PATATE
| a X ; LOTUS te - D il : j - AN i d \ 3 é à D } g
La rétractilité utérine € est défavorablement influencée. Au cours 7 de la césarienne, lhémorragie est abondante et nécessite une théra- d utique hypophysaire pour la calmer. Le chloroforme demeure toujours dangereux. Pendant l’anesthésie, on peut avoir des accidents : RUN. syncopes, asphyxies — syncope blanche, presque toujours mortelle, mu: d'autant plus redoutable qu elle est imprévisible — syncope adréna- Jino- chloroformique du début ou de la fin de l’anesthésie, SL aupa-
ravant, il a été fait usage d’ une thérapeutique adrénalinée. S'ilest parfois bien toléré par la mère et l’enfant, le chloroforme g n’en reste pas moins souvent toxique. Il s’élimine lentement. Le foie
parenchyme hépatique, d'autre part créer des signes de décompensation cardiaque aiguë avec chute de la TA. par action directe sur | les centres a ?
I en résulte parfois de grosses répercussions sur le fœtus dont
les organes, surtout la cllule hépatique, peuvent être lésés comme
ceux de la mère. L'enfant naît endormi, ou légèrement eyanosé, quelquefois même en état dé mort apparente. La réanimation est difficile. Les manœuvres plus ou moins longues qu’on utilise portent souvent préjudice à sa croissance.
Fe Depuis quelques temps déjà, les pronostics fœtal et matériel sont améliorés par l’oxygénation rationnelle de la mère. Dès l’incision de l’utérus, on enlève en effet le masque à anesthésie ou, dans le cas présent, la compresse imbibée de chloroforme. Jusqu’à la section du cordon, on fait inhaler de l’oxygène à la mère. Les résultats obtenus sont excellents. L'aspect de lenfant à la naissance est nettement changé, montrant une bonne oxygénation du sang, la réanimation est plus facile, les suites immédiates sont moins inquiétantes.
Ether. — Mélange de Schleich. — Quel que soit l’anesthésique utilisé, le mode d’emploi est le même et la physiologie presque pareille. Pour donner une anesthésie à l’éther ou au mélange de Schleich, on se sert du masque d’Ombredanne.
Au cours d’une césarienne, l’anesthésie n’est pas de tout repos. La période d’induction est très longue. Souvent, la malade s’agite et « pousse ». Le silence abdominal est loin d’être parfait et gêne la protection du champ opératoire. La rétractilité utérine est mal influencée. L’utérus reste mou et atone. L’hémorragie est abondante au cours de l’intervention et nécessite une thérapeutique hypophysaire.
On reconnaît à l’éther une action cardiotonique. Son emploi est
préconisé ‘bhez les cardiaques qui ne présentent pas de complications. pulmonaires, chez les femmes saignées, avec tension artérielle effondrée, pour placenta præviàa et hémorragies répétées. ae ie
L’anesthésie à l’éther favorise les complications pulmonaires î post- opératoires, mais elle offre une grosse marge de sécurité au cours même de l'intervention. Il existe, en effet, une telle distance entre l’arrêt respiratoire et l’arrêt du cœur qu’il est rarement question de danger de mort.
La toxicité de Panesthésique est nulle pour la mère, un peu moins insignifiante pour le fœtus. Aucun organe ne peut être lésé comme par le chloroforme. Souvent, l'enfant naît endormi, cyanosé, avec résolution musculaire relative. Parfois, il est en état de mort apparente. Sa réanimation peut être longue et difficile et exige des manœuvres qui peuvent avoir de D conséquences pour son état général à venir. RARE
Comme pour l’anesthésie au chloroforme, il y a intérêt à pratiquer, même par des moyens de fortune, l’oxygénation de la mère depuis l’ouverture de l’utérus jusqu’à la section du cordon ombilical. À la naissance, l’enfant ne présente pas de cyanose, sa coloration est légèrement rosée, ce qui montre une bonne oxygénation du sang. La réanimation est plus aisée, le pronostic fœtal et maternel meilleur.
En résumé, si l’anesthésie est bonne, les conditions opératoires sont favorables : relâchement musculaire, silence abdominal. Les contractions utérines augmentent d’abord de force, mais ne tardent pas à diminuer de fréquence et d'énergie, jusqu’à devenir inexistantes.
La rétractilité utérine est mal influencée; l’utérus reste mou et atone.
