DS 8* LOUI
saint viatique , étant à genoux au pied de son lit, il se fit éteadre sur la cendre » où, les bras croisés, les yeux fixés au ciel» il prononça distinctement ces belles parole» du psalmbte : Seigneur,fenirenU dans votre maUmi^Jê veut adcrerai dans voire êoint temple , et je glorifierai votre nom; puis aussitôt il expira» vers troib heures uprù» midi, le lundi 25 août 1270.
Ainsi mourut» daus la cinquante-sixième année de son âge, la quarante-quatrième de son règne» Louis IX» le meilleur des princes , celui dont on a dit avec justice» qu'il eut tout ^psemble les sentfannns d*mi yrai noble , la piété du pins humble des chrétiens » les qualités d*un grand roi, les veitus d'un graad ôaiat» et toutes les lumières d'un sage législateur. -
Noirs pourrions encore donner ici le testament d'Al* pbonse » comte de Poitiers, frère de saint Louis » et do
Jeanne de Toulouse sa femme, qui, l'un et l'aulre voulant suivre le roi dans sa dernière croisade , lui amenèrent une grande quantité de vaisseaux bien équipés» et firent . leur acte de dernière Tolonté; mais nous ne parlerons que substantiellement de cet acte.
Il commence» selon la coutume de ce temps-lh » par des legs pieux pour la plupart desmonastères de France* La princesse lègue tout le pays \enai8sin au roi de Sicile ( Charles l.**, dernier fîls de Louis VIII, frère de S. Louis ) » et aux enfans qu'il a de Béatrix de Provence ( sa première femme » morte en 1267]; donne tous ses bijoux à Philippe sa cousine, fille du ricomte de Lo-> magne et de Marie d*Anduse, alors comtesse de Périgord; la nomme héritière universelle de tous ses domaines situés en Agenoîs , en Quercî , en Albigeois , en Rouergue; et laisse au comte Alphonse» son mari» la jouissance de tous ses biens jusqu'à ce que la jeune Lomagne soit parvenue è Tige nubile. Quant audit prince Alphonse,
366 TESTAMEMI
il Institue ses héritiers ceux qui doivent Têtrc par droit et par coutume; ailiaiichil Umê ses serfget ]< urs eofan?;, <]uelque part qu'ils soient ; abandonne toutes len dimes qu'il tient en sa main en fareur de ceux h qui elles doireni appartenir; âccdrdede nouveaux priWlégQ##la YÎlle de Rîom, «^oblige de n*en rien tirer qtfé ^Ifmnnh uinil <U'» liaiiilans: enfin leur donne des lois que toute rAuvergine a longtemps suivies : c*est rr f|n'«iîi •appelle y yUphonsinc, ou coutumede KiMU , <y6tnlHxéeeQ trente-huit articles. Voilà tout ce que ne^» »îrtftn»iii^ •couYert sur les testamens du comte et dé la^ dHilme de Poîtfers. Ils ont peu surréfcirà Louis IX; Alphonse , né le 1 1 novembre 199.0 , est mort le vendredi 21 août , el Jeanne de Toulouse, le mardi suivant î>5 du. même mois; Tun et l'autre revenaient de la terre sainte; ils sont morts en route à Savone. Dom ^aisaetts dit : € Qu'Alphonse fut un priâce débonnaire, duaM^VfMiix»
> aumônier, juste et équitable* Il nemanqilMl^MBMM
> ni de valeur , ni <!<• li t lueté; il marcha sur les traces » dit roi son frère , dans la pratique des vrrfns chré-
> tiennes. ^ Il parait que bi comtesse «a itome était 'd*un caractère à peu près semblable* »*'>*;''w*'^
TESTAMENT DOLIVIER m CLiSSON.. A»'^
QvicoNQVX connaît l'histoire do célèbre Olivier de Clisson , Fun des plus intrépides guerriers de son siècle, mais aussi le plus implacable et le plus sanguinaire ,
ne verra pas son testament sans quelque intérêt. Disons en p( u (le mois que, né en i336, d'Olivier III , à qui Philippe de Valois fit trancher la tête ( en i54i ) > et appartenant à l'une des fiimilles de Bretagne les plus ^distinguées , Clisson fit ses premières armes sous Jeanne sa mère^ Téritable héroïne , qui , pour yenger
D'OLITIEft DB CLISSOnl 36?
