , ETC. , X&UI ONT PARU SOCS LE TITRE DE TESTAMENT.
Testament expliqué par Esope. ( Phèdre , lib. 1Y , 4 ; e* La Fontaine , liv. II , 20. )
On ignore où Phèdre a puisé cette petite historiette assez ourieuse, et qui rentre dans le genre de l'énigme. La Fontaine nous semble ravoir rendue encore plus heureusement que Phèdre.
Testament de Monseigneur des Barres, capitaine des Bretons et le prinse de Fougières en Bretaigne ( 1488). Pet. in-^.* goth. de 7 fueillets.
Pièce en vers fort rare; elle finit par ceamots : Bleu, le Roi.
Le grand testament Villon çt le petit ; son codicille, le jargon et les ballades. Paris, 1489, pet. m-4-" goth. de 58 feuillets, avec fig. en bois.
Le même ouvrage. Paris, Mie h. Lf Noir, pet. m-4-° goth,
Le même ouvrage. Paris, GuilL Nyverd ( vers
i52o) , 2 parties, pet. in-8.*de /j8 et 2!\ feuillets.
Toutes ces éditions des testamens ( en vers ) de Franc. Villon, sont rares et recherchées. On retrouve , ces deux testamens dans l'édition des poésies de Villon. Paris, Consteller, \y&, pet. in-8.* François Vyion ( dont le nom était Corbeuil) , naquit à Paris en i43 1 ^ il fut, dit-on, deux fois condamué à être pendu pour vol ; Louis XI lui sauva la vie. C'était un homme d'esprit et d'une gaîté imperturbable. On ignore la date de sa mort et le lieu où il mourut.
Le testament de piaistre Pierre Pathelio ( par
Pierre Blanchet) . Paris, GuilL Nyverd, m-8. ° goth.
Cç testament, très-rare quand il est seul, se trouve encore dans maistre Pierre Pathelin , le nouveau Pathe- (in, etc. Paris, Jehan Bonfonds, pet . in-8.° P. Blanchet , prêtre, est né à Poitiers en 1 45a , et y est mort en .1 5 19; il est auteur de la comédie de Y Avocat Pathelin, refaite en 1706 par de Brueys, né à Àix en 1640 , mort £ Montpellier en 1725.
Le testament de lAsne ( tiré des anciens Fahliayx et mis en vers par Imbert, dans son recueil de Fabliaux). Paris, 1795, 2 vol. râ-12. V, tom. I, p. 264.
Imbert, né à Nîmes en 1747 > est mort à Paris en 1790.
Testamentum Canis. Facétie du Pogge (avec les note4 de M. N,.., , deuxième partie de son Poggii FaceU ) , pp. 2S — 2l\.
Le Pogge, né en i38o, est mort le 3o octob. 14^9.
S'ensuyt le testament dé Tastevin , roy des Pions
(sans date), pet. w-^.0 çoth. de ^ feuillets* y
compris le titre séparé.
Pièce de vers fort rare ; il en existe une autre édition sous le titre de Grand testament de Tastevin, etc., i»t-4.° gotà. de 4 feuillets , qui a été vendu 5g fr. 5o c, avec le testament et épitaphe de Pierre du Qui g net, in-/}.* de 6 feuillets ; cette pièce en yers est de H ans du Galaphe. Le duc de la Vallière possédait un exemplaire du Grand testament de Tastevin , in-8.° goth.
Le testament de haut et notable homme nomnié Ragot , lequel en SOQ YÎYant 4 affronté mainte fine personne, iw-8.° goth.
Assez rare et recherché.
La terrible vie , testament et fin de Loyson (sans
date)jin-8,° goth.
Mauvaise facétie, qui n'a d'autre mérite que sa rareté.
Le testament du père,, lequel il laissa à son filz : £ la fin de ses jours , pour Instruire (sic) a vertu et fouir aux vices. Qui le voudra acliepter vienne chez Guillaume B a Uar in (à Lyon* sans date)* pet. în-8.* goth. ,de& feuillets.
