ÉPITAPHE DE DEUX ÉPOUX
(Vers le XVI.* siècle),
Feiiees qtubus ana fuit mens semper, et una Quos tuiit hçra simul, quos lapis anus habet.
Cette épitaphe n'a certaiaemeiit pas été composée par un certain Jacques Lorens» qui a orné le tombeau de sa femme de répigramme suivante 9 9L connue et qui pknsait tant à Boileau :
G-^ît ma femme; ali! qu'elle est bien Pour son repos et pour le mien !
Ce J. Lorens était un magistrat qui a publié vîngt-six satires eu 1646; il est mort en 164^5 âgé de 75 ans.
Sa chère épouse n'aurait-elle pas un peu ressemblé à Al*** lienott ^ dont le mariElie Benoit, réfugié français » est mort en Hollande en 17^8* Voici le portrait que ce pauvre époux lait de sa tendre moitié, près de laqudle il paraît que Xantippe eût été un ange de douceur : t V xerem dussi vUiis cmnièus quœ conjugi paeem amani( gracia esse passant impHeitamf aioara^ procax, jar glosa, ineonsians et varia, indefessâ cmUradieendi libidine, p$r annos quaàra-' ginta septem nûserÊon conjugem omnibus diris a/fecit. t Mon profond respect pour Ita dauic^i m'empécUe de mettre ce
SlNGVtlÂltlS.
morceau en français gous leurs yeux ; je me conlénterai d*en donner une légère esquisse en note (i)^pepaiiTfe H. Benoît eût bien été dans le cas de faire graver sur le timibeau de sà femme répitapbe suivante 9 qùèChàipe»' lier a imilte de l'Anftlialo0te 2
Reçois de moi, chère moitié) Pour gage de mon tniitiéf Ce tombeau qu'aucun ne t'envie* Je deû blctt juBiement le rendre cei honnew t Car le dernier jour de ta vie Fut le preiftîer de mob bonbemr*
yina dabant vitmn, mortem mihi oins dedére,
SohrUa auroram cemere nwn potui; Ossû mtrtim iUUuU, vmo tansptrgê npuUhrimi
ràMm, roiidoiii.