la mort de son mari , se porta aux plus terriLIes excès. Cli&sou contribua par sa bravoure, le 29 septembre i364, au gain de la bataille d' Aurai (1), qui assura k Monfort la posMMion de la Bretagne ; il y perdît un œil. Peu aprè» il se brouSla avec le duc, et quoique élevé avec. les Anglais, il ne put vaincre une antipathie nationale assez ortliuaire aux Bretons. Monfort avant donné au fameux Jean Chandos » le château deGâvre: < Au diable, lui dit CIîssod» si jamais Anglais sdra mon voisin ; » et de suite .il va mettre le feu au château el n'y laisse pas pierre sur pierre. Passant au service de Charles Y , il s'unît à DuguescHn , l'honneur et la gloire des guerriers français, et partage les lauriers que ce grand capilaine cueillit contre Anglais. Maïs Clisson arrosa souvent les siens d'un sang vefsé arbitrairement
(t) Cette bstttlle eut lien entre Charles de Blois et Jeéii deMonfort , qui Pim el rantreprrftenduieiU i It potseictoB de Je Breugne. Chailee la livra malgré qa^Û ent vgDé le 19 jnfllefc prée^ent, un Uaitc qui devait termiuer ce diflerenl. Sa f^ibleiae pour femme qui n'avait
pas voulu ratifier ce traite lui coûta cher , car il perdit la vie dans cette hataille -, Bertrand Dugue^clin que le roi Charles V lui avait envoyé et qui nVtaitpas cravis <ie livrer bataille, y perdit h liberté, et Clisson un œil. Charles de Blois eiaitdVmc rare dévotion : le jour de la bataille il avait entendu trois messes , s\ Lait confessé et avait communie. On lui trouva une haire &ous ses armes avec une ceinture de cordes.
Ce fut çpiatorse ans anparavanti le samedi avant le dimanche Lœiare (96 mara) de Fai» i35o (finHaant à Pâques) que ae donna le &neiiz combat dca Trente entre le marëehal de Beanmanoîr alladid an parti de Charles de Blois et Richard Bend>rons;1k) capitaine anifbttdePIoer* mel) Sccompagnéa chacun de a^cbampionSf et où les An^^lais furent vaincus. Dans ce combat à outrance ^ il y eut plnsieurs chaires ; dans Tune d''ene5 Beaumanoir blessé etsneoombant à la soif ^ demande à boire ^ Geofîi oi du Bois un de ses compagnons lui cria : Beaumet» noir^ bois ton sang. C« mot est devenu le cri de cette ma!«;nn. * M. Crapelet a donne' une magnifique édition de I;i relation du COMBAT DES TR£HT£ , d^après un mauuscrit de la hiblioilièque du Roi. Paru y *82i7i > S'"' de viij — lia pag,^ pap, vèl. avec
fig, et fao-^iaùle^ Cest un monument typographique admirable , un vrai cbef-d*emvre de goût et un précieux morceau 4e Peut de la langue fran^ aiaeta XIV.* ftSele.
368 issxAjiEjvi .
et quelquefois contre la foi des traités. Après la mort de Duguesclin , Tépée du connétable lui fut olU i tc ; il l'accepta après quelque hésitation (en i5âo)» et se montra digne de la porter* Eu i5d3» U gagna la célèbre bataille de fiosebecq contre les Allemands» qui y perdirent aS^ooo hommes. Il eût détruit toilte l*itt^ iluence des Anglais en France , sous Charles VI , sans plusieurs trahisons , qui partaient uièihe de la cour, à.rinsu du roi. En 1592, il faillit périr à Paris, par nn assassinat dont se rendit coupable Pierre de CraoB i léigneur breton » à la téte de vingt scélérats* Gltssoa en fut quitte pour des blessures' très^raves* Enfin après plusieurs aventures, il fut, par suite de la démence du roi , disgracié , condamné à une amende de 100,000 marcs d'argent , et banni. Il se retira dans ses terre;? , où il guerroya encore quelque temps contre lQ;duc de Bretagne. £nfin il se réconcilia avec ce prince^ etmo|ir rut en 1407 dans son château de Josselin# attaqué fÊff le jeune duc qu'il venait de faire couronner* Cffirnson possédait presque tous les ialens militaires Duguesclin , mais il s'en fallait beaucoup qu'il eût ses vertus , son désintéressement, sa modestie, sa prudence et surtout mi humanité. Franc, loyal, mats fier, emporté» souven|Slel , il laissait voir jusque dans ses pbs grandes actioâ quelque chose de brutal , et même dé fiNrou^ che, qui en ternissait réclat- I n jour sa fille mariée au comte de Blois , hérilin des droits de la maison de Penthièvre, ©sa lui proposer de foire mourir les eaians du duc de Bretagne que celui- ci lui avait confiés .1 pour toute réponse, Clisson indigné, sabii umPlliA»-' barde, s^élance sur sa fille, et l*eût tuée, si efle ie^ lût sauvée ; ce qu'elle fît avec une telle préci^tation , qu'elle se cassa la jambe en fuyant.
