CHAPITRE PREMIER
Mort de niiUppe ; Aleiandre » Mt nommer sénérilWnM dei €rreei ooDire les Penei. Eipéditioot oootre lei Tfaraeei, contre l«t Tribeltieiit , contre les Gèlei, contre Clilns, fib de Bardyle, et contre lei Tkahintlenf .
On place sous TarchonUt de Pyihodème
la mort de Philippe ^ et Favénement d'Alexandre au trêne. H touchait à sa vmgtième année.
' 0lodoreet Piotsrqoe panent rtpMeuienttiircef expédUiow qd dévelo|i|ièmt lei tatale nrilttilree dn eoBqaênai de l'Aiie; lei premlen Urrei de Qninte-Cnrce lODt perdtii : Arrien leul nom a couerré dei détaili mtisfaiianU , maii qui préientent entendant qoelqaei dUAcnltéi.
Le noaveaa roi se rend dans le Péloponnèse, y convoque rassemblée générale des Grecs, et demande à remplacer Philippe dans le commandement de l'expédition contre les Perses.
Tous y consentent , à i'excejtioii |el l^eédémoniens. Nos ancêtres, répondent -ils, ne nous ont point appris à obéir , mais à commander.
Les Athénîeofi # pn^^rs^iàrà defouvepx mouvements i praii fif ppés<le%i pffé6^nceatir biied'AlexLanàre*, ils lui prodiguent encore plus d'honneurs qu'à Philippe.
11 retourne en Macédoine ordonner les préparatifs de l'expédition d'Asie.
Au printemps il passe dans là Thrace , et marche surlesTriballiens et les lUyriens, peuples finiiimes, préls à se soulever, et qu'il lui importait de réduire eniièrement avant de tenter une expédition lointaine. Il part d'Amphîpolis, fond sur le pays qu'habitent lesThrâces indépendants, laisse à sa gauche la ville de Philippes et le mont Orbélus , traverse le Nessus, et arrive le drxième jour de marche au moirt
Hsemus.
Des caravanes armées, -réunies â éts hordes te Thracesifbres, défendent rentrée des gorges, occupent les hauteurs et ferment le passage. Us mettent en avant, et disposent autour d'eux leurs chariots, dans le dessein non-seuletteàt de s'en f .tire wn rempart , mais encore de les précipiter, des sommets les pins escarpés, sur la phalange macédonienne, si elle tente de lès franchir : ils pensaient que plus celte phalange serait serrée , et plus elle serait fecflement rompue par le choc des chariots. Alexandre chercha d'abord quelques moyens sûrs pour s'emparer de ces hauteurs ; maisensuite^ décidé à tout braver puisqu'il n'y avait point d'autre voie , il donna ordre aux oplites d'ouvrir la phalange lorsque le terrain le peFmëttrait , et lorsqu'il serait trop resserré , de mettre le gejfOH en terce » de se courber sous leurs boucliers, ejA formant la tortue , de manière que les chariots pussent glisser au loin sans les entamer.
U en fot 9km qu'Aiasaadfe l'ovatt prévu et Cfrdonné. Ici la phalange s'ouvre ; là , roulant sur les bou(1iers , les chariots causent peu de désordre et aucune perte.
Les Macédoniens , ranimés en voyant s'évd^ nouir le danger qu'ils avaient le plus redouté,
jettent un grand cri , etfondent sur lesThraces. Alexandre fiait avancer les hommes de trait de son aile droite , avec ordre de couvrir un autre corps qui se dirige par un côté plus accessible^ et d'écarter lesl'hraoes sur tous les points. Luimôme, à la tète de Tagéma ^ , fait ébranler l'aile gauche renforcée des hypaspistes' et des agrtens.
Jpès que les ^fl^irac^ pârff s^nt , une gréto ^ ^èoiîef le| dfpeise ; la |^^nge se précipite, repousse sanspeineune trouped'hommes , à demi-nus , et de barbares mal armés. Us n'attendent point Alexandre, qui fond par la gauche; ils JetOBut leurs artnes, et se dispersent I dans la montagne. On en tue quinze cents environ. Peu tombèrent vivants au pouvoir des jX»recs : l'habitude qu'ils avaient de ces défilés, I et la légèreté de leur course , les sauvèrent. ' Les femmes qui les suivaient , les enfants , les ! l^g^ffcs, tout fut pris: ce butin, commis à Lysanias et à Philotas , fut conduit dans les villes maritimes.
