‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 4)Chapitre 41 sur 91 · NOTICE D£ DIVERS ECRITS · texte numérisé non relu

NOTICE D£ DIVERS ECRITS

Testament de Monseigneur des Barres, capi-

taînc des Bretons et le prinse de Fougières en

BreUigne { i48ô). Pet. iH^i^.'' goih. de 7 fueUlet$.

Pièce en vers fort rare; elle fiait par ces mdts i Dieu, U Rùi,

Le grand testament Villon et le petit ; son codicille, le largon «t les ballades. Paris, 14^9, pet. f«-4-* goth, de 58 feuillets, avec fi g, en bois.

Le même ouyrage. Paris, Mich, Le Noir ^ pet, gotk

he même ouvrage. Paris, GuilL Nyverd ( vers

iSao) , 2 parties , pet, in-S." de /|8 et feuillets. Toutes (es éditions des lestameus (en vers) de Frauç. Villon^sont rares et recherchées. On retrouve ces deux testamens daoftlV dition des poésies de Villon. Parié, CoiuteUer , 1725, pe^ îatS.* François YjJlon (dont le nom était Gorbeuii) f naquît à Parité en i43i ; U (pt, dit^on, deux fois, condamné à être pendu ppur vol; Louis XI lui sauvs^ la vie. C'était un homme d*esprit et d*une gaité imperturbable. On ignore la date de sa mort et le lied où il mourut.

Le testament de maist^e Pierre Patheliq ( par Pierre Blanchet). Paris, GuilL Nyverd^ in-^,'' goth.

Ce testament, très-rare quand i! est seul, se trouve encore dans maistre Pierre PatheUn , le nouveau Paihelin, etc. Paris» Jehan honioïkùs^ fiet* <n-8/ P. Blanchet, prêtre, est né à Poitiers en i452 , et y est mor| en iSig; il est auteur delà comédie de T^v^ra/ Paihelin, rc^^ite en 1706 par de Brueys, né à Aix en 1640, mort à MqntpeUier ^n i^aS..

Le tei^tament de l'Asne ( tiré des anciens l'a? bliaux et mis en Ters par Imbert, dans son recueil de Fabliaux). Paris, 1795, 2 voL t«ria. Y. ^vm. I , p. 264.

sous IX TITRE DE TESTàMENT* 261

Imbert^ né à Pliâtes en 1747» P^^^ ^ Paris

Teêtamentum Canh. Facétie du Pogge ( avec les notes de M. N — , deuxièuic parlée de soa i^oggii Faç€(, ) , pp. .23—34.

Le Pogge 9 né en i38o» est mort le 3o octob. i459«

S'easuy t le testament de Tastevin , roy des Pions (sans date], pet. m*4/ ^oih. de /^ feuillets, y compris le titre séparé.

Pièce de vers fort rare ; il en existe une autre édition sous le titre de Grand testament de Tastevin , etc., in-^." got/i. de 4 ff (^Ulets, qui a été vendu 5gir. 5o c., avec le testament et èpUapkcde Pierre du Quignet, in-^.* de G feuillets; cette pièce en vers est de Hans du Ga« laphe. Le duc de la Yallière possédait un exemplaire 4a Grmd testament de Toêtetm, in^9.* goth.

Le testament de haut et notable homme nom« nié Ragof , lequel eii son yiys^nt ^ affronté mi^nte fine personne , goth.

Assez rare et recherché.

La terrible vie , testament el fin de Loyson ( mm

data)j e>i-8,* goth.

Mauvaise facétie ^ qui n a d'autre mé|;ite que sa rareté.

Le testament du père, lequel il laissa à son filz : à la fin de $es jours , pour Tistruire (sic) a vertu et fouir aux vices. Qui le voudra ackepter vienne chezGuillaunie Baharin (àLyon^sansdate), pet. în-8." goth. y de 8 feuUiets,

Cette pièce ( en vers ) a été vendue 2^ fr. en iSi5.

Le testament d uog amoureux qui moturut par amour , ensemble son épitaphe composée nou-

'2S2 iNOTlCE DE DITERS AcftlTft

Tellement. C'est le déprofondi» des amoureux.