Passons au testament de cet illustre capitaine; c'est » comme tous les actes du même genre &its alors, un tableau asseas curieux des mœucs du temps. .
d'olivier bb ctisftoN* 369
« En nom de la sAiNCTE Trinité, du Père, du Fils et du Saioct Ësperit. Ânieo. Sachent tous prèsens et ad?enir que je Olmer sire de CUccon et BeUenUe» consideFant la fragilité dé huniaiiie nature qui chascun jeur labdure en tirant homme et £&mme à sa fin » et qu'il n'est chose plus certaine que la mort , ne uioin* certaine que l*hore d'iceilc, et que toqtc humaine créature est si subgecte a la mort» que de nécessité luy •convient une fois luy paier son debvoîr dont le terme eât en la disposition de Dieu le tont puissant nostre * créateur; désirante la grâce d'ieelny pouruoîr au saint de mon ame , et ne décoder de ce siècle intestat , que Dieu ne veuille (1) ; pour ce est il que moi estant, la
(f) ft/mài Intestat ^Ujit Satrefois une Wriubla fépfrobation. Un mêfgù tré»-anciea «t qui a duré psliduit tout le moyen âge, ex^caitr que diacmif en mourant, laissAt quelque chose à Téglise. Aussi voyonsnous presque tous les leUamens remplis de legs pieux . CTpst certainement une chose ttès— louable , mais il ne feindrait pas (jup cria eût été forcé, et il paraît <|ue par la >uitc des temps , le cli rt^t^ a youlu que cet usage devint un droit de Téglise. Ducauge rapporte que roini^sioa de cette bonne œuvre décriant le mépris saint, quiconque y man^ qoait était ptivé àt Pabsolnflugi, ân viatique et dala lé^tare ^ 4t aoimnti pour éritar un paroi maDiaurtlashéritifCS dn d^mt a*«a»<piwiiliMt daftira ua testament en son nom; cette pièce posihume xamédiait à tout. La portaon de biens laissée à Téglisc devait être à peu présd^un dixième. Du temps de S. Louis, le clergé conn ai <;çnît de Fexecution des testaineos, apposait le scellé, faisait rinvcnLairc, «t e.\t^eait Taccomplissemi iit de la volonté des testateurs. On appelait déconfits ceux qui caouraicut sans avoir fait leur testament \ on ri^ardaii mcme La mort subite comme un châtiment de Dieu. Cétait «me nota d'mftnritf ^ une niifqn« de damnation ; da là les hauts j ust^ ders prirent oeeaiioa de a'appliqatr les bieaa de oaus qui ItimiaiiS nna & ai malfaenreofe; & Locà*^ pour remédier anit dâiordMa que ces abus produieirent, diatlo^ li^dhon^ en deux classes, caoK qni moaraiant aobitiancnt et ceux qui ayant été anlades pendant Iraic ' jours étaient morts sans Touloir participer àaz sacremens de relise. Dans le premier cas . la justice n^a rien à prendre 5ur le hien dn défunt; daas le second, tous les meuhhs <loivent être conilscpu s au profit du baron ^{\ y a un testameiu it sera exécuté , et les dcitcs Ju défunt payées. Dans le XJLY.' siècle, il eusuit en Breugne un droit
S^O fBSTAHBNT
mercy nostre Seigneur, en saine pensée, bon propos ^ my entendement , combien que je sois aucunement malade et enferme (infirme) de corps; fiiiz, eslabliz cl ordonne mon testament et ma derraine Tolenté des biens temporels qu'il a plen a Dieu me donner et administrer en ce siècle, eu la forme et manière qui
ensuivent* •
> Premièrement je recommande mon ame a Dieu nostre dîct père et créateur , a la benoiste et glorieuse Viei^ Marie, a monsieur St. Micliel et a toute la dévote conipaignie de Paradis, kpvez je reuil , commande et ordonne que mon corps, aprez mon decc« de ce siècle, soit baillé et livré a la sépulture de nostre mere saincle église ; laquelle sépulture je eslis en l'église de Nostre Dame de Jocelin, joignant de la sépulture de ma très chîere et très amée compaigne Marguerite de Boban que Dieu alwolle.
