‹ Choix des historiens grecsChapitre 125 sur 286 · LIVRE î, GHAWTRË IV · texte numérisé non relu

LIVRE î, GHAWTRË IV

» dangereux d'çffeclaer ce passage ; reimemi . bonteit te rivstçe ; riafeûteria derrière, le site *

> est en prc^ence ; le fleuve est profond, rempli formant une émînence. *^ 9 de précipices ; la rive çscarpée, difficile : on ne Dès qu'ils découvrirent Alexandre (et il était

> peut aborder qu'en désordre et par pelotons» facile de le reconoatire à réciat de ses armes\

» ce qui est un grand désavantage ; et alors il à l'empressement respectueux de sa suite), et ' • sera facile à la cavalerie de l'ennenii , nom- | son mouvement dirigé contre leur aile gauche, t breuse et 1bien disposée, de tomber sur notre ils la renforcent aussitôt d'une grande partie de » phalange. Que l'on reçoive un premier échec, leur cavalerie. Les deux aimées s'arrétèreni:

> c'est une perle sensible au présent , c'est un quelques instants et se mesurèrent du rivage en

' 9 présage fui^te pour l'avenir. »

Mais Alexandre : c J'entends , Parmënion ; • mais quelle honte de s'arrêter devant un ruis- » seau * , après avoir traversé l'Hellespont ! Je » l'ai juré par la gloire des Macédoniens , par

> ma vive résolution d'affronter les dangers ex-

> trémes : non , je ne souffrirai point que l'au-

> dace des Pei^ses , rivaux des Macédoniens , È redouble, si ces derniers ne justifient d'abord 9 la crainte qu'ils inspirent. >

A ces mots , il envoie Parménion prendre le commandement de l'aile gauche , tandis qu'il se dirige vers la droite. Philotas ^ M à la pointe de l'aile droite, ayant la cavalerie des hétaïres, tes archér§ et les corps des agriens quriancent le javelot; il est soutenu par Amyntas s , avec les oivaliers armés de sarisses ; les Péones et la troupe de Socrate. Près d'eux , le corps des argyraspides , commandé par NicaDOi* <, suivi des phalanges^ de Perdiccas s^ de Cœnus 7, de Cratère «, d' Amyntas », et de Philippe *«. A l'aile gauche se présentait d'abord la cavalerie thessalienne, commande par Calaa ^<, ensuite la cavalerie auxiliaire, ayant à sa tôte Philippe, fils de Ménélas ; enfin les Thraees , sous la conduite d'z\gathon. Près d'eux sontl'infanterie, les phalanges de Cratère , de Méléagre et Philippe ,

silence et avec une même inquiétude. Les Perses attendaient que les Macédoniens se jetassent ^ dans le fleuve , pour les charger à l'abordage.

Alexandre saute sur son cheval ; il ordonna . an corps d'élite qui l'entoure de le suivre, et de se moatrer en braves * ; il détache en avant , pour tenter le passage , les coureurs à cheval . avec lejs Péones et un corps d'infanterie, conduit ' pah Amyntas ^ , précédé de l'escadron de Socrate. Plolémée ' doit donner à la (été de toute la cavalerie qu'il commande. Alexandre , à hi pointe de l'aile droite, entre dans le fleuve, au bruit des trompettes et des cris de guerre redoublés , se dirigeant obliquement par le courant, pour éviter en abordant d'être attaqué sur sa pointe, et afin de porter sa phalange de front sur l'ennemi.

Les Perses , en voyant approcher du bord Amyntas et Socrate , leur détachent une grêle de flèches ; les uns tirent des hauteurs sur le fleuve ; les autres, profitant de la pente^ desoeB** dent au bord des eaux : c'est là que le choc et le désordre de la cavalerie furent remarquables ; les uns s'ef forçant de prendre bord , les autres de le défendre. Les Perses lancent des traits ^ les Macédoniens combattent delà pique. Ceuxci , très^infiéri^urs en nombre, furent d'abord

qui s'étendent jusqu'au centre. LesPersescomn- repoussés avec perte; en effet, ils combattaient

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laient vmgt mille hommes de cavalerie , et presque autant d'étranges à leur solde composant leurîn&nterîe. Le frontde leur cavalerfe étendu

' It appeiaiifiini le Graalqii* par «Mrisiou. (Arriea.) ' FUs ée SarmMoii; ' Fib d'Arabée.

