‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ouChapitre 81 sur 96 · TESTAMENT DE JEAN DESLYONS · texte numérisé non relu

TESTAMENT DE JEAN DESLYONS

On prétend que Deslyons , né à Pontoise en 161 5, docteur en Sorbonne, homme estimable, soit par sa conduite , soit par ses écrits , mais un peu original , a laissé à la bibliothèque du prieuré de Saint-Maurice, à Senlis, dix volumes manuscrits , parmi lesquels sans doute se trouve son testament , pièce assez considérable et qui n'a jamais été imprimée. Il est présumable que ce testament a disparu au commencement de la révolution, lors de la dispersion de toutes les bibliothèques. Cependant on en a conservé une clause : c'est celle par laquelle le testateur ordonne que son corps soit mis dans un cercueil de plomb ; non par orgueil , dit-il , mais pour combattre l'abus presque universel d'entasser les morts les uns sur les autres , soit dans les églises , soit dans les cimetières; ce qui est contraire au XV.* canon d'Auxerre , qui porte : Non licet mortuum super mortuum mitti (1), Le même Deslyons a publié

(1) Dans le sixième siècle, on enterrait les morts les uns sur les autres, au lieu de les mettre côte à côte. Un homme craignant que , s'il se trouvait recouvert dans sa fosse par d'autres morts , il n'eût pas toute la facrlité de ressusciter aussi promptement qu'il le voudrait, exigea qu'on l'enterrât seul; et il fit graver sur sa tombe l'épiiaphe suivante, rapportée par Gruter :

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