DE DAVID FERRY
> y participent selon mes intentions , et en reçoivent le
> principal bénéfice, quoique d'une manière indirecte.» Il veut que tout le restant de ses biens légué a sa ville
natale soit partagé en deux portions :
« La première devra être employée en œuvres pies » et de charité, telles que la réparation ou réédification
> des temples sacrés de ladite ville do Neucbâtel , l'en-
> tretien des orgues dans lesdits temples , l'augmenta-- » tion des revenus affectés aux nasteurs ou ministres du » saint Evangile de ladite ville, l'augmentation des re-
> venus affectés pour les régens et maîtres d'école dé-
> diés a l'enseignement et à l'éducation de la jeunesse, » surtout des en fan s de bourgeois qui auront besoin de
> secours; assister la chambre de charité dans ses œuvres » pies , notamment pour le soutien de l'hôpital de ladite
> ville , ou tels autres objets de même nature , jusqu'où
> pourra s'étendre cette première portion du restant de
> tous mes biens.
> La seconde portion est destinée et devra être tola- * lement appliquée à l'accroissement , à l'embellissement
> et à la perfection des ouvrages publics de ladite ville
> de Neuchâtel, que les susdits représentans jugeront i être les plus décens , les plus utiles et les plus ncces- » saires, tant pour la commodité que pour l'agrément » des bourgeois de ladite ville et de ses habitans, tels
> que sont les édifices publics , les ponts , les chaussées, » les fontaines et autres embellissemens , les promenades » de ladite ville et de ses environs ; le tout suivant qu'il » sera promptement déterminé par les susdits représen- » tans, sans que le prince souverain de la comté de » Neuchâtel puisse y intervenir en aucune façon. >
M. Purry nomme pour ses exécuteurs testamentaires, MM. Louis Dubois , J.-F. Brandt et David-Henri Meuron, tous trois mentionnés au testament comme légataires , et commis actuels dans la maison , etc. Ensuite il lait encore quelques legs, et termine par dire : c Qu'il ré-
3,g,t,zeCb,G00gle
y roque tout autre testament fait avant le présent, qui 9 seul devra rester valable , telle étant son unique et
> dernière volonté. En foi de quoi , ajoute-t-i] , le tout
> est écrit de ma propre main , sur neuf pages de ce * même papier , sans aucune rature ni correction , scellé » de mon cachet et signé de ma signature ordinaire.
> Fait à Lisbonne en Portugal, le 3o janvier 1777. Signé D. Purry.
Une addition faite le même jour a cet acte consiste en une augmentation du legs de M. J.-F. Brandt (qui de a, 000 cruzades est porté & 3,5oo) , et dans quelques détails sur la succession de feu Barth.-Mïch. Vienne, son premier associé;
Quand on considère le testament entier, le soin arec lequel il est écrit et dirigé , on voit que M. Purry était un homme d'ordre , très-habitué à manier les affaires , et «'exprimant sur les personnes et sur les choses , de manière à ne laisser aucune ambiguïté sur ses intentions, même dans les plus petits détails.
Peu de jours avant sa mort , il fît un codicille dans lequel il révoqua la clause de son testament relative aux trois exécuteurs testamentaires, et refit une nouvelle nomination, où deux des anciens exécuteurs figurent encore : ce sont MM. J.-F. Brandt, Louis Dubois; et au lieu de M. Meuron , il nomma M. Gérard de Vismes , son associé. Il finit par quelques legs additionnels et par un mot sur le titre de baron de Purry , que lui a conféré c Sa Majesté le grand roi de Prusse , grâce qu'il estime
> infiniment. >
11 est mort neuf jours après cotte date, figé de 77 ans, et a été enterré le s juin près de Lisbonne , au cimetière de la nation anglaise.
M. J.-F. Brandt , l'un des exécuteurs testamentaires, s'occupa avec zèle de liquider la succession de M. de Purry; il en présenta le compte le i5 mai 1787, d»
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