JIO RECUEILS ET OUVRAGES
traits, tantôt il les donne en enlier. Voici la liste de tous ceux qui sont mentionnés dans son ouvrage : Testamenta Favonii Jocundi. — Valer'ù. — Cœcilu.
— Cerraniœ. — Senipronii Tacidaiti. — Mrgonii. — Grunii Corocotlœ. — Jalii Cœsaris. — Augusti Cœsaris'
— Tiberii. — Fcrgilil. — Virginii Rufi. — Tlieodosu.
— Lacii Titii. — Gregorii Nacianzetii. — Platonis. — Aristotelis. — Tlieophrasti. — Epicuri. — Ljconis.
— B. Renngii. — Hadoindi. — Bcrtliicranni. — Dagobcrti, etc.
La plupart de ces testamens se trouvent dans notre recueil.
B. Brisson , homme d'une grande érudition , q péri d'une mort aflTrcuse pendant les troubles de la ligue ; on le pendit à une poutre de la chambre du conseil , le i5 novembre iSgi. Il demandait à ses bourreaux (la faction des seize) qu'on l'enfermât dans une prison pour lui permettre d'achever un ouvrage important, qui par sa mort deviendrait une perte pour l'état ; on lui refusa cette grâce (comme de nos iours à Lavoisier), et il fut à l'instant supplicié. On ignore de quel ouvrage il voulait parler : il en a laissé plusieurs, tous estimés. Sa veuve (Denise de Vigny) est morte le 5 juin 16 1 5.
Dans l'ouvrage intitulé la République des Jurisconsultes, par Gennaro (ou plutôt Januario ) , trad. de l'italien par l' abbé Dinouart , Paris , 1 768 , t/t-12, il est question, p. 27 et suiv. , du testament d'Asinius, de Postuniius , etc. On y parle aussi de celui de Théodore.
Le recueil des Mémoires de lacadémie des inscriptions et belles-lettres , oflre un ouvrage trèsprofond de M. Boucliaud, sur les différentes sortes de testamens e/ui avaient cessé d'être en usage à Rome longtemps avant Justinien. Ces testamens
RENFERMANT DES TESTÂMENS. 011
sont (le trois espèces, «avoir : le testament ca/fl/«s comitiisj le testament in procinctu , auxquels dans la suite succéda le testament per œs et libram. Justinien n'en a parlé qued'une nianièretrès-vague au paragraphe premier du titre de iestamenlis ordinandis. M. Bouchaud a suppléé au silence ou plutôt au vague de Justinien , en recherchant et discutant avec beaucoup de sagacité tout ce que les auteurs de l'antiquité nous ont transmis sur ces sortes de testamens. Y. les Mémoires de l'académie des inscriptions, tome XXXYll, m-4.'', p. 262, mém. — Et t. LXYIll in-12, pp. 4i — 100.
Puisqu'il est ici question de testamens chez les Romains, nous dirons qu'ils ont aussi connu les testamens supposés. Yalère Maxime , livre IX, chap. 4 5 en cite un qui mérite de trouver jilace dans notre recueil, d'autant plus que les réflexions de l'auteur sont très-morales.
« L. Minucius Basilus, homme fort riche, ditil, étant mort en Grèce, des fripons lui supposèrent un testament qu'ils fabriquèrent euxmêmes; et pour le faire valoir, ils mirent au nombre de ses héritiers Crassus et Hortensius, deux des plus puissans personnages de la république ( l'un bien connu par son avarice , et l'autre par son éloquence); et notez qu'ils n'avaient jamais connu Minucius. Cependant l'amour de l'argent fit que ni l'un ni l'autre ne refusa de profiter du crime d 'autrui; et sans doute ils furent cause que le testament fut déclaré valable. Quelle honte! des hommes regardés comme les oracles du sénat et les ornemens du barreau , couvrir de