‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ouChapitre 92 sur 96 · TESTAMENT D'ANTOINE LANCELOT · texte numérisé non relu

TESTAMENT D'ANTOINE LANCELOT

Lancelot est né le i4 octobre 1675 , d'un fabricant de chandelles, à Paris, rue Mazarine, paroisse Saint-Sulpice. Il ne sut prononcer et lire qu'à l'âge de six à sept ans. Ce retard ne nuisit point à son ardeur innée pour l'étude, car étant âgé de douze ans et demi, il prononça un discours en grec dans l'église des Cordeliers ; cette pièce curieuse a été traduite en français et imprimée. Le goût de Lancelot le porta vers la diplomatique; ses progrès dans cette science lui attirèrent la confiance du gouvernement, et lui valurent l'estime des savans. Après avoir voyagé en France, en Italie, etc., de 1702 à 1710, il fut nommé

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secrétaire des ducs et pairs en 1712; censeur royal en 1718; conseiller-secrétaire du roi, en 1719; membre de Tacadémie des inscriptions et belles-lettres (i), dans la même année 1719; inspecteur du collège de France, en novembre 1732; chargé de la rédaction et de Finventaire du trésor des chartes de la couronne, en i733; enfin envoyé en Lorraine, en mai 1737, pour Texamen des chartes et archives de cette province. Peu de temps après son retour à Paris , il y mourut le 8 novembre 1740, et fut inhumé , dans Téglise de Saint-Etienne-du-Mont.

Lancelot aimait les lettres et les cultivait au milieu des épines de la diplomatique. Il a laissé une bibliothèque nombreuse, bien choisie, et remarquable surtout en ouvrages précieux concernant rhistoire de France. On a imprimé le catalogue de cette bibliothèque, qui renfermait 6o4i articles, et dont la vente a commencé au collège de France le lundi 29 mai et a fini le samedi 23 juillet 1 74 1 ; elle a produit environ 2 1 ,000 liv. , et en avait coûté près de 70,000; il est vrai que grand nombre de manuscrits et de portefeuilles ont été légués par le propriétaire à la bibliothèque du roi.

(1) Vingt-cinq mémoires consignés dans le recueil précieux de cette académie , attestent la profonde érudition de Lancelot, et ses vastes connaissances surtout dans l'histoire et dans les antiquités de la France. Nous regrettons de ne pouvoir donner ici les titres et l'analyse de ces mémoires curieux; mais cela nous entraînerait trop loin.

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Nous possédons un exemplaire précieux de ce catalogue, rédigé par G. Martin. Paris ^ 1741» fort in-8. ° Cet exemplaire a appartenu à M. Jamet le cadet, qui, inscrivant son nom sur le frontispice, y a ajouté : « Paris , i3 mai 1741 , wi'a été » donné par mademoiselle Lancelot sa sœur; » et à côté : « Y joint manuscrit le catologue des 240 vol. manuscrits et des 528 portefeuilles d'analectes qu'il a légués à la bibliothèque du roi. »> Cette addition manuscrite jointe à mon exemplaire et reliée avec le volume, ne renferme pas seulement le catalogue des manuscrits légués au roi par Lancelot ; mais il contient encore plusieurs pièces littéraires et biographiques sur ce savant, entre autres son testament. Comme toutes ces pièces nous ont paru inédites, nous ne faisons point difiiculléd Vnrichirnotre arlicle de celles qui nous paraissent dignes d'être mises sous les yeux des lecteurs. Passons au testament: il a été rédigé le 10 mai 1737, avant le départ de Lancelot pour la Lorraine.

« Au NOif DU Père , du Fils et du Saint-Esprit. ^men.

» Ceci est mon testament et disposition de dernière volonté, que je souhaite être exécuté en tous ses points.

» Je recommande mon ame à Dieu ; et lorsqu'il lui aura plu de disposer de moi, je demande d'être enterré le plus simplement qu'il se pourra.

» Je laisse aux pauvres la somme de 200 liv., que mon exécuteur testamentaire distribuera selon qu'il le jugera à propos.

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» Je donne à mon cousin André Fret , la somme de 200 lîv. 5 une fois payée.

. » Je donne au sieur de Doit , fils de ma cousine Geneviève Lancelot , la somme de 200 liv.

» Je donne au sieur Pavy , demeurant actuellement à Toulouse, la somme de 200 liv.

» Je donne à Antoine-Henri Potet , mon filleul, la somme de 200 liv.

» Je donne à Henri Prestet, mon filleul, la mémo somme de 200 liv.

» Je donne au sieur Solter dit Soleure, la somme de 3oo liv. , et les deux tiers de mes habits.

» Je donne à Pierre Guyot, la somme de 3oo liv. 5 et Tautre tiers de mes habits.

