S NOTICE DE DIVERS ECRITS
Paul Scarron, né à Paris on 1610, y est mort le ■ 4 octobre 1660, après avoir laissé, dans le burlesque, une réputation qui s'affaiblit tous les jours. Sa veuve ( Françoise d'Aubigné ) , née dans la prison de Niort le 8 septembre i635 , n'avait à la mort de Scarron , que a5 ans. Elle est restée veuve jusqu'en janvier 1686, où elle épousa secrètement Louis XIV-
supérieur du château , lieraient y faire venir une finnoise dev de Paris, et quoiqu'il ajoutât peu de foi à de pareils oracles, il ent Il curiosité' de prendre part a Celui-ci, et la sboie'lé consentit à l'admettre bien déguisé' dans son petit sabbat. Quand son tour de consulter fut Ténu, la magicienne l'envisagea attentivement ^ et la1 dit : « Vous êtes marié , mais galant et à bonnes fortunes ; vous de- » viendrez veuf; vous vous prendrez de passion pour une veuve » surannée ds basse condition; tous l'épouserez, et vous auretz un * tel aveuglement pour elle qu'elle vous gouvernera et vous mènera s tonte votre vie par le bout du nez. » Le roi s'échappa suffoquant de rire, et descendit dans sou appartement. La première personne qu'il rencontra fut le duc de Créqui, avec lequel il vivait familièrement. Il se bâta de lui raconter mot à mot le discours de la sibylle. Tous deux s'égayèrent à l'envi sur l'ineptie de la sorcière, sur la crédulité de ses dupes, et sur le hou lour que le roi lui avait joué; faisant d'ailleurs l'un et l'autre le plus plaisant commentaire du sort magnifique qu'elle avait promis au monarque. Mais quand, dans la suite, la mort delà reine (Marie-Thérèse d'Autriche, née le no septembre i638 , morte le 3o juillet i6"83 ) , et l'engouement de Louis XIV pour la veuve Scarron, eurent réalisé une prédiction si absurde, cette scène bouffonne se représenta sans cesse à l'esprit du roi. 11 n'osa lever les yeux devant Créqui, évita soigneusement sa présence et ne lui adressa plus ni on mot ni un regard. Ce courtisan ambitieux compris que son malheur était irréparable, et précipité au tombeau par le chagrin, il révéla en mourant] au pieux Charmel, la cause singulière de son martyre. >
Si l'on en croit Voltaire, c'est au mois de janvier ifiSfi qu'eut L'eu le mariage clandestin du roi avec M."" dé Maintenon. La bénédiction nuptiale a été donnée par M. deHarlay (de Chan vallon), archevêque de Paris, en présence du confesseur du roi (le P. La Chaise ) , qui dit la messe servie par Boulemps, premier valet— de- chambre , et en présence de H. de Lonvois et de H. de Montcbevreuil. Le roi avaic alors i)3 ans et M."" de Maintenon 5o. Elle avait acheté en 1674 le marquisat de Maintenon , avec 100,000 liv . que le roi avait chargé lijeuneducdu Maine de remettre à w gouvernante pour ses dragées.
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Elle avait été admise à la cour depuis longtemps par la protection de kl." de Moutespan; elle s'y i tait Soutenue par les grâces de sou esprit et par sa conduite prudente et réservée ; elle fut gouvernante du jeune duc du Haine, puis dame d'atours de M."' la Dauphine , et enfin épouse de Louis XIV, auquel elle a survécu quatre ans, étant morte le i5 avril 1719. Le roi, né le 5 septembre i638, était mort le 1." septembre 171S.
Testament de Mantoue ( sans date, mais vers 1732), tn-4"*
Pièce allégorique , renfermant les legs que cette ville fait aux puissances de l'Europe.
Testament littéraire de Messire Pierre-Franc. Desfontaines, trouvé après sa mort parmi ses papiers (par Querlob). La Haye (Paris), 1746» in- 12 de io5 pag.
Querlon aurait pu mieux faire. Cyot { et Don pas Guyot) Desfontaines, célèbre critique et littérateur, né a. Rouen le 39 juin i685 , est mort à Paris le 16 décembre ij45- l'iron qui ne l'aimait pas lui Ût cette épitaphe plus piquante que juste ;
Sou* ce tombeau gtt un auteur Dont en deui mots voici l'histoire :
Il etsit ignorant comme un prédicateur, Et malin comme un auditoire.
Le testament de Bertholde. Dans l'ouvrage intitulé : Histoire de Bertholde-, contenant ses aventures, sentences, bons mots, etc. La Haye, 1 y5o, tn-8/ V. pp. 194 — 200.
On a fait de ce Bertholde une espèce de Sancho- Pansa , qui ne manque pas de bon sens , et qui parvient à la fortune sans rien perdre de sa bonhomie et de sa probité. Son testament est une pièce assez morale, mais dans le genre bouffon, et qui tient du caractère que l'on donne à son auteur.
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