DE DAVID PUAIT
sorte qu'en moins d'un an , la ville de Neuchâtel fut en possession de ce bel héritage. On ne dit pas quelle en était la valeur; mais elle devait être considérable, surtout si l'on tire quelque induction de tout ce que M. Purry a donné de son vivant. On a trouvé dans ses papiers l'état des sommes qu'il avait fait distribuer aux malheureux du pays de Neuchâtel, depuis l'année 1750 jusqu'à ta mort ; cela monte à plus de cent mille livres de France ; et les dons qu'il a faits tant a la ville de Neuchâtel qu'à la classe des pasteurs et à la compagnie des volontaires, forment, depuis 1778 jusqu'à la fin de 1786, une somme de quatre cent quarante-neuf mille livres de France j et notez que tant de bienfaits confiés à la discrétion de l'amitié, ont toujours été répandus sous le voile de l'anonyme. Jamais M. Purry n'a voulu être nommé; ce n'est qu'après sa mort que ses livres de compte , et sa correspondance particulière ( dont la brochure de M. Brandt renferme des extraits précieux ) , ont révélé tant d'actions honorables.
Neuchâtel est une des villes qui doivent le plu» d'établissemons utiles et d' embellissement à la générosité reconnaissante de leurs enfans , lorsque par leur probité, leurs talens et leur activité, ils ont forcé la fortune à les combler de ses laveurs dans le commerce. L'hôtel-deville est du à M. Purry ; la maison des orphelins a été fondée par M. Lallemand; et le célèbre Pourtalès y a établi le magnifique hôpital qui porte son nom. Admirable exemple à suivre ! Mais il faut dire que cette
excellente ville a toujours tendu une main secourable à ceux de ses jeunes citoyens qui , d'une bonne conduite , et annonçant du goût pour le travail , n'avaient pas les ressources nécessaires pour débuter dans la carrière du commerce. Aussi , souvent elle recueille le fruit de ses bienfaits,
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