» Je voudrais être en état de donner des marques de mon amitié à mes véritables amis Messieurs Gaudron, Hubert, labbé Sallier, Sorbier, etc.; mais l'état de mes affaires ne le comportant pas, je les prie d'accepter ce faible témoignage de ma bonne volonté.

» Je souhaite que l'on remette les paquets ou livres dont je pourrais être dépositaire, à qui il appartiendra.

» Madame Guerin, ci-devant veuve Coustellier, m'a confié quelques ouvrages et recueils commencés par feu son mari , sur nos anciens poètes français, etc. (i) : il faudra les lui restituer. On en trouvera l'état dans un petit registre enfermé dans un des tiroirs de mon bureau.

(1) « Entre autres, dit en note M. Jamet , un manuscrit très-curieux intitulé : Dictionnaire de la langue romance, Mss. en 3 voL in- fol, »

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» Je donne à la bibliothèque du roi les portefeuilles qui se trouveront après ma mort et qui ne se trouveraient pas insérés dans le cataloguç de mes livres (i).

» M. Desplaces, notaire et secrétaire du roi, m'a donné en dépôt un gros recueil d'édits, arrêts et autres pièces: il faudra les lui rendre. Ils sont tous ensemble dans une chambre, à côté de mon grand appartement.

» Je nomme et constitue mes légataires universels dans tous les biens que je laisserai au jour de mon décès, pour le fonds et propriété, les en fans nés et à naître en légitime mariage , d u sieur Potet le jeune, marchand bonnetier à Paris, et d'Anne Boyer sa femme (2).

» L'usufruit de .ous lesquels biens je donne et lègue à demoiselle Louise-Françoise Lancelot, ma sœur, pour eu jouir pendant sa vie. Et à compter du jour de son décès, ledit usufruit appartiendra auxdits Potet et sa femme, et au survivant d'eux, auxquels j'en fais aussi don et legs après ma sœur; lequel usufruit ne pourra être saisi, nî arrêté par aucun des créanciers desdils Potet et sa femme, voulant qu'il leur soit payé comme

(i) « Il avait donné ses manuscrits à la bibliothèque du roi, avant de faire ce testament. » (Note de M . Jamet.)

(2) « Cette Anne Boyer était ci-devant domestique ou gouvernante (sic) de M. Lancelot, âgée d'environ 3o ans, fort jolie (sic); elle demeurait encore chez lui lors de sa mort. Elle est parente du P. Boyer, théatin, ancien évoque de Mirepoix, précepteur de M. le Dauphiu. » (Note (te M. Jamet).

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pension alimentaire. Et en cas qu'il y eût quelque difficulté de la part de leurs dits créanciers , je veux que dès cet instant ledit usufruit soit réuni au fonds et propriété desdits biens et appartienne a leurs dits enfans.

» Voulant qu a cet effet le prix qui proviendra de la vente de mes livres et de mes meubles et de tout autre mobilier, soit remis entre les mains de mon exécuteur testamentaire ci-après nommé , pour en être fait emploi sous les charges et conditions ci-dessus. Et en cas de remboursement, les deniers en seront employés sous les mêmes conditions, de Tavis dudit sieur exécuteur testamentaire, jusqu'à la majorité d'un desdits enfans desdits Potet et sa femme.

» Je prie M. Desplaces, notaire et secrétaire du roi , de vouloir bien se charger de l'exécution du présent testament. Je me flatte qu'il ne me refusera pas ce service, et qu'il voudra bien accepter mon écritoire garnie d'argent, avec les estampes de Louis XIV et de Louis XV , montées dans leurs cadres dorés ; car telle est ma volonté et dernière disposition.

^ » Fait à Paris, ce lo mai 1737. »

Signé Lancelot.

Plus bas est écrit :

t En ajoutant à ce qui est ci-dessus , je donne et lègue au fils du sieur Solter, la somme de aoo livres.

» Item^ je donne et lègue à Anne Boyer , femme du susdit Potet , la somme de 5oo livres.

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» Plus , je donne et lègue à ma sœur la somme de 3oo livres.

» Fait le même jour et an que dessus. »

Signé Lancelot.

9 Est l'original du présent testament déposé pour minute à M/ Sauvaige, Fun dés notaires à Paris, soussigné, de Tordre de M. le lieutenant civil au Châtelet; porté au procès-verbal d ouverture d'icelui, de cejourd'hui 9 novembre 1 740. Copie sur r original, » (Note de M. Jamet. )

A la suite du testament se trouve la pièce suivante :

€ Ordre du roi pour les papiers de Lorraine.

» De par le roi.