Alexartdre franchît THaemus , pousse vers les Triballiens , et touche aux rives du Lygînus , que trois jours de marche séparent de l*Isier , lorsqu'on traverse rHœmus.
Le roi des Triballiens, Syrmus , instruit d'avance de la marche d'Alexandre , fait d'abord passer le fleuve aux femmes et aux enfouis , et les rassemble dans une fie de Flster qu'on appellePeucé, eu s*étau déjà réfugiée, à l'approche de Tennemi , une foule de Thraces voisins ; il s'y jette lui-même avec toute'' sa famille.
Cependant un grand nombre fie Triballiens fuit en arrière , et se porte vers une autre fie du fleuve qu'Alexandre avait abandonnée la :^eille* Informé du déiour, celui-ci revient sur ses pas , et surprend leur camp. Les barbares, en désordre, SQ rallient dans un bois voisin du fleuve. Alexandre fait serrer sa phalange après avoir détaché en avant des hommes de fronde et
' L'agéma était vo oorpt de eavalerto «doiposé d'environ mille bornmei d'élUe, et faisait partie des al^raspides» ougardea d'Aleiaadue, ainsi «fipeléi, Qaace qu'ils pertaieiU des bcMicliers d'argent.
* Les bypaspistes seuls élaieot an nombre de trois mille (Arriao. ap. Pbot.; Uiod., 1. 17 et 11») ; il eat taài aie^tion des argyraspides séparément.
Les bypaspistes formaient l'ipfiiDterie macédonienne par opposition aux oplif^ grecs , qui étaient le9lBalaaiitts pesamment armés.,
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itewe , ei à le lét^ ^ i*«ile,g^çli^ , JUéracMi? et So^lisMfeGk cevelfi^ ^ta Beuiêe ei à*Aflh fliîppli^. Luî-iDéie* ébiMiiile aii cenir^ l» pb#* laii(|fe doit le froat M fMroft^ du ve^jie ^ le eenelerie. Taaiqael'BciLm oefmeeoegée^'ae 4rek, bs TiibaUÎBns féMsièveii ; Mms loi^qu'ik fjprwit à^é|NFOiiverle ciioc 4e le tMenc^ei ^ la cevalerie.^ai letppesae el ks lieviNe 4e tomes perle • Us fHJeat ea démrdre à iravers h Sor^9 au odêé 4» flewe : AreieeûMe fim&d loé^. Feu loeabèrem yîtjeolfi mx leainâ ((ihb v^inqu^'Ura ; TfpajaMir de la foréi qui 4empe le fcuKe» ft l'approche de la ouit, lesdéroMfôiH à lefiayreeiieéee Maoédoiiieea. Ceex-oj » eelee Ptolé- «Hée, »e perdireDi «{Me enee «eveliera^t quarattie (eetaseins.