Cette pièce ( en vers) a été vendue 29 fr. en i8i5.
Le testament d'ung amoureux qui mourut par amour , ensemble son épitaphe composée nou-
Tellement C'est le déprofondis des amoureux.
Composé et imprimé nouvellement à Parié (sans
date) , ûft-16 goth.,de 8 feuillets.
Pièce en vers rare; elle se trouvait dans un recueil à la bibliothèque du duc de la Vallière. Ce recueil, composé de 57 pièces , a été vendu 1 56 liv. en 1 784*
Testament et épitaphe de maistre Pierre du Quignet, pièce en vers de Hans du Galaphe. ( Paris ) , Denys Me Hier (sans date) , fn-4-# goth. * de 6 feuillets.
Rare.
Le testament fin Rubin de Turquie , maigre
marchand contrefaisant Sotie , puis à la fin du
dernier coplet l'épitaphe défunt sot Tribolet.
Imprimé pour Clément Longis ( sans date), în-Ô.#
goth.
Cette facétie est assez rare. Cependant elle n'a été Tendue que 5 liv. chez le duc de la Vallière.
Le testament de Jenin de L esche, qui s'en va
au mont Saint-Michel. Paris , Rue-Neuve Nostre-
Dame, à VEscude France, fn-8.*
Toujours le même genre de facétie et la même rareté.
Le testament de Henri de Valoys , recommandé à son amy Jean d'Espernon , avec un coq-à-lasne. Pour Jacques Varenglh^ 1 589, m-8.° de t4 Va8* Satyre rare et virulente contre Henri III. Elle doit avoir paru après la mort de ce prince , arrivée le 3 août ( i58g), lendemain de son assassinat. Jean- Louis de Nogaret de la Valette, duc d'Epernon, né en i554, est mort à Loches le i3 janvier 1642, après avoir joué un rôle plus éclatant qu'important sous hs rois Henri III, Henri IV et Louis XIII.
Testament de l'Union (la Ligue). .
Pièce en vers assez ingénieuse , qui fait partie de la satyre Ménipée; voyez l'édition de Ratisbonne, 171a, 3 vol. in-8.% tom. I , pp. 3ao — 3a5. La sainte union y trace son histoire, et se sentant très-malade, elle s'occupe de son testament, puis détaille les legs qu'elle fait à chacun de ses suppôts. En voici un petit échantillon ; dès le début elle se définit ainsi :
FOle de Lucifer es ténèbres conçue Du plue profond enfer au monde suis venue, Née entre les détroits des rudes Appenins Et des Alpes cornus
.... En mon lict moribonde gissante, Quoique saine d'esprit, d'une bouche mourante , Ne voulant décéder sans de mes biens tester Et disposer de tout ce qui peut me rester, Avant que de mon corps ma triste ame déloge, Publiquement je fais ce mien dernier éloge. Premièrement mon ame à tous les noirs démons. . . .
Plus, suivant la coutume et anciennes lois, Je nus mon héritier tout le peuple françois; Je lui laisse les pleurs, le sang, les pilleries, Les meurtres, assassins, insignes voleries, Les veuves, orphelins, et les violemens, Les larmes, les regrets et les rançonnemens, Les ruines des bourgs , des villv\s , des villages , Des châteaux , des maisons et tant de brigandages , Les ennuis, les douleurs, et tous les maux receus Par surprise ou assauts, par les flammes et feux, Bref de son cher pays les cendreuses reliques , Reste de mes labeurs et secrètes pratiques.
Je laisse d'abondant à ce duc de Mayenne Mes frayeurs et mes pleurs, mes travaux et mes peines, Les tourmens , les chagrins , les méconientemens , Qu'apportent des mutins les divers mouvemens.