> Item s v^'uil et ordonne que une belle tombe et houeste soit faicle et mise sur les corps de ma dicte compaigne et moi, et dessus ycelle soit les ymages de nous deu^» a l'ordonnance de nos exécuteurs cy après nommes*
» Item, Teuil et ordonne que mon enterrement et obsèques soient faiz et célébrez o le moins de pompO que faire se pourra , honesteté gardée , et au plus de messes et de services que Ton pourra dire et célébrer.
dç ticrfa^e; le claigë, à b mortde toirtpàre de fimnaie^iirentît U tiers dameubles ^ il y ent dÎTenes récbnttioiis \ une décision diipape CUmait Vporttqn'epcée le àétès de chaque parobsien , le recteur «m cttf^ n'iurait que la neuvième partie det meubles , les dettes préakblement dédnites. Dans le diocèse d'Auxerre , le lit sur lequel on uomattf Appartenait à T^lise. La conduite de quelques ecclé&ia&liques qui refusaient la sépulture à ceux qui n'avaient pas £ait de legs à VégUse , occasionna des conlesutions dans lesquelles intervinrent les parlemens et 1 lutoriie royale. Voye» un aVrét du parlement de Pertt« du 9 mars 1 4 jy, uu iiuiie du 1 3 juin i55a , rordoonance du Louvret dans Lauiiccc , tonu II ^ p« 1171 et€* etc. etc»
d by GoOj
d'olivier de glisson. 071
> Item , je laisse et ordofine , pour fonder en la dicte église de Nostre Dame de Jocelin par mes execgteurs cy aprez nomme! , une ou deux chapelenies perpétuel*
, la soiaiiie de deux millr li ;:iics pdiir convorlir en reiUcs et revenus ptnu la tlolaliun d*ycrlles chapclenics, desquelles je retiens et reserve la preseatatiou o le droit de pàtronaige a moy » mes hoirs et successeurs seigoeurs de- GlicxoD.
Y Item , je veuil et ordomie que un collège de chanoines on ( hapt laiiis àcciiliers soit fondé en l*eglise de
D. de Ciàczon , ou il y ail deaii ■ dojcn ) , chnn<iiiir.> , ' chaptt&aiiis^ clers et serviteurs en tel liombre et qui aieut teUèswleDiiescommeles commissaires qu'il plaira a nos^ tre 8^ pape ordonner sur le fait d'jwUe fondation , TervoMN(ue les rentes» terres et reuenues que je ordonne po(ir celte cause pourront soustenir. Pour la fondation et dotation ducjuel colleg-e je dnimc et laisse , <|uitte et transporte dez le temps de présent a la dicte e^iise de N. B^.die ilhoion et aux dean, chanoines» chapelains» ckn èl sénateurs dessus dicta » toute ma terr^.et chas^ tettevâedaMontfiiucon que )*ai conquise et fiiict amortir
pour ceste cause. *•
lUm^ je laisse a la dicte église de ( liczon une ymage d'argent de Nostre Dame, dou poids de XX marcs-''
>fAmi^ |e laisse et donne a la ûibrique et œuvre de •1% dhSl6'Cflbe de Jocelin mille livres une fois paiées.
> Itm , je donne et laisse a yeeUe église VUI m^s
d'uj ^uur en faire deux beaux galices [de) et doàz (de) patènes a l'usage d'ycelle église.
» J^f^^ je laisse et donne a la dicte e.^lise de Jc^e ihméiÈBL mB» hreviurea, lesquels ^ent enchaisnez (1)
(t"*! T^rs ïivîr-t; ('tiiitnî encore fort rnres dn tLi^ij>s dm CUssoii. (.vnx ■ <i\'^lis.^ sm ifut! tcU f|uo les [i>^auiH'ii., K-s ;iiiii}t!ioni«*r«i, les gratiucU , les processwacU, les Uciiop^aires ou brcvi^r^r^ , çijinîut gai dus très-
TISTAHSITT
iur h tepaltiire de ma dicte compaigne et de moy^ pour Tuiage des chapehîns et clert qui y Tiendront dire leurs heures*
> Item , je donne et laisse a la dicte église N. D. de Jocelin la plus belle croix que j*aje» ensemble o les reliques qui sont dedans.
