TANDEM FELIX
* Cette épitaphe est peut-être le meilleur et le plus énergique commentaire de ces belles paroles de l'Ecclésiaste : Vanitas vanitatum, et omnia vanitas. Cap. I, v. a.
3a6 ÉPiiÀPHEa singulières,
ÉPÏTAPHE
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Le célèbre Potemkin, ministre de Russie, avait parmi ses officiers un major nommé Bawer, l'homme du dernier siècle qui a le plus occupé les gaaetiers d'Allemagne et les postillons de Russie , et qui a donné le plus d'exercice à l'imagination des nouvellistes. On le voyait sans cesse sur les routes les plus opposées, courant de l'embouchure du Danube à celle de la Newa , et 4e Paris aux Confins de la Tartane. Les politiques de café, témoins de tous ces mouvemens, rêvaient déj^t la renaissance de l'ancienne Grèce, le rétablissement du royaume de Tauride, la conquête de Constant inople, ou même quelquesunes de ces grandes émigrations du nord qui jadis couvrirent de ruines l'occident et le midi de l'Europe . Veut-? on savoir quelles étaient les missions secrètes du major Bawer ? De retour de Paris , où il venait de choisir un danseur , le prince l'envoyait chercher de la boutargue en Albanie , des melons d'eau à Astrakan , ou des raisins en Grimée. Cet officier, passant sa vie sur les grands chemins , craignant de s'y rompre le cou , désirait une épitaphe. lin de ses amis lui fit celle-ci , qui pourra servir à quelques-uns de ses successeurs :