HOTICE DE DIVERS ECRITS
Testament de galanterie de Dorilas , mort d'amour pour Climène. Dans la Bibliothèque amusante et instructive, contenant des anecdotes intéressantes et des histoires curieuses ( par le P. Nicéron et Duport du Tertre). Paris, Duchesne , 1755, 3 vol. in-12. Y. tom. III, p. i33.
Ce testament est une pièce fort plate, dans le jargon des Céladons du temps.
TestamentpolitiquedeLouisMandrin (attribué au chevalier Ange Goudard ). Genève, 1755, in-12. — Septième édition , 1756, in-8." de ^S p.
Dans la France littéraire, on attribue ce testament à Voltaire.
Analyse du testament politique de L. Mandrin, dédiée à l'assemblée des Etats-généraux, 1789, in-8.* de 6a pag.
Ces deux pamphlets' ont été dirigés contre les fermiers généraux. Mandrin , célèbre et audacieux contrebandier-, a été condamné au supplice de la roue, et exécuté à Valence le 26 mai i?55.
Testament de Messîre Alexandre Hercule Epaminondas chevalier de Muscoloris, grand petitmaître de l'ordre de la Frivolité. Dans le Livre des quatre couleurs { par Caracciolî ) , aux quatre Élément, de l'imprimerie des quatre Saisons, en 4444. (Paris, Duchesne, 1760. )
Bagatelle assez insipide, qui n'a été recherchée que parla bizarrerie de l'impression en encre de couleurs jaune, bleue, puce et rose.
Testament histori-morali-politique de M. R
(Ramponeau, fameux cabaretier, par Marchand, avocat). La Courtilte, 1760, in-12. — Nouvelle édition, 1770, in-12.
3,g,t,zeCb,G00gle
Ces facéties satyriques, quoique médiocres, étaient assez courues dans le temps.
Testament politique deM. de V. ..... . (Voltaire) ,
(composé par Marchand, avocat). Genève et Parûj Cuistart, 1770, in-8."
Voltaire a beaucoup parlé de cette facétie dans sa correspondance. Je ne me rappelle pas ou j'ai puisé une note portant : « Huit ans avant 1770, il avait
• paru uu Testament de M. de Voltaire, trouvé dans » ses papiers après sa mort, 1763, iVt-13. Une phrase
> de la correspondance deGrimm (tom, VII, p. 406),
> donnerait à penser que les deux ouvrages , qui sont
• tout différens l'un de l'autre, appartiennent à
> Marchand, Voltaire fut blessé par là brochure nou-
> velle, et l'appela un libelle odieux; il n'est que ■ plat. L'ouvrage de 1 762 l'est peut-être un peu moins
> que celui de 1770, qui est seul de Marchand. » Cette édition de 1 76a existe-t-eHe P J'avoue franchement que je ne l'ai trouvée nulle part, et que la note précédente qui existait depuis longtemps dans mes papiers, ne me parait pas très-claire. Elle pourra en mettre d'autres sur la voie.
En attendant , je parlerai d'une antre note qui m'a
été envoyée île Lyon par mon obligeant ami M. P .,
et qui m'assure avoir copié sur un autographe de Voltaire, portant le titre de Testimbst, les quatre lignes suivantes:
Je meurs en adorant Dieu,
En aimant mes amis.
En ne haïssant pas mes ennemis ,
En détestant la superstition.
Ce billet écrit de la main de Voltaire , appartient à M. Dugast de Bois-Saint- Just , fils de l'auteur de Parût Versailles et les provinces , ouvrage intéressant , a vol. in-8.'; un troisième volume ajouté aux dernières éditions , est inférieur aux deux premiers.
Le testament du sieur des Brugnières. Dan*
DigitizecbyGoOgle
£9* «OnCC DE DIVERS ÉCRITS
tes Chefs-d'œuvre politiques et littéraires de la fin du XVIII.' siècle. Paris, 1788, 5 vol. m-&V V. tom. II, pp. ac6— -210.
Celte satyre assez triviale est très-mordante; «Us attaque plusieurs personnes.
Lettres et aventure* d'Alexandre deSchèïl, suivies de son testament et de quelques trâtluo lions de ses ouvrages. Paris, 1 789 , 2 toi. tft-i 2V Le testament, qui se trouve dans le tom. II, p. *6, n'offre rien d'intéressant. Ce Schell est une espèce de cerveau exalté, sans principes, jouant la sensibilité , visant au matérialisme , et qui finit par s'empoisonner, fin digne de couronner ses aventures.
Testament d'un émigré, par H. C. (M. Henri Coiffier). Parts, Poignée, 1800, t'n-12.
On a fait l'éloge de cet ouvrage lorsqu'il a paru.
Nous mentionnerons encore les deux ouvrages
«uivans, qui, étant purement moraux, n'oBt pas du
-trouver place parmi Jes facéties rapportées ci-dessus.
Testament spirituel ou derniers adieux d'un père mourant à ses entons , ouvrage posthume • du chevalier de ( Lasne d'Aiguebelles) , auteur des Sentimens affectueux et de la Religion du cœur, avec une préface de l'éditeur (l'abbé Reyre). Marseille, Mossy, 1776) in-12.
Ouvrage estimé.
Testament spirituel ou avis d'un père à ses enlans, par M. Pallas. Paris, 1779, m- 12.
Production morale , et estimable plus encore par l'intention que par l'exécution.
Nous pourrions encore ajouter à ce qui précède la liste de tous les ouvrages d'imagination, soit
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SOUS. £E KïB-E DE TBSï'AMB.NT, . »q3
pièces de théâtre, comédies et vaudevilles, soit romans, publiés sous te titre de testament; mais cette nomenclature nous entraînerait trop loin; d'ailleurs elle n'a qu'un rapport indirect avec ce qui a été le principal objet de nos recherches..