DE LA I' E Y R O M E
> Je donne et lègue en oiilre à ladite communauté des maîtres en chirurgie de Paris, ma biLliothr({ue.... Plus 200 livres par an pour acquisition de nouveaux livres, et 5oo livres pour le bibliothécaire, qui sera toujours choisi parmi les académiciens
2> Je veux et ordonne que les d"ux maisons qui m'appartiennent dans la grand'rue de la ville de ^lontpellier soient détruites, et que sur leur terrain il soit construit un amphilhéùlre pour les démonstrations anatomiqucs et les logemens nécessaires pour les assemblées des maîtres en chirurgie de cette ville.
» Et pour la construction de cet amphithéâtre et de ses logemens , je donne et lègue à la communauté desdits maîtres en chirurgie de Montpellier , la somme de
cent mille livres une lois payées Si celte sonnne
ne suflisait pas , je charge ma légataire universelle d'y suppléer; et si au contraire elle était plus que suffisante, l'excédant sera employé en fonds sur la ville ou sur la province , et les revenus serviront au paiement des démonstrateurs et de leurs adjoints.
» Je donne et lègue à M.""* Issert , ma sœur , deux cents marcs de vaisselle d'argent, à choisir dans ma vaisselle, et je la prie de les transmettre après elle , à M."' Saulnier sa lille, si elle survit, à laquelle je les substitue en cas de besoin , pour en jouir par elles deux en usufruit seulement, et après leurs décès, être vendus, et le prix qui en proviendia employé en acquisition d'héritages ou rentes et appartenir à la communauté des maîtres en chirurgie de Paris et de Montpellier..,..
» Je nomme en outre M."^ Issert, ma sœur, ma légataire universelle , par usufruit seulement , des biens meubles et immeubles dont je n'ai point disposé par mon présent testament »
Le testateur termine cet article en disant qu'après le décès de M."* Issert et de M."^ Saulnler, il donne et lègue les deux tiers desdits fonds de biens à la commu-
nauté des maîtres en chirurgie de Paris , et l'aulre tiers à Cflle de Montpellier. Et il règle ainsi l'emploi du revenu de ces fonds : pour Paris, 5ooo livres par an au secrétaire de l'académie de chirurgie..., 2600 livres aux cinq adjoints des professeurs...., 5oo livres à l'adjoint du
démonstrateur des ftccouchemens , enfin dépenses
jugées nécessaires pour le progrès et avantage de la
chirurgie Quant à Montpellier , 4ooo livres chaque
année, aux quatre démonstrateurs en chirurgie et anatomie, et à leurs quatre adjoints..., 1000 livres, dont 5oo livres au démonstrateur des accouchcmens , et 000 liv. à son adjoint... , enfin dépenses jugées nécessaires... Il entend qu'aucun de ces paiemens ne soit effectué que sur des certificats de l'exactitude avec laquelle les cours auront é\é faits
Il nomme pour exécuteur testamentaire M. Nepven, trésorier général du sceau, et lui donne un diamant de 10,000 livres
« Ce fut ainsi fait , passé, dicté et nommé à nous dits notaires par ledit sier.r de la Peyronic, auquel l'un de nous en présence de l'autre , a fait lecture distinctement de son dit testament qu'il a dit avoir bien entendu , et y a persisté. Audit Versailles ^ ledit jour 18 avril 1747» et a signé avec nous. La minute dûment contrôlée et insinuée le 24 avril par le sieur Lienard, qui a reçu 1G76 liv. 8 s. Ladite minute demeurée audit maître Alain, notaire. Signé Raux Rauland et Alain, notaires, avec paraphe.
A la suite du testament est un codicille fait le 20 avril, par lequel M. de la Peyronie veut que le secrétaire de l'académie royale de chirurgie entre en jouissance des trois mille livres par an qu'il lui lègue, à dater du jour de sa mort, et non de celle de M."" Issert ou de M.""* Saulnicr, comme il était stipulé dans l'acte précédent.
Tel est le testament de M. de la Peyronie , qui est mort cinq jours après l'avoir terminé le 2 a avril ; on y voit