‹ Choix des Composés bismuthiques dans le Traitement de la SyphilisChapitre 4 sur 25 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Malgré les expériences de Balzer, l’introduction du bismuth dans la thérapeutique de la syphilis ne remonte véritablement qu'aux travaux de Sezerac et Levaditi.

Ces auteurs, en effet, partant de l’idée spirillicide du bismuth émise par Robert ét Santon, en 1916, expérimentèrent un tartro-bismuthate de sodium et de potassium insoluble en suspension aqueuse, puis huileuse. [ls démontrèrent que ce sel est actif sur la sipirillose spontanée des poules et sur la syphilis expérimentale du lapin.

Le 1° août 1921, ils informaient l’Académie des Sciences des résultats très encourageants qu’ils avaient obtenus sur des syphilis primaires humaines.

La preuve expérimentale du rôle tréponémicide du

du bismuth était faite.

Il restait à faire l’épreuve clinique et sérologique.

Ce furent MM. L. Fournier et Guénot qui, sur une vaste échelle, continuèrent l’expérimentation et fixèrent les doses thérapeutiques curatives.”

Et avec une rapidité comme peut-être 1l n’est

pas d’exemple dans l’histoire des médicaments — le

bismuth s’affirma aux yeux de tous les syphiligraphes, et bientôt de tous les médecins, comme un antispéci-

fique de choix.

Les premiers résultats cliniques ont été aussi le point de départ de nombreuses recherches en vue de déterminer sous quelle forme le bismuth serait plus efficace et mieux toléré.

De là sont nées plusieurs préparations qui ont été abandonnées. Mais il en est apparu de nouvelles, si bien qu’actuellement le bismuth — agent thérapeutique de la syphilis — se présente au médecin sous des formes pharmaceutiques très variées, et sous des appellations commerciales si nombreuses qu’il paraît difficile d'y trouver une indication thérapeutique quelconque.

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