Letroinètfie jour qui «aivÂI <eetle bat^êUe, Alexandre peram (i liftier, le,pliiflo<iiisidefvilile des fleuves de rBurope, oeliii qui pefttart le plus teste étendue 4a pays, ei dont les bords sont habiles par if's Baiîons ks plus lielliqiieiises • fcvir la plupart CelUques» au juilieu desquellee il prend sa souree, K Tex* trénûfë sont les Quades , les Mercomaiis; enauiie une ftmille des Seuroipieies , le^ laeigos ; filus feîn les Gèles , partiras du éogm» de riflunorlalilé M ici la nation des SauPomates ; ai enfin ks^ Sej^bes qui s*éteadeiit jusqu'eux lieai oà le fleure se prëaipitedeea le Pon4 par «iaq bouches. Alexandre s 'etapare de qaelqass Mlinenca longs qui , de Byzanee, étaient vewis sar le fleuve par l'Euxie , einbarque e% tant d'hommes de trait et d'oplites qu'ils^ eu peuvent conienir, et vogue vers l'Ile où les Tribellims et les Tfaraoes a'écaieal réfbsiéa. H ftAt d'i&utiles efforts pour prendre ieree : les barbares, accourus de laules parts, défeu-
■ Ibcroîent que oeox qui ont péri doîTent roroir la lumière ou passer dans uo séjour plus heureux. (Dîod., I. 2, c. 20; Dion, I. 45; Lncian. in Scytfa. , in cofidl. esor. Porphyr., I. S; Mda, 1. 2, a 2.) Ce doame tes rand ISMîpMcK al lapr aat Iwaier la mc»|. I
deni la rive. J^ |^ti( nee^baaiV^ vawqwx ec 4? soMetS » i^ e6ie e^ci^^fee» hi Ji^idké du Jd^ve 4'e^erré (jy^ns s^B bt, Wui ^rës^M9 d^
Alei^^wlre |i|ii reuHWier sf s ^a^^se^ix , ré* ^lu 4e traverser ^'UlerMde fondr^e sur les Çètes^ l¥tb^Kie( la five opjMusée. }i% ae- (mvit^ ffiHK le rejHHiM^Y m noD^ de qiiair^ viilte i^v|«^)tet4e fdu&do'dix mille l^mqies de pied : Mr présence ^le^ve de le ^éleffuiu^l'« U s^wJNMquej à son ordre, ea foiTiaie 4^ ouires^ avec les peaxix 4fi^ teaies ; »u ^a r^ippnpUt depaitle; o^^ s'eu^pare dane laHititude de caaota 4^nt >e «ervaienl les hahimpi^ du p9iys pouf la ip&d^e, 4^ cqmmerce et epéoie pwr Jte brigaïadage ; à l'a^ de ces prépeeetif#> ^n pasaa ea s^u^ii gnand Mombre que Ton put. Quinae cents çawilieia» quatre e^Ue ^nmcs 4e pied» .4raveriièrent avec Alexandre, pr^^^és par le ^tet f9r la ft^H^fW* des I4ës qqi dérobaient leur pass^^ i la vue de reiuveni. Aupei^U du jour, Alexan* dre dirige m troupe par les nnoîssons ; l'inian- ^r ie s'avance, courbe M épis du travere de ses piquas, et gagne ainsi yn leroaiu dëoouviert. Ia cavakMÎe aqit la rpbalaoge. Au sortir des Ués, Alexandre mène sa cavalerie a Taile droite; Nicanor dirige obliquement la phalange. Les Gètes ne supporient point le premier cboc de la cavalerie. L'audoce inouïe avec laquelle Aloxaadre, dans une seule nuit, et sans jeter un pont , a traversé si facilement le plus grand fleuve, le développement de la pba^ l|oge et riippétuoailé de |u cevalene, tout les f^^ppe de terreur. lis fuieat vers leur ville , qui q'est éloignée de Tlsler que dun paraseage\ A l'aspect des dispositions d'A« lexandre qui, pour éviter coule surprise^ feit niareher la phalange le long du fleuve , la cavalerie en front, ils abandonnent une ville mal fortifia, chargeât sur leurs chevaux autant de femmse et d^enfen ts qu'ils en peuveet^mme* n^r, s'éoarlent loin des rives, et s'enfoncent dans lee dësens.
Alexandre a'eaipare de la ville et de tout ce qu'ont aheadonné les Qètes; il charge Méléaf gre et Philippe du butin. La ville est rasée; le
' Le parasauge égale 24 stades olympiques, 5 milles romains, 2,2()S toises, A,i i 8 mètres SS ceoUmètres , ifn peu moins qu'une lieqe.
