D. O. AI
« Ceci est mon testament de dernière volonté.
» Je veux être inhumé au pied de la croix du cimetière de Sainte-4ules, qui depuis soixante aib est mon promenoir du matin. La serpilière
nièrc sî brillante et si romanesqtie, par i*abbé de Saint- Réal. L^académie de Dijon a ordonné rinsertion de Fouvrage de M. Palris dans le compte rendu de ses travaux pendant les années 1826 et 1827. Dijon, 1828^ 1 vol. in-8.*
TS8TAKBNT
(i), la civière 9 les porteurs » le cordelier, le luminaire , et le chant qui accompagne les morts les plus pauvres de l*Hôtel-Dieu , feront les.fnii8 de ma sépulture : et qui m'aime me suive.
» Pour tenir lieu de trentain (2) et d'annuel ^ sera , dans Thiver de mon décès ou dans celui qui le suivra immédiatement, employée une somme' de huit cents livres, en habits solides et unifoi^ mes, à distribuer aux enfans de gens pauvres, de bonne conduite , et chargés de famille, ou de veuves de cet état, des paroisses delà Madelaine et de Saint-Rem\% dont le choix sera fait par mon exécuteur testamentaire assisté de quatre notables de la rue du Bois Sera cet habit composé «d'une veste croisée et doublée du même drap, qui pourra se dédoubler pour Tété, et d'une
(0 On apprlait strpUièreïe gros drap dont on couvrait la bière des paii\rcs.
(2) On appelait trentain un nombre de trente messes, que l'on faisait dire pour un défunt quand on n*avait pas le moyen de lui faire dire un annuel, dont on prétend
Grégoîre-lc-Grand a été rinventeiir. Ce terme était encore en usage en Angleterre du temps d'Edouard VI (succiesseur de Henri VIII), qui est mort en i5â3.
(3) Rue célèbre par la dissertation dont elle est Tobjet dans les facétieux Mémoiret de PAauUmU des Sciences » Inscriptions /BêUsS'tsttreSfBeauX' Arts, ete.,neuiûeilemeni étûhiiê à Troyes en Champagne, Tom. I, Liég^, Barnabé ( Troyes), 1744, in* id. Ce petit volume est de Grosley en société avec BtM.LeFebvre, David, Beily et autres. Ces mémoires ont été réimprimés, Trcyss et Parie, Buekasne, 1756, 2 vol. in- 11. Le titre porte augmentés, mais il y a des relranchemens. Une troisième édiliun a paru sans nom de Ueu, 1 768, 1 seul vol. in-i a , mais avec augmcutaticMi
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DE GROSIET
culotte, La fovnmîture de Tétofife sm prise chez tin mareband simple roturier ( i ) .
« Sera comptée à ma servante une double au née dégages , outre les couraus , plus deux cents livres pour habits de deuil que \e la dispense de porter;
et ma peu magnifique garde-robe sera partagée entre elle et la Jeannette , sa devancière , y compris tout le linge à mon usage; le tout de la main à la main, et sani» inventaire.
» A la personne qui se chargera des deux chats mes commensaux, tant et si longtemps qu'ils vivront, et jusqu'à la mort du dernier, vingt-quatre livres chaque année (s).
et rétablissement des endroits retranchés dans la seconde
édition. Eiifiii ii en existe encore une réimpression dans le dernier volume des Œuvres badines de Cajlus. Paris, 1787 , 1 2 vol. in-8.° Ils ont été aussi traduits en diverses langues.
On trouvera encore une petite facëlie de Grosley , dans les Causes amusantes et connues (recueillies par Hubert Etienne). Berlin ( Paris ), 176g et 1770, avol, in-12. (V. lom. I, p. 66.) C'est un Mémoire pour Etiennette Boyau, garde^malades , dite vulgairement Toinettê, contre Jtf . Bour^ geois, ehmome de Saint-Urbain, de Troyes. Il s*agi9Mit de laoo lavemeiM admialstrés par ladite Toiaette Boyau, audit sieur cbanoSne » et pour lesquels eUe ne demandait que i5o Ht.; enecve eUe aurait pu porter le JM>mbre de ses opérations à aigo. Un ton sérieux» un air d'érudition» une tournure scientifiquement originale etlbrt plaisante» rendent ce factuai irès«-amttsant.
( 1 ) Un fabricant venait d*étre anobli ; Grosley regardait ee privilège comme funeste à la fabrique , par l'orgueil qu'il inspirait alors. De là cette clause proliibilîve. P. D. B,
(ti) r^ous avons déjà eu occasion de citer de^ ciiats qui
l/j TESTAMENT
» En mémoire des soins que Marie Gaktfaier, qui fut soixante et dix. ans au servioe de mes
aïeux > a pris de mon éducation avant mes études, je lui lègue la somme de quatre cents livres, à répartir entre les plus pauvres de ses arrière^neveux dans les paroisses de Saint-Phal €l do Chamoy , sur 1 indication qu'en pourra donner M. Finot, procureur au bailliage de Troyes.
» A mademoiselle Collot , si elle demeure avec moi lors de mon déçès, quatre cents livres de pension viagère, sans retenue; plus ce qui me sera dii par la veuve Duchesne, libraire à Paris (i), pour les 43o exemplûres du premier volume de mes Mémoires sur Troyes (2) , du débit desquels ladite veuve s'est chaînée, en.lui faisant état de deux cents et quelques livres portées en un mémoire qui ma passé sous les yeux et qui contient ' tout ce que je lui dois ; plus , ce qui se trouve du second volume desdits mémoires imprimés , en mon grenier, et toute la matière pour ce qui reste à imprimer, tant de ces mémoires que de
figiîr< lit dans des testamens , et pour ne pas disséminer les notes sur cet objet, nouâtes avons toutes réunies précédemment dans uneseule^ oùsont consignées des anecdotes sur ces animaux ; les chats de Grosley y sont mentionnés , ainsi qu'une dédicace à sa chate. Y. 1. 1 , p. 374*
(1) Madame Duchesne, fille d* André Gailleau, libraire à Paris» est devenue veuve de Nic.-Bonav. 0uehesne» le 4 iuillet 1765 ; elle a contSnné le commerce de son mari» et exerçait encore en 1788.
(2) La note relative à ces mémoires étant trop lonpie pour être insérée ici , nous la renvoyons à la suite du testament , sous la lettre (Jj .