Je laisse au duc Lorrain et au marquis du Pont ,
Pour fruit de leurs laideurs ,'la lionne sur le front « £t en. outre sans plus cette belle espérance Qu'ils ont eu de porter la couronne de Frauce,
Plus, je donne au légat les cendres de sa bulle, Et pour s'en retourner quelque chétive mule ; Çt aux prélats qui vont les peuples décevant, Un espéré cbapeau de fumée et de vent : Quant aux prédicateurs, qui, chantant ma louange ^ Au vulgaire ignorant faisoient d'un diable un ange, Preschant le feu, le sang et la rébellion t Pour les points principaux de ma religion^
Je veux que de mon bien,
Egalement part} , on ne leur donne rien ,. Sinon la faim, la soif, le froid et la famine Qu'ils prévenaient dans Paris saoulés en ma cuisine.. Et parce que j'entends et veux mon testament • Sortir son plein effet tout haut présentement , Les Allemands je nomme et les cantons de Suisse Pour les exécuteurs comme aimant la justice. Et pour plus grande foi j'ai signé cet écrit , De plusieurs bons témoins et notaires souscrit.
Le testament de Claude de Trellon ( en vers) % dans le Cavalier parfait du sieur de Trellon, dédié au duc de Guise. Lyon, 1597, in- 12.
Ce Cavalier parfait est un recueil des. œuvres de Fauteur, Cl. de Trellon était militaire et poète assez, satyrtque, comme le prouve le testament en question. On voit par ses écrits qu'il faisait comme beaucoup d'autres criant selon les circonstances, vive la ligue l vive le roi! Dans le discours préliminaire de ses poésies, il menace de son. épée ceux qui oseront le critiquer :
Qui que tu sois, lecteur, avant que me reprendre, Pense bien si je faux en ces vers que j'écris; Je porte à mon calé ma réponse pour rendre Confus en un moment les plus savans esprits.
On ignore la date de la naissance et de la mort de ce poète.
Le testament et dernière volonté du sieur
SOUS LE TITRE DE TESTAMENT. â85
Conchfai Conchino , jadis prétendu maréchal de France; plus y est comprins un discours de la i rencontre du dit Conchino et de Ravaillac, en forme de dialogue. Paris* 1617, îw-8.*
Les articles du testament de la marquise avant sa mort en la conciergerie. Paris, Jos. Carreau, 1617, m-8.°
Ce sont deux diatribes contre le maréchal d'Ancre et Leonora Galigaï sa femme, qui périrent d'une manière tragique par suite de leur conduite peu mesurée, des intrigues de leurs ennemis, et de la haine publique qu'ils s'attirèrent. Concinifut tué d'un coup de pistolet par Lhopital-Vitry, sur le pont-levis du Louvre, le 34 avril 1617, parce qu'il refusa de remettre à cet officier son épée qui lui était demandée au nom du roi, qui agissait en cela par les conseils de Luynes. Galigaï fut décapitée et brûlée comme sorcière le 8 juillet suivant , deux mois et demi après la catastrophe de son mari.
Le testament de Théophile ( Yiaud ) , 1626, tn-8.°
Cette satyre fait partie d'un recueil de pièces en vers et en prose pour et contre le poète Théophile Yiaud , dont la vie fut très-orageuse par suite de ses mauvaises mœurs, de ses vers licencieux et de son impiété. Condamné à être brûlé vif, il prit la fuite , et ne fut exécuté qu'en effigie. Son procès fut revu, et il en fut quitte pour le bannissement, qu'il sut sans doute esquiver, car il mourut en 1626, à Paris, dans l'hôtel du duo de Montmorency, qui lui avait donné un asile.
Le testament de feu Gaultier Garguille , trouvé depuis sa mort , et ouvert le jour de la réception de son fils adoptif GuiUot Gorgeu. Paris, i654, în-8.#
Le tes tam eut de Gros-Guillaume et sa rencontre
avec Gaultier Garguille en l'autre monde. Paru,
Jean Martin, i634, m-8.9
Ces facéties populaires n'ont de prix que par leur rareté.
Le testament du Diable d'Argent , avec sa mort
Paris, i649,-*n-8.*
Diatribe qui fait partie des Mazarinades s ainsi que les deux suivantes.