L’hémorragie est importante et Din devenir parfois une véritable complication opératoire. Elle nécessite une thérapeutique hypophysaire pour l’arrêter et assurer une bonne rétraction utérine.
Des accidents immédiais peuvent toujours survenir : syncopes au cours de l’anesthésie à l’éther ou au chloroforme, asphyxie. Le shock, les suites opératoires ne sont pas à négliger. Les complications pulmonaires et intestinales sont fréquentes.
La toxicité de l’anesthésique pour la mère et le fœtus est variable suivant le produit employé. Souvent, l'enfant naît endormi, parfois en état de mort apparente. La respiration et les battements cardiaques sont affaiblis. La coloration des téguments et des muqueuses est légèrement cyanotique. L'enfant est en état de résolution musculaire relative. Il faut le ranimer. |
Dans tous les cas, l’'oxygénation de la mère pratiquée dès l’ouverture de lPutérus, jusqu’à la section du cordon ombilical, donne de
ion + voies D ebiraioies . On. se ot à Paspira- | teur de Ribe ont, où on nettoie ue avec l'index entouré Ai une compresse. | k On peut aussi évacuer Le ne par le nez en soufflant de F. tement dans la bouche à travers une compresse. La main maintient | cs 2 thorax pour éviter le reflux dans la trachée. Ces procédés sont insuffisants: : il faudrait pouvoir aller Fe qu’ aux bronches et une sonde en gomme serait peut-être plus utile. 2 Ils sont dangereux, car une erreur de technique peut survenir. On peut léser les parois rhino-pharyngées. L’infection est toujours à craindre, car il est bien difficile de faire une asepsie complète au cours des manœuvres répétées qu’il faut pratiquer pour désobstruer l’enfant. Ce dernier peut enfin avoir froid. De là peuvent venir des otites, des broncho- -pneumonies, Hop. souvent mortelles. ps
Respiration artificielle. — Il faut proscrire la méthode de Schultze. Trop brutale, elle peut faire éclater le foie. ; Eee . On pratique surtout l’insufflation au bouche à bouche, ou à lin- __ sufflateur, la méhode de Sylvester, qui ne diffère pas de celle em- ployée pour l’adulte.
On y associe l’oxygénothérapie.
| Ces procédés sont trop connus pour qu’il soit nécessaire d'y insister. Ils ont aussi leurs inconvénients, car il est difficile de modérer la force de l’opérateur sur la cage thoracique fœtale. On a vu des fractures de côtes, des éclatements mortels de la rate et du foie. Comme précédemment, l’enfant est soumis au froid et aux maladies
Lo qui en découlent.
Sollicitation du réflexe respiratoire. — Pour essayer de déclencher la première inspiration, on chatouille les narines du nouveau-né avec un brin de coton (excitation du trijumeau).
YE4aL
On répand aussi sur le corps un peu d’alcool ou d’éther. En s’éva- ‘ porant, ils créent un froid qui stimule le centre respiratoire. La flagellation est trop brutale pour être a On. utilise les bains chauds et froids. On.y trempe alternativement le nouveau-né. La différence de température sollicite le système respiratoire. Là aussi, l’enfant est soumis au froid et à ses suites, à l'infection, car il avale toujours un peu de liquide plus ou moins stérile.
L’acide a et le carbogène sont surtout utilisés en maternité, en raison de l’appareillage qu’ils exigent. Le chlorhydrate de lobéline en injection S.-C. à la dose 4 trois milligrammes, a une action. élective sur le centre respiratoire.
Stimulation du cœur. — Elle est parfois nécessaire. On utilise les tonicardiaques en injection sous-cutanée : huile camphrée, 0,10; : caféine, 0,10; éther, 1 c.c. Si la fibrillation du myocarde est à peine — visible, l’adrénaline doit être injectée, à la dose de un dixième de milligramme, dans les cavités cardiaques. À
En résumé, la réanimation de l’enfant est souvent longue et ditficile. Cette manœuvre peut porter préjudice à son état général futur, le fœtus étant exposé aux dangers du froid et de l'infection. Bien souvent, elle est peu efficace. Après sa réanimation, l'enfant respire parfois faiblement, par intermittence. On a peine à obtenir de- lui un cri éclatant qui semble nécessaire pour avoir un déplissement alvéolaire complet et éviter les phénomènes d’atelectasie pulmonaire.