inûoqneor sacrifie sur les boi ds de Tlster, k Jopiier Sôter, à Hercule * et au fleuve qui a favorisé son passage; le même jour H ramène tous les siens an camp» sans en avoir perdu un seul. Là il reçoit les envoyés de plusieurs peuples libres des rives de Tlster , de Syrmus, roi des Triballiens» et des Celtes qui bordent le golfe fonique. Les Celtes ont une haute stature, et un grand caractère; ils venaient rechercher Tamitié d*Aieiandre. La foi fut donnée et reçue. Alexandre demanda aux Celtes ce qu'ils craignaient le plus au monde , persuadé que son nom s'étendait dans leurs contrées et au-delà , et qu'il était pour eux Tobjet le plus redoutable. Il fut déçu dans cette pensée : en effet, habitant des lieux d'un accès difficile, éloignés d'Alexandre qui tournait ailleurs l'effort de ses armes , ils répondirent qu'ils ne craignaient que la chute du ciel. Alexandre les congédia, en leur donnant les titres d'amis et d'alliés, et se contenta d'ajouter : c Les Celtes sont fiers, i
II tire vers les Agrianes et les Péones. On lui annonce que Clilus, fils de Bardyle, a quitté le parti des Grecs, après avoir attiré dans le sien Glaucias, roi des Taulantiens. On ajoute que les Autariates doivent attaquer Alexandre dans sa marche : ces nouvelles lui font lever le canrfp aussitôt.
Langarus , roi des Agrianes , lié dès le vivant même de Philippe avec Alexandre, auquel il avait député particulièrement , l'accompagnait alors avec l'élite de ses troupes complètement armées. Alexandre ayant demandé quels étaient ces Autariates, et leur nombre : c'est, lui répondit Langarus, nne nation peu redoutable et la moins belliqueuse de ces contrées. J'offre d'y faire une irruption, et de les occuper chez eux. Sur l'ordre d'Alexandre, il part, pénètre dans leur pays, le ravage ^ et les retient ainsi dans leur territoire. Alexandre prodigue à I^angarus les plus grands honneurs, les témoignages les plus rares de la munificence royale ; même lui promet la main de sa sœur Cyna , dès qu'il sera arrivé à Pella : mais la mort surprit Langarus à son retour dans ses états.
* On Terra souYent Alexandre sacrifier à Hercule , aaqnel U afllDctait de npiforter iqq origiac.
D'ALEXANDRE. Wiv.i.^:.
Alexandre, s'avançant le long de l'Érigone, arrive à Pellion. Cette ville étant la plus fortifiée du pays, Clitns s'y était retiré. Alexandre campé sur les bords de l'Eordaiqne, résolut d'atuiquer la ville le lendemain. Clitus occupait, avec ses troupes, les montagnes voismes , dont les hauteurs boisées commandent la ville, prêt à fondre sur les Macédoniens à leur première attaque. Glaucias, roi des Taulantiens, n'était pas encore arrivé; cependant Alexandre menace les murs. Les ennemis, après avoir sacrifié trois adolescents, trois vierges et trois brebis noires, font un mouvement comme pour en venir aux mains ; mais presqueauméme instant, ilsabandonnent l'avantage des positions les mieux défendues, et si brusquement , qu'on y trouva encore les victimes.
Le même jour, ayant renfermé l'ennemi dans la ville , et approché son camp des murailles , Alexandre réM>lut de la cerner en tirant une circonvallation.*-
Le lendemain, Glaucias arrive à la tête d'une puissinte armée. Alexandre désespère alors de se rendre maître de la ville avec les seules troupes qu'il a amenées. Une foule aguerriese jette dans les murs, et s'il les attaque il a derrière lui les forces de Glaucias. Philotas , sontenu d'un détachement de cavalerie , part avec les attelages pour fourrager. Glaucias, informé de sa marche , le prévient , et s'empare des hauteurs qui dominent le lieu des fourrages. Instruits que les bagages et sa cavalerie sont dans le plus grand danger s'ils restent jusqu'à la nuit , Alexandre prend avec lui les hypaspistes, les archers, les agriens, quatre cents chevaux , et vole à leur, secours. Il hûsse le reste de Tarmée au pied des murs, pour empêcher la jonction des habitants avec Glaucias. Celui-ci , à l'approche d'Alexandre , abandonne les hauteurs et laisse Philotas se retirer dans le camp.
Cependant Clitus et Glaucias croyaient tenir Alexandre enfermé. Ils occupaient les défilés et les hauteurs avec une cavalerie nombreuse » et une multitude d'hommes de pied, de fronde et de trait ; et si le Macédonien tentait de se retirer, il devait être poursuivi par les troupes de la ville. Les passages par lesquels Alexandre doit déboucher sont difficiles et couverts de bois ; le chemin est tellementTesserré entre le
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