TESTAMENT DE J.-F. HENAUT
Les actes de bienfaisance ne peuvent être trop divulgués : c'est ce qui nous engage à rapporter quelques dispositions du testament deM. Hénaut, ancien négociant, né â Liesse, département de l'Aisne, et mort sans enfans en 1822. Voici les principaux articles qui, dans son testament, décèlent une belle ame embrasée du feu de la charité et ne respirant que la bienfaisance :
■ Je donne aux pauvres de ma paroisse, dit cet estimable testateur, une somme de 12,000 fr. , et en outre un lit dans un hospice du faubourg Saint-Honoré.
• Je veux doter et marier douze jeunes demoiselles de Liesse, département de l'Aisne , les mieux élevées et les plus vertueuses; je donne et lègue à cet effet 6,000 fr.
> Je donne et lègue a l'hospice dudit Liesse ,
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DE J.-ï. HÉNACT. 31&
pour l'établissement d'un lit de malade de plus et pour les soins des malades, 5,ooo fi*. , et pour le soulagement des pauvres dudit lieu , 3,ooo fr. une fois payés.
» Je veux qu'il soit distribué une somme de 4,ooo fr. à vingt-quatre veuves indigentes, dont partie veuves de militaires français; et pareille somme à vingt-quatre vieillards veufs, de même classe et condition.
» Je donne et lègue 12,000 fr. pour servir à l'apprentissage de divers états de vingt-quatre pauvres en fans orphelins de mon arrondissement, le tout une fois payé.
» Je donne 9,000 fr. pour servir à doter, pour . leur mariage, douze demoiselles bien nées, d'honnêtes parens de mou arrondissement.
* Je donne aussi 1,000 fr. pour habiller vingtcinq pauvres dudit arrondissement , qui suivront mon convoh
1 » Je donne 18,000 fr. pour servir à délivrer des pèresdefamille industrieux, prisonniers pour dette» et notamment pour mois de nourrice.
» Je veux qu'il soit choisi parmi les enfans de l'hospice des enfans trouvés de Paris , un des garçons les plus âgés, bien constitué, le plus beau, et bien promettant, pour être instruit, élevé et habillé dans un état distingué, conforme à ses dispositions. Je donne pour son entretien et éducation, jusqu'à sa majorité, la somme de 10,000 fr. , à la condition expresse qu'il portera mon nom de Jean-François Hénaut; et s'il s'est bien conduit par ses mœurs et son intelligence , je veux qu'on lui donne pour son établissement
et son mariage , approuvé de mes exécuteurs , la somme de 3o,ooo fr. une fois payée. •
C'est des hommes de bien tels que M. Hénaut , que l'on peut dire après les avoir vus descendre dans .la tombe, est itlis terra levis.
TESTAMENT DE CAMBACERES.