» Item, je donne et laisse a la fabrique de Teglise parochial (sk) de Blein L Ihr. pour faire une vitre de Faultre costé et semblable de ceUe que ma dicte derraîne eompaigne y a fiiict faire.
> Item, je veuil et ordonne que en chascune des églises qui ensuivent, c'est assavoir de Nantes, Rennes, Sw Malou» S. Brieuc et de Venues, soit fondé un anniversaire sekmnel a célébrer par chascun an par les chanoinee et gens d^ycelles églises a tel jour comme je decederay. Lequel anniTersaire soit de Tespres et vigiles a IX leçons et messe a noie ; pour la fuadatiou desquels anniversaires je donne cent cs( us.
» Item, je laisse a chascune église cathédrale » chasc«me abbaye» chascun prieuré conTontuel, con?ent des ordres mendians et autres de Bretaigne, pour chanter et célébrer un service solemnel pour Tame de moy après mon trespassement , XX liv. monnoye.
•» Item, je veuil et ordonne que le testament ou derraine volcnté de ma trez chiere et trez amée eompaigne et espouse BeatrÎK de Layal que Dieu absolle» aoit exe» cuté et aceompli par mes execnleurs ey «plei nommeg , de k ou il ne le seroit«
> Item, je veuil et ordonne que tous les biens quV
ioS^eusemeut dans les églises ; non-seulement on les fixait att piqMtre par une chaîne en fer , de crainte qa'on ae ki dérobât, mais il arr^aifc
soin-ent qu'on les enfermait dans une espèce de ca^e en fer à clair» Toie, df sorte que les chantres étaient obligés de passer le bras entre les baircaux. pour tourner le feuillet. Voy. sur la rareté et la valeur des lirres au mojea ige, nos CunosUcs bibliographi^^s^ pp. v— KV] | Mfa DMonnmrt de Bibliologie ^ etc. etc.
d'olivier de CLIS80N, 3^5
Toit donnés feu maîstre Jehan le roy pour fondation d'une chapelenîe, lesquels ont esté saisis par moy, soient entièrement délivrés et restitués a ycelle fondalion.
> limn, je donne et laisse a l'egUie S. Brieac pour k réparation d'yoelle G€G tir,
> lUm, a l'abbaye de S. Jehan Desprez au dessous
du chasteau de Joceiin CGC liv. pour prier poor Tame
de moy,
» Item, je donne » laisse et ordonne deux milles livres pour estre desparties et omosnées entre les pouyres gens des ehastellenies de Ghasteau Jocelin» de Bron» de Bkin et de Glicson» ainsi coaunç mes exécuteurs verront que sera a faire en recompensatién d'aucuaci) chargea <|u'ilâ ont soubtenucâ pour cauâe de moy.
» Item, je veuil et ordonne .que dez le temps présent par touz mes terres ne soient levés au temp» advenir aucuns guiez ( droit de guet } par deniers, et que ce qui en a esté fiiicl au temps passé ne piilsso porter aucun préjudice au temps advenir..
> Item, je veuille et ordonne que tous les heritaiges, hostels , moulins, terres, renies et reuenues que j'ay iaict prendre et mettre en ma main,, de quelques églises, personnes et gm que ce soit, ou il seroil trouvé par mes eiuscutjducs que je ne le pousse &ire do raison, leur soient rendus,, restituez et. délivrez, avec les levées du temps passé
» Itein, je veuil et ordonne que tous les hostels, maisons , édifices et herîtai<;es que J'ay faict abatre et empescher pour les fortiiications de mes chasteaux et villes enclore dedans jeeuU , soient rendus et en soient desdommagez eeulx a qui. ils doivent appartenir**..
» Item, je veuil et consens que Bertrand de Dinan filz du sire de Ghasteau Brient jouisse tout entièrement de toux lej^ Wii que ma dicte derraine compaigne son
ayeulle luy a faict et donné «elon la foonm dê son
testament.
> Item^ je donne et laisse a mes trez chiers et trcz ames cousins, parens, serviteurs et amys cy aprez nommes , les choses qui ensuivent. C'est assavoir
» A ma fille sœur aisnée du comte ^de PeattiiieTré IV. M. liv. ou cas que le mariage 8*aclM)irtplîï^*<d» monsieur Jehan de Rieux de Chasteauneuff et elle. '*
> liern^ a mon aultre lille sa sœur juvegneure (ya" nîar ) » II, M. liv.
» A mon cousin le sire de Rex et de Bi^ch^eirtv