Le testament véritable du cardinal Jules Ma-
zarin ( san* date), în-4.°
Codicille très-véritable de Jules Mazarin (sans
date), in-4«*
Cette pièce ironique contient plusieurs legs que le cardinal lait à diverses personnes.
Testament de René d'Orsanne, président et lieutenant-général d'Issoudun, le i4 juin 1669 , 8 pag. m-4*°
Pièce fort rare qui fait par lie du recueil des opuscules de Mie. Catherin ot. Ces opuscules sont des pièces détachées , parmi lesquelles il s'en trouve un grand nombre qui concernent l'histoire du Berry, imprimées et publiées en diverses années à Bourges dans leXVU.* siècle. Les bibliographes, ou plutôt les bibliomanes recherchent ces différentes pièces dont il serait difficile d'avoir une collection complète. Debure, dans sa Bibliographie instructive, n.'53?5, donne une liste de 85 articles, plus 25; le Catalogue de la VaUière, n.° 5*?i , en présente une de 87 art.; et la Bibliothèque historique de France, n.* 35,8o5 , en offre une d'environ i3o art. Dans rémunération des pièces données par Debure, nous avons fait attention aux articles suivans, comme ayant rapport au sujet que nous traitons : Remarques sur U testament de Cujas, le 2 janvier i685, 4 Pag« «n-4«* — La Fie de
If."* Cujas, 1684 9 4 P*g* "t-4*° — Codex test amen torum, i6869 4 Pa8* *»-4»* — Factumpourtf. Catherinot contre M. A. d'Orsanne ( sans date ), 10 paç. 1/1-4.° — iVote ad testamentum Pithœanum, 1660. — Le L^gatabre héritier, 1678. Dans la liste des pièces de la Vallière, nous n'ayons trouvé que le Codex test amentorum, et ce qui regarde Cujas et sa fille. Il en est à peu près de même dans la Bibliothèque historique de ta Frappe.
Nie. Catherine* r conseiller et avocat du roi à Bourges , est mort en 1688. C'était un homme d'une lecture prodigieuse et qui a fait imprimer à ses dépens pour lui et ses amis, la grande quantité d'opuscules dont nous avons parlé.
Testament de Scarron.
Pièce pitoyable, qui, dans près de deux cents vers, n'en offre pas quatre que Ton puisse citer. Qu'on en . juge par cet échantillon :
Premièrement je donne et lègue A nu femme qui n'en pas bègue , Pouvoir de se remarier Sans aucun dessein pallier, De crainte d'un plus grand désordre.
Mais pour moi je crois que cet ordre De ma dernière volonté* Sera le mieux exécute'.
A coup sûr, le plaisant testateur ne se doutait guère de la manière dont sa veuve mettrait un jour a exécution cet article de son testament (i).
(1) Voici une assez singulière anecdote sur un antécédent relatif au mariage secret de Louis XIV avec la veuve du poète burlesque; je la rapporte telle que je l'ai trouvée : y croira qui voudra.