» Sa Ma jèsté étant informée qu il se trouve sous les scellés mis sur les effets du sieur Lancelot , ci-devant employé pour son service en Lorraine, et décédé au collège royal de Paris, plusieurs papiers concernant le service de S. M. ; son intention est que le sieur Le Dran , premier commis du dépôt des affaires étrangères, se transporte audit collège royal, pour être présent à la levée desdits scellés des effets dudit sieur Lancelot, et en retirer tous les papiers qu'il a apportés de Lorraine, pour Icsdits effets être remis au dépôt des affaires étrangères au Louvre; S. M. autorisant à cet effet ledit sieur Le, Dran, afin qu'au moyen de sa reconnaissance d'avoir retiré lesdits papiers de la part de S. M. pour le dépôt des affaires étrangères, mise au bas de la copie du présent ordre, les exécuteurs testamentaires dudit sieur Lancelot, en soient valablement déchargés. Fait à Fontainebleau, le 1 7 novembre 1 740. Signé Lotis; plus bas, AmeIot. »

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M. Jaiïiet fait suivre cet ordre du roi , de la note suivHute :

« Nota. 11 y eut de ma connaissance 121 portefeuilles ou cartons d'enlevés pour le roi. Ils appartenaient tous en propre à M. Laneelot, et quelques-uns lui avaient conté très-cher. Pendant le temps que je suis resté en Lorraine, je lui procurai ou donnai en livres , en mémoires rares, manuscrits et imprimés, en estampes (des premières épreuves de Callot), en pièces fugitives , historiques sur la Lorraine et le Barrois, de quoi en former plus de vingt (portefeuilles) des plus curieux. Ces 121 portefeuilles sont indépendans d'une autre collection qu'il avait faite en Lorraine, consistant en 6 ou 700 portefeuilles, de titres , mémoires et autres enseignemens triés dans les archives de Nancy et apportés par ordre du cardinal Fleuri à la bibliothèque du roi, avec le Nouvel inventaire du trésor des chartes de Lorraine s fait par M. Laneelot (i). Pour quelquesuns de bons, il y a bien du fatras. Cette collection occupe deux chambres à la bibliothèque du roi. M. Le Dran me rendit, lors de la levée du scellé,

(1) « Cet inventaire fonne 5 à 6 volumes in- fol. L'ancien inventaire est intitulée Inventaire des titres et papiers, actes et enseignemens des duchés de Lorraine et de Bar, com^ mencé en février 1697 et fini en décembre 1698 , par Honoré Caille Dufourny, commissaire du roi, auditeur en la chambre des comptes de Paris ( rédigé à Metz , où les archives de Lorraine avaient été transférées) ; 12 tomes, rel. en %vol. in- fol,, marqués n.'gSgj bibliothecieregiaf. » ( I*)oTE de M. Jamet. )

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le manuscrit du Polium (i) rapporté ci-devant (dans le catalogue manuscrit). » Nous devons ajouter à cet article que mademoiselle Lancelot a été dédommagée de Tenlèvement des portefeuilles dont nous venons de parler, par une somme de 6000 livres comptant et une rente viagère de 3oo livres que le roi lui a accordées. La mort de Lancelot a excité beaucoup de regrets parmi ses amis et parmi les savans; plusieurs lettres copiées à la suite des pièces ci-dessus lattestent. iNous n'en citerons que deux adressées à M. Jamet : la première est de M. Gallois, conseiller d'état de Lorraine , etc.

t Nancy, le i4 novembre 1740.

» J*aî été, Monsieur, aussi affligé que surpris de la triste nouvelle dont vous m avez fait part, et on ne peut ressentir plus vivement la perte de notre ami commun qui mérite bien nos regrets. Je pense comme vous , que le mouvement du voyage et le chagrin de ne pas obtenir du cardinal la gratification ( 18,000 liv. ) qu'il méritait, n'aura pas peu contribué à avancer sa carrière.

( I ) Voici le titre de cet ouvrage : « Le PoUum , ou table alphabétique de tous les noms de lieux des duchés de Lorraiue et de Bar, fait en 1703, par ordre du duc de Lorraine , par le sieur Bugnon , géographe de ce prince ; avec des remarques, variantes et additions de M. J.... ( Jamet ) le cadet , et de moi , que nous y avons faites en 1739, prises du dénombrement générai de la Lorraine et du Barrois, rédigé en 1739, par mondit sieur J. le C, in- fol. Mss. de a5a pag, » (Cette note est de Lancelot. )

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» Vous m'avez mandé précédemment que M.

