‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 4)Chapitre 3 sur 91 · DE 6R08LET · texte numérisé non relu

DE 6R08LET

ceux sur les illustres Troyeus ( i) ; le tout répanda ea pupitres, petites caisses, grands-livres et carton en parchemin, qui se trouvent dans mon cabinel sur le buK au , sur le coft're et sur un fauteuil en paille, pour le tout être imprimé à son compte de la manière qu'elle avisera; sur quoi elle ne se confiera pas indistinctemept è tnut le monde.

» Pour décharge de conscience, je lègue à M. Sémillartl , ci>devant avocat, la belle édition in-4-* de ï Abrégé ckronohgique du président Bénault, avec les gravures de Gochin de premières épreuves, qui m*a été doiiné par i auteur {ii),

9 Je lègue au procureur M (Millard),

pour ce qu'il a fait pour moi dans une instance entamée é ma requête au bailliage, la somme de trois livres quatre sous.

» Je confirme et ratifie comme donation à cause de mort , une donation entre-vils, par moi ci-devant faite à la maison Saint-Abraham, donation nulle par le défaut d'acceptation. La présente réhabilitation faite sous condition expresse que le curé de la Madelaine, chef de cet établissement, conservera le jubé à jour de son

(i) n en est de même pour les mémoires sur les îDus* très Troyens : nous lenvoyoos à la uote iodiquée (B)>

(s) Grosley tenait beaucoup à ce cadeau , et le montrait aux amateurs. L'avocat Sémillard passait pour tel. Il arriva qu*an jour qu'il était venu rendre visite au savant troyen, le volume disparut de la bibliothèque, et il fut soupçonné de ce coup de main. On nous a assuré que cet ouvrage, à la mort de Sémillard, ne s\sl point ironvé parmi ses livres; dans tous les cas^ sa conscience estdichar' $ée. F. D. B.

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église 5 unique ornement qu'elle ait , et dont elle soit susceptible par ellc-nième(i);et la quittance des six cents livres, objet de cette donation, portera soumission de rapport de c^tte somme à ma Bucccssion^ en cas dlnexécutiœoi de la condition expresse de non destruendo.

» «le lègue pareille somme de six cents livres pour contribution de ma part au monument à ériger au célèbre Antoine Arnaud , soit à Paris , soil a Bruxelles. L'élude suivie que j'ai faite de ses écrits, m'a offert un homme au milieu d'une persécution continue , supérieur aux deux grands mobiles des déterminations humaines, la crainte et l'espérance ; un homme détaché, comme le.plus pai (uit anachorète, de toutes vutsd intérêt, d'ambition, de bien-être et de sensualité, qui dans tous les temps ont formé les recrues de tous les partis, écrits feont l'expression de ^éloquence

( 1 ) Tous les connaisseurs fegardsilt ce {ubé conmie un chef-d'œuvre d'arcliitecture gothique.

On appelait jubé un lieu élevé dans les églises , en foime * de galerie, qui Êûsalt ordinairement la séparation du chœur et de la nef, oh l'on alkdl dire révangile des messes solennelles«.Ily avait, sdon TiUemont, des Jubés dans * les églises dès Tan 4^0. Ce mot vient du latin jube, commandez, parce que le diacre, le sous-diacre, ou le lecteur, avant de commencer ce qu'il devait chanter ou réciter, demandait au célébrant sa bénédiction en lui disant : Jnbe, Domine^ benedkere, le premier moi jub$ a été donné au lieu où s'exécutait le chant ou la lecture. J.-B. Thieis a publié un livre intitulé : Dissertations eeeU" siustujues sur les principaux autels des tgUses , les jubcs, la civtare des chœara. Tadh, iG88, iu>i2.

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