4 FitodeParménion.

' lUiHlloiit.

* FIb d'ORMMe.

7FU«dePofihiioente.

* Fils d'Alexandre.

' Vib d*âadrQB»ne.

«• FUad'ABiiitas.

" FUi d'Harpaliu.

dans l'eau sur un terrate bas et glissmt, tandis que les Perses avaient l'avantage d'une position élevée, occupée par l'élite de leur cavalerie, par le fils de Memnon et par Memnon lui*

* Soo entrepiise , hasardée en apparence , montra, par le succès , qu'il y entrait plus de raison que de témérité ; car, comme les siens deraient coml)attre uo ennemi nouveau, et qui le» surpassait en nombre , il avatt voQln les ferlifler psr le désespoir, afin que le chemin de la ftiita leur étant fermé par le fleuTe , ils missent Tespéranoe de leur salut dans la TÎcloire. (Freins, 145.)

> Fils d'Arabée.

> Fils de PbiUppe.

EXPÉDITIONS D'ALEXANDRE

lUéme. {jè combat devint terrible entre eux et les premiers rangs des Macédoniens, qui , après '"^es pK»diges de valeur, y périrent tous» à i exception de ceux qui se retirèrent vers Alexandre , lequel avançait à leur secours avec l'aile droite. Il fond dans le plus ^ais de ' la cavalerie ennemie oii combattaient les généraux ; ia mêlée devient sanglante autour du roi.

' Cependant les autres corps macédoniens abordent à ia file. Quoique Ton combattit à cheval , on eût cru voir un combat d'hommes 'de pied contre homme de pied. Tel éiait i'^ort de ^chevaux contre chevaux , de soldats contre sql* dats ; les Macédoniens luttant contre les Perses pour les â)ranler et les repousser dans la plaine » les Perses pour renverser les Macédoniens et les rejeter dans le fleuve. Enfin , ceux d'Alexandre l'emportent , tant par la force et l'expérience 9 que par l'avantage de leurs piques solides *, opposées à de plus faibles : celle d'Alexandre se rompt dans l'effort du choc; il veut emprunter la lance de son écuyer Ares : f Cherchez-en d'autres , » lui dit Ares en lui montrant le tronçon de la sienlne , avec lequel il faisait encore des prodigesr. Alors Démarate, Corinthien, l'un des hétaïres» présente la sienne à Alexandre. Il la prend, et avisant Mil hridate, gendre de Darius » qui s'avançait à cheval , il pique vers lui avec quelques cavaliers de sa suite , et le ren?erse d'un coup de lance dans le visage. Rœsacès attaque Alexandre , et lui décharge sur la tète un coup de cimeterre repoussé par le casque qu'il entame. Alexandre le perce d'outre en outre. Spithridate , prêt à le frapper par derrière, levait déjà le bras que Clitus ^ abat d'un coup près l'épaule.

Cependant une partie de la cavalerie a passé le fleuve, et rejoint Alexandre. Les Perses et leurs chevaux, enfoncés en avant par les piques, et de tous côtés par la cavalerie , incommodés par les hommes de trait mêlés dans ses rangs, commencèrent à fuir en face d'Alexandre. Dès que le centre plia, la cavalerie des deux ailes étant renversée, la déroute fut complète; les ennemis y perdirent environ mille chevaux.

' Texte. Piqaes de liote de oornooiller.

• Samoamié le Noir, flli de Dropit (seloa Diodore).

Alexandre arrête la poursuite et pousse aussitôt vers l'infanterie, toujours fixée à son poste, mais plutôt par étonnementquepar résolution. Il fait donner la phalange et charger