Bonami , de l'académie des inscriptions , lui avait remis pour me l'adresser le grand plan de Paris, relié en livre, dont M. Turgot, prévôt des marchands, m'a fait présent. Je compte que la réclamation que je suis en droit d'en faire, n'éprouvera pas de difficulté , et je vous serai bien obligé de m'indiquer la façon dont je dois m'y prendre* Je compte que vous voudrez bien vous charger de le retirer et 4e me le faire tenir ici. Il est relié aux armes de la ville de Paris , etc. etc. »

La seconde lettre est de l'abbé Terrasson, de l'académie française, qui alors était âgé de 74 ans, et qui est mort à 84 ans, le i5 septembre 1760. Quoiqu'écrite avec une certaine négligence, elle est plus intéressante que la précédente.

c Ce 14 novembre i74o< » La triste nouvelle de la mort de notre cher ami Lancelot m'a frappé, mon cher ami , comme un coup de foi^^dre , et je n'en puis revenir. Quelle perte pour ses amis ! Quelle perte pour la littérature ! Quelle perte pour tout le monde ! Car c'était l'homme à tous ses amis , et le père des affligés et des pauvres. Je suis persuadé que le coup qui l'a altéré n'a point été une apoplexie, et que ce n'a été qu'une suite d'une longue indigestion journalière, malheur que je lui ai prédit, et qu'il ne pouvait se résoudre d'écouter sérieusement , se reposant trop sur les exactes et vigoureuses fonctions de son estomac, dont il abusait presque journellement, comme vous savez. que j'en suis affligé! Je sais qu'il avait acquis tous les cœurs à

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Nancy, et il le méritait. Enfin il faut finir; mais il a manqué trop tôt , et 65 ans ne devaient pas être le terme de jours aussi précieux à ses amis et à la république des lettres. On voit des faquins pousser l'âge au dernier période, et un Lancelot et tant d'autres de sa trempe sont. . . Mais, comme dit notre docteur Rabelais^ ne critiquons pas le ciel, etc. Je partage vivement la douleur que voUs en ressentez , et Je sais combien il vous était attaché. Nos regrets sont justes, ils seront durables. Je voudrais bien savoir les articles de son testament, et je suis bien jaloux de la succession de ses livres, cartes géographiques (collection unique ) et estampes , qu'il laisse au gouffre ( la bibliothèque du roi). Cela aurait été bien mieux partagé entre ses amis curieux , et je suis bien trompé s'il ne vous y aura pas intéressé pour quelque curiosité littéraire, s'il a eu le temps seulement de retoucher son testament. J'en doute, et voua connaissiez comme moi sa manie pour donner à la bibliothèque du roi, qu'il regardait comme l'unique dépôt où toute curiosité devait se gîter. C'était sa marote, et il aurait volé ses amis pour se satisfaire là dessus. Adieu, Monsieur, aimez-moi toujours, etc. Mille tendres complimens pour moi à M. votre frère ( i ). Que le pauvre

(i) Ce frère est Pierre- Charles Jamet l'aîné; il est Tauteur des Essais métaphysiques ^ qui ont été publiés en 1 732 , iw-i 2. Il a encore publié plusieurs autres ouvrages. Le frère cadet, à qui les lettres que nous rapportons sont adressées, était François-Louis Jamct; il est mort en 1778.

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mylord se délectait dans ses Essais métaphysiques! Qu'en deviendra la copie si proprement écrite qu'il en avait fait faire sur la vôtre? La mienne n'est pas complète, dont bien me fâche, mais j'ai l'essentiel. »

A la suite de la lettre de M. Terrasson, se trouvent plusieurs lettres de M."* Lancelot à M. Masson , premier commis de M. le contrôleur général, par lesquelles elle réclame le prix de ce qui avait été enlevé de la bibliothèque de son frère. Elle se plaint beaucoup dudit frère, qui n'a pas refondu son testament, qui avait fait tant de folies pour sa bibliothèque , et qui en assure le produit à son ancien domestique qui avait tout crédit sur son esprit ^ et qui en use on ne peut pas plus mal avec elle, etc.

On trouve après ces lettres un extrait du Mer-cure d'avril 174* 9 P« 77 1 9 portant : « Le mardi Il avril, l'académie royale des inscriptions tint son assemblée publique d'après Pâques. M. le comte de Maurepas, ministre et secrétaire d'état, y présida. M. de Boze , secrétaire perpétuel , ouvrit la séance par l'éloge de feu M. Lancelot, académicien et inspecteur du trésor royal , lequel fut extrêmement goûté. » .

L'abbé Lebœuf a remplacé Lancelot à cette académie.

Enfin , toutes ces pièces manuscrites sont terminées par le trait suivant : « Une anecdote peu connue , c'est que M. Lancelot est éditeur et presque auteur des Mémoires pour servir à l'histoire du Dauphiné s publiés à Paris en 1711, sous le nom de J. Pierre Moret du Bourgcheuu , marquis

de Yalbonnais; réimprimés à Genève (Paris), 1722, 2 vol. in^foL »

Nous avons déjà cité le catalogue de M, Lancelot , dans nos Recherches sur les Danses des Morts, Paris et Dijon, 1826, i vol. m-8.*, p. 262, à l'occasion du roman du Renard, par Jacquemars Gielée , dont deux manuscrits existaient dans la bibliothèque de M. Lâncelot.

TESTAMENT DE PINEDO,

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