« Plusieurs années avant que le nom de la veuve Scarron (depuis M."" de Ma intenon) fut parvenu jusqu'à Louis XIV , la cour était à Saint-Germain. On s'occupait beaucoup alors de sorciers et de divattion. Le rai fut instruit que des courtisans qui habitaient l'étage
Paul Scarron, né à Paris en 1610, y est mort lé 14 octobre 1660, après avoir laissé , dans le burlesque, une réputation qui s'affaiblit tous les jours. Sa veuve ( Françoise d'Aubigné ) , née dans la prison de Niort le 8 septembre i635, n'avait à la mort de Scarron, que a5 ans. Elle est restée veuve jusqu'en janvier 1686, où elle épousa secrètement Louis XIV *
supérieur du château , devaient y faire venir une fameuse devineresse de Paris, et quoique 1 ajoutât peu de foi à de pareils oracles, il eut la curiosité* de prendre part à celui— ci , et la société consentit à l'admettre bien déguisé dans son petit sabbat. Quand son tour de consulter Ait venu , la magicienne l'envisagea attentivement, et lui dit : « Vous êtes marié , mais galant et à bonnes fortunes ; vous de— v viendrex veuf; vous vous prendre* de passion pour une veuve » surannée ds basse condition ; vous l'épouserez , et vous aurez un y tel aveuglement pour elle qu'elle vous gouvernera et vous mènera » toute votre vie par le bout du nez. » Le roi s'échappa suffoquant de rire , et descendit dans son appartement. La première personne qu'il rencontra fut le duc de Gréqui, avec lequel il vivait familièrement. Il se hâta de lui raconter mot à mot le discours de la sibylle. Tous deux s'égayèrent à l'cnvi sur l'ineptie de la sorcière, sur la crédulité de ses dupes, et sur le bon tour que le roi lui avait jouéç faisant d'ailleurs l'un et l'autre le plus plaisant commentaire du sort magnifique qu'elle avait promis au monarque. Mais quand , dans la suite, la mort delà reine (Marie-Thérèse d'Autriche, née le 20 septembre i638 , morte le 3o juillet f 683 ) , et l'engouement de Louis XIV pour la veuve Scarron, eurent réalisé une prédiction si absurde, cette scène boufionne se représenta sans cesse à l'esprit du roi. Il n'osa lever les yeux devant Gréqui , évita soigneusement sa présence et ne lui adressa plus ni un mot ni un regard. Ge courtisan ambitieux compris que son malheur était irréparable, et précipité an tombeau par le chagrin, il révéla en mourant, au pieux Gharmel, la cause singulière de son martyre. »
Si' l'on en croit Voltaire, c'est au mois de janvier 1686 qu'eut lieu le mariage clandestin du roi avec M.m* de Maintenon. La bénédiction nuptiale a été donnée par M. deHarlay (de Chan vallon), archevêque de Paris, en présence du confesseur du roi ( le P. La Chaise ), qui dit la messe servie par Bontemps , premier valet— de— chambre , et en présence de M. de Louvois et de M. de Montchevreuil» Le roi avait alors 48 ans et M.œ* de Maintenon 5o. Elle avait acheté en 1674 le marquisat de Maintenon , avec 100,000 liv. que le roi avait chargé le jeune duc du Maine de remettre à sa gouvernante pour ê^ê dragées.
Elle avait été admise à la cour depuis longtemps par la protection de M."* de Montespan; elle s'y était soutenue par les grâces de son esprit et par sa conduite prudente et réservée ; elle fut gouvernante du jeune duc du Haine, puis dame d1atours de M.*" la Dauphine, et en finN épouse de Louis XIV, auquel elle à survécu quatre ans, étant morte le i5 avril 1719. Le roi, né le 5 septembre i638, était mort le 1." septembre 1715.
Testament de Mantoue ( sans date , mais vers
Pièce allégorique , renfermant les legs que cette ville fait aux puissances de l'Europe.
, Testament littéraire de Messire Pierre-Franc. Desfontaines, trouvé après sa mort parmi ses papiers (par Querlon). La Haye (Paris), 1746, in-\2 de io5 pag.
Querlon aurait pu mieux faire. Gyot ( et non p?s Guyot) Desfontaines, célèbre critique et littérateur, né à Rouen le 29 juin i685, est mort à Paris le 16 décembre 1 745. Piron qui ne l'aimait pas lui fit cette épitaphe plus piquante que juste :
Sons ce tombeau gît un auteur Dont en deux mots voici l'histoire :
U était ignorant comme un prédicateur % Et malin comme un auditoire.
Le testament de Bertholde. Dans l'ouvrage intitulé : Histoire de Bertholde , contenant ses aventures, sentences, bons mots, etc. La Haye, 1750, tn-8.° V. pp. 194 — 200.
