EPITAPHES SINGULIERES
Les épitaphes doivent suivre les testamens. Ce
sont deux objets qui, dans le cours rapide des événemens çle çe bas-monde, cheminent ordiinairemeiit tout près de l'impitoyable inort; l'un la précède, l'autre la suit. C'e$t pourquoi voulant faire diversion à la monotonie de nos testamens, nous avons cru devoir y ajouter quelques épitaphes singulières , dont les uiies pourront amuser le lecteur, et d'autres peut-être Foccuper sérieusement , » ii veut s'opiniatrer à deviner les mots de certaines énigmes dont on. na pas craint.de charger quelques marbres tumulaires. Sk nous avons eu tort d'ajouter ce petit épisode â notre recueil, au moins ce tort n'indisposera pas longtemps le lecteur , car nos épitaphes son( m très-petit nombre*
£PITAPHE DE BOLOGNE.
( Vers la im du XVI.' siècle. )
Il existait |adis à Bologne iineépltapheénîgmatique qui» dans le teipps , a singulièrement exercé les beaux esprits,
et sans doute aussi les oisifs. On a même publié des
commciUaiifs assez nourris sur ce chef-d'œuvre d*obscurité ; et , comme on devait bien s'y attendre , le mot de l'énigme est encore à trouver.
Kous allons donner textuellement cette pièce, telle que
3l4 ÉPITAPHE8
nous la fournît Drexelius dans son pelit Mtermtoiis pro-'
droihus. Colon. Agrip., i63o, i/t-34*p. 235; et en français, Cologne, i65j, <>/-24, p. 247. Voici les propres Icrmes de celte épitapho :