Composé et imprimé nouvellemmî à Parié ( $an»

date ) , m- 16 golk^^ de 8 feuiilels.

Pièce en vers rare; elle se trouvait dans uo recueil à la bibliothèque du duc de la ValUère* Ce fecueil, composé de 5; pièces, a été vendu i561iv. en 1 784.

Testaïuwt et épîtaphe de maistre Pierre du Quignet, pièce en vers de Hans du Galaphe. ( Paris ) , Denys MetUer ($an$ date) j in-f^.^ goth,, de 6 feuilk ts^ Rare.

Le testament fin Riibîn de Turcjiiie, maigre marchand contrefaisant Sotie, puis à la fin du derniei* coplet l'épitaphe défunt sot Tribolet. Imprimé pour Clément Longis ( sans date ) , «iirS.* goth.

Cette facétie est assez rare. Cependant elle n'a été vendue que 5 liv. chez le duc de la Vallière.

Le leslamciit de Jenin de Lesche, qui s'en va au mont Sainte-Michel. Paris, Rue-Neuve Nostre^ Dame, à i'Eseu de France,

Toiijouri ic même genre de facétie et la même rareté.

Le testament de Henri deYalovs , recommandé à son amy Jean d'Espemon, avec un coq-à-l'asHC. Pour Jacques V arenglès^ 1^89» w-8." de i4 P^^g- Satyre rare et virulente contre Benri III. EUe doit avoir paru après la mort de ce prince 9 arrivée le S août ( 1589)9 lendemain de son aasassinat. Jean- Louis de Nogaret de la Yalette^duc d*Epemon, né en 15549 est mort à Loches le i5 Janvier 1643 , après avoir joué un rôle plus éclatant qu'important sous \Qi> rois ilcuri 111^ iieiiri lY et Louis XIII.

sous LE TITRE DE TESTAMENT. â63

Testament de rUnion (la Ligue).

Pièce en vers assez ingénieuse , qui fait partie de la satyre Ménipce; voyez Tédition de Ratisbontie^ '712, 5 vol. in-8.", lora. I , pp. 020 — SaS. La sainte union y trace.son histoire , et se sentant très-malade , elle «^occupe de son testament» puis détaille les legs qu^elle fait à chacun de ses suppôts. En voici un petit échimUllon ; dès le début elle se définit ainsi :

Fille de Laeifer és ténèbres conçue

P« pltu proSn&d ittfer «t monde tuit veniief

entre les détroits des rades ApfMnins E( des Alpes oornus

.... En mon lict moribonde gissante, Qnviqne saine d^esprit, dWe bouche moannte, Jfy tokilsnt ddccdcr ssns de nin biens tester

El disposer de lout ce qui peut me rester. Avant que de roou corps ma triste nme délogO) Publiquement je fais ce mit-n dernier elo^e. Premièrement mou ame à tous les noirs démons....

' '^Aisi téifia^ le contnme et anciennes lois, • i iJefiâ^Inoa héritier Unit le peuple frauçois; ' J« lld laiaie les plenn, le sang, Us pilleries. Les aevirtres, sssassins, iniignes Tôleries, ' ' Les ^tM$^ orphelins , et les violemens, ^ LeiKil|i:teés, les regrets et les rauçonnemcns, .»oc< Les mines des bcMii^s, des villes , des villages,

Des châteaux, des maisons et tant de hri};aud;»ges , Les ennuis, les douleurs et tous les maux rcccus Par surprise ou assauts, par les flammes et feux, ' Bref de son cher pays les cendreuses reliques, '^^l^esfce de mes labeurs et secrètes pratiques.

laissé d^abondatat à ce dnc de Blayenne, «B^^es frsyej^ et mes pleurs, mes travaux et mes peines ^

Les tonrmené, les chagrins, lesmtfcontentemenS| trt,;p\. Qu'apportent des àautins les diveift mouvemims.

'w^Je laisse «a duc Lorrain cl an marquis du Pont,

^84 NOTICE D£ DIYERS ÉCRITS

Pour IruU de letifs la|«urs « U boute wr le Irom, Et en outre tam (4us cette belle espérance Qu*il$ ont eu 4^ porter la coiiroime à» Fr^iuce*

Plus ^ je donne nu le^at h's ntnfîres de sa bulle|^ Et pour .s'en retuuruer quelque chclive mulu^ Et aux prclats qui vont peuples décevant^ Un espère chapeau de iuiucc ll de vent: Quant aux. prêdicatetirs , qui, oliaiitant me loaen^^ Au Tulgeîre ignorant faboient il^un diable nu ang9% Presohant le fen, U aang et la rébellion^ Pour les pejnu prinoipanjt de 19a rellgioa^

« Je Ten« qae 4e mon bien

Egalement par li ^ on ne leur donne rien, $inon la &im^ soif, le froid et la femine Qu'ils preschaient dans Paris saoules en ma cuisine^, i^t parce que i\ nlerids ft veux. Dion testament Sortir sou pltm tiit l tout haut preiit utement , Les Allemands je nomme les cautouî» de Suisse Pour les exécuteurs comme aimant la justice. £t pour plus grande loi j'ai signe cet écrit ^ De plusieurs bons t^oin* et notaires souscrit*

Le testament de Claude de TreUoa ( en vers) ^ dans le Cavalier parfait du sieur de Trellon, dédié

w duc de Guise, Lyo/ij 1597 , m- 12.

Ce Cavalier parfait est un recueil des œuvres de i'auteur. Cl. de XreUoo était militaire et poète assez satyriquCf eomme le prouve le testamenteD queslioD. On vott par ses écrits qu*il fi^îsait comme beaucoup d'autres criant se^on les circonstances» viw la, ligue! vive te r&i l Dans le discours prélimmaji^ de sespoésies, U menace de son épée ceux qui oseront lie critiquer ;

Qui que tu sois, lecteur, avant que me reprendre^

Pense bien si je faux en ce.s vers que j'tîcris ;

Je porte à mou côté ma rcpnose pour rendre

Confus eu un moment Ic^ plus savaus esprits. «

On ignore la date de la naUsonee et de l.a mort de ce poète*

Le testament, et dornière yoloatc du sieur

SOLS LE TIXBE DE TESTAME]XT. a85

Cônchioi Conchino , jadis prétendu maréchal de France; plus y est coniprins un discours de la reucoutre dudit Coochino et de RavaiUac^ en forme de dialo^e. Paris, 1617, in~S,*

Les .articles du leslament de la marquise avanl sa mort en la conciergerie. Paris^Jos. Carreau^ 1617,

Ce sont deux diatribes conlre le maréchal d'Ancre cl Leoiiora (ialigaï sa femme, qui ptrireiil d'ime manière tragique par suite de leur conduite peu mcsuréti, des infrigiics de leurs i iniemis, el de la haine publique qu'ils s'altii èrent . Culuini fui iui «l'un coup de pistolet par Lh(»|)ital-Vitry, sur le ponl-levis du Louvre, le 24 ^vril 1617, parce qu'il refusa de renie tire à cet ofticier son épée qui lui était demandée au nom- du roi , qui agissait en eela par les conseils de Luynes. Galigaï fut décapitée et brûlée comme torcîère le 8 juillet suivant , deux mois et demi après la catastrophe de sort mari.

, Le testament de Théophile ( Viaud ) , 1626,

Cette satyre fait partie d'un recueil de pièces en vers et en prose pour et contre le poëte Théo^ihiie V iaïui , dont la vie fut très-orageuse par suite de ses mauvaises mœurs, de ses vers licencieux et de son impiété. Condamné à être brûlé vif, il prit la fuite, et ne fut exécuté qu'en efligic. Son procès l'ut revu^ et îl en fut quitte pour le bannissement, qu'il sut sans doute esquiver » car il mourut en i6a6, à Paris , dans rhdteldaduc de Montmorency, qui lui avait donné un asile.

Le testament de feu Gaultier Garguillc , trouvé depuis sa mort , et ouvert le jour de la réception de son fils adoptif Cuillot Corgeu. Paris ^ i65/j,

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