‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 4)Chapitre 68 sur 91 · DE FERNAND CORTBZ. 5QI · texte numérisé non relu

DE FERNAND CORTBZ. 5QI

et c «ù leront enseignés la théologie et le-iiroîi-Cânon» » afin qu'il en sorte des gens instruits qui puissent dî-

:» riger nos églises de la Nouvelle-Espagne , instruire les » habitans , et leur apprendre tout ce qui concerne 7 notre sainte foi catholique. » Le testateur emploie ces sept articles^ ( i s-T-iâ) à désigner les terrains où se fe* rpnt . les constructions» à fixer les dotations, les re- Tenus ^ etc. etc. On Toit que sur /§om ducats que lut rapporte le loyer de ses lM)iitiques et maisons à Mexico ^ et qu'il consacre entièrement aux établissemens en question , il en assigne à perpétuité i ooo pour le monastère de religieuses, 2000 pour le coiicge et 1000 pour 1 .hôpital; et il espère que les loyers augmenteront.

XlXfc Dana-cet article où U est question des églises de la NouveUe-Espagae, des patronats q u * y exerce Cortex, € il recommande^ Don Martinson filsetà sessuecesséurs , 1 de n'accorder de bénéfices qu'h des sjens habiles, de

> mœurs irréprochables , qui s appliquent à iiaire con-

> naître aux babitans la doctrine chrétienne par de

> coiitfaiiiek exercices » qui visitent les paroissiens , et '> TeiUent li ce qu'on remplisse les obligiitions que lar

> religion nous impose

5 XX. J'ordonne que l'on rembourse la marquise 5 Dona Juana de Zuniga , ma il iiinie, de 10,000 ducats » qu'elle m'apporta en dot , les ayant reçus et dépensés;

> je l'eus qu'on les lui rende aans frais sur. le meilleur » et le pks clair de mon bien. » '

XXI. Cet article est relatif à une dot de loOtOéo ducats qu'il doiuie h sa fille Dona Maria Cortez , qu'il a eue de son n)ariap:e avec la marquise Dona Juaiia ih- Zuniga; laquelle doit épouser don Alvarez Perrez Osorio, fils de don Pédro Alvarez Osorio, marquis d'Astorga.

< XXIL Et comme je dois dotar Dona Catalina et

> Dona Juana mes filles légitimes» pour remplir cette » obligation de mon mieux et ainsi qu'il est juste que

> je le fasse , je leur donne à chacune 5o,ooo ducats.

5q2 testament

> dont je leur fais don irrévocable de leur TÎvant

* XXIII. J'ordonne à mou successeur tle |iaycr tous

» les ans, sur les revenus de mes possessions, à Don Mar-

> tÎD et à Don Louis Cortez, mes ûïs naturels, la somme » de looo ducats d'or, ou 37.5»ooo mapavédia (i) à » chacun , et cela pendant toute leur vie ou juscpi^à ce

> qu-'ils aient chacun plus de *5oo,ooo maravédif de

» rente Il enjoint à ces deux fils de respecter

son successeur, (jirils doivent considérer comme le chef et le premier de la famille. « Non-seulement , dit-il , je

> demande obéissance et respect , je veux encore que

> mes deux fils (naturels) prêtent à Don Martin ( fila

> légitime et héritier ) leur assistance en tout , excepté » contre Dieu , la mainte religion catholique et leur roi

:p lég;itimc »

XXIV. Cei article regarde lè cas où les deux filles du testateur Dona Catalina et Dona Juana viendraient h se marier ; Cortex prescrit à son successeiw le cas où U n'aura rien à donner pour la dot.

< XXY. On remboursera à Dona Catalina Pizarro ,

> que fai eue de Léonore Pizarro , femme de Juan de

> Salcedo , demeurant à Mexico , la valeur du revenu :s> produit par la multiplication des \ n( hos, des juniens

et des brebis que je lui avais abandonnées à mon ar*

> rivée en Espagne, £n outre on l^ii abandonnera les

> revenus entiers du village de Ghinantla p avec tout ce

> que je lui ayais donné en dot lors de son mariage ,

> toutes ces choses ayant été remises à Juan Salcedo,

> mari de ladite Léonore Pizarro »

Les articles XXVI , XXVII , XXVIII . XXIX , XXX,

(i) Le tnaravoUiâ est la plus petite motinaic effective tfEspagnc^ il équivaut à tout prés de 8 dixièmes de centinu;. Mais que valait-il du temps de l^oi iez , ainsi que le ducat? Le ducni u''est plus d'usage en Espagne , où Ton ne compte plus que par pistoie ou doublon , piastre, réal ou pUcolU ^ etc* etc.

DE F£RMAKD CORT22. 5qù

XXXI et XXXII» ont toujours rapport à ladite Catalint

Pizarro ; et dans le XXXIII.* il est dît : « J'ordonne

> que Dona Maria et Dona Léuiiore mes itiles naturelles,

> reçolvenl chacune pour dot , lors de leur mariage ,

> io»ooo ducals de mes biens , et je leur enjoins de se

> marier d'après les conseil» et avec le consentement

> de mon successeur » Et dans le cas où elles se

feraient religieuses ou prendraient un autre diat. Cortex fixe la pension dont elles jouiront. ■

Les articles XXXIV , XXXV et XXXVI sont d'un médiocre intérêt. Le XXXVIL* en. présente davantage.

« J'ar dépensé , dit Cortez , une partie considérable » des mmius de la Nouvelle*£spagne et des province»

> qui en dépendent, lorsque j'en fis la conquête, que

> j'y ramenai la paix et que je la réduisis à Tobéissanee ^ au jioui (lu roi tic Castille. Ces avances out été faites ^ tant pour la guerre dans la \ouvelle-Espagne , que » pour les eYpéditloQS extécieures ( par exemple , pour

> la formation du corps envoyé à Amaluco , et dont je y/eon^i le commandement au capitaine Alvaro de » Saavedva Geronimo Primo; pour ceux que je dirigeai

> sur Ibuera» , l'un sous les ordres du capitaine Pobla- » dores , l'aulre commandé par Francisco de Las>Casas. ^ Toutes ces troupes lurent envoyées par Tordre de j l'empereur notre maître, ainsi que le prouvent ses

> royales instructions. Comme Sa Majesté, pourFacqurt » de sa conscience, en qualité de prince très-chrétien,

> a décrété , par une ordonnance royale restée entre les

> mains du licencié Juan Altamirano , et même par une

> sentence de son conseil royal , que les dépenses £siitcs

> dans mes conquêtes pour lesdites expéditions , seraient 3r réglées avec moi, j'ordonne qu'on arrête tous fces

comptes , qu'on- en touche le montant ^ puisque Sa 9 Majesté a bien voulu en ordonner la restitution , et que 9 tout passe entre les mains de Don Martin mon héritier , ^ ^t de ses suçce^seurb.

» XXXYIII Quand je reçus en don la propriété

3> de la Nouvelle-Espagne , je fis tous mes efforts pour 7 savoir quels étaient les tributs , rentes , droits et con-

> tributions que les cheis ioidigènes avaient cfiutume de

> percevoir; j'ordonne que si je me suis trompé dans » l'évaluation » on restitue ce qui ne m'appartiendra pas. »

Un passa «^e de la première édition de T^ijai ^/iVî^tte de M. Alexandre de Humboldt, 181 1 , in-8.*, tom. II, p. 4*-^ f cet article et sur les XXXiX.*, XL.* et

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