On a fait de ce Bertholde une espèce de Sancho- Pansa , qui ne manque pas de bon sens , et qui parvient à la fortune sans rien perdre de sa bonhomie et de sa probité. Son testament est une pièce assez morale, mais dans le genre bouffon, et qui tient du caractère que l'on donne à son auteur, a. 19
2Q0 NOTICE DE DIVERS ECRltS
Testament de galanterie de Doriïas , mort d amour pour Glimène. Dans la Bibliothèque amusante et instructive, contenant des anecdotes intéressantes et des histoires curieuseà ( par le P. Niceron et Duport du Tertre). Paris, Duchesne, iy55, 3 vol. ïn-12. V. tom. III, p. i53.
Ce testament est une pièce fort plate, dans le jargon îles Céladons du temps.
Testament politique de Louis Mandrin (attribué
au chevalier Ange Goudard ). Genève, 1755,
in- 12. — Septième édition , 1 756 , i»-8.° de 48 p.
Dans la France littéraire, on attribue ce testament à Voltaire.
Analyse du testament politique de L. Mandrin,
dédiée à l'assemblée des Etats-généraux, 1789,
in-8.° de 62 pag.
Ces deux pamphlets ont été dirigés contre les fermiers généraux. Mandrin, célèbre et audacieux contrebandier, a été condamné au Supplice de la roue, et exécuté à Valence le 36 mai 1755.
Testament de Messire Alexandre Hercule £ pain inondas chevalier de Muscoloris , grand petitmaître de Tordre de la Frivolité. Dans le Livre des quatre couleurs ( par Caraccioli ) , aux quatre Elément, de l'imprimerie des quatre Saisons, en 4444- (Paris, Duchesne, 1760. )
Bagatelle assez insipide, qui n'a été recherchée que par la bizarrerie de l'impression en encre de couleurs Jaune, bleue, puce et rose.
Testament histori-morali-poli tique de M. R
(Ramponeau, fameux cabaretier, par Marchand, avocat). La Cour tille, 1760, m- 12. — Nouvelle édition, 1770, in- 12,
SOTJS LE tITBE DE TESTAMENT - 5201
Ces facéties satyriques, quoique médiocres, étaient assez courues dans le temps*
Testament politique deM. de V. * . . * . (Voltaire) , (composé par Marchand, avocat). Genève et Paris j Cuissart; 1770, tn-8.*
Voltaire a beaucoup parlé de cetîe facétie dans sa correspondance. Je ne me rappelle pas ou j'ai puisé une note portant 2 c Huit ans ayant 1770, il avait » paru un Testament de M* de Voltaire, trouvé dans » ses papiers après sa mort, 1762, wi-ia. Une phrase » de la correspondance de Grimm ( tom. VII, p. 406), » donnerait à penser que les deux ouvrages, qui sont » tout différens l'un de l'autre, appartiennent à * Marchand. Voltaire fut blessé par la brochure noub velle, et l'appela un libelle odieux; il n'est que » plat. L'ouvrage de 1 762 Test peut-être un peu moins » que celui de 1 770 , qui est seul de Marchand. » Cette édition de 1769 existe-t-elle ? J'avoue franchement que je ne l'ai trouvée nulle part, et que la note précédente qui existait depuis longtemps dans mes papiers, ne me paraît pas très-claire. Elle pourra en mettre d'autres sur la voie.
En attendait , je parlerai d'une autre note qui m'a
été en voyée de Lyon par mon obligeant ami M . P ,
et qui m'assure avoir copié sur un autographe de Voltaire , portant le titre de Tbstamxht, led quatre lignes suivantes :
Je meurs en adorant Dieu, En aimant mes amis, En ne haïssant pas mes ennemis 4 En détestant la superstition.
Ce billet écrit de la main de Voltaire, appartient à M. Dugast de Bois*Saint~Just , fils de l'auteur, de Paris, Versailles et les provinces, ouvrage intéressant , a vol. in-8.*; un troisième volume ajouté aux dernières éditions 5 est inférieur aux deux premiers.
Le testament du sieur des Brugnières. Dan$
des dhefs-d'œuvre politiques et littéraires de la
fin du XVIII.0 siècle. Paris, 1788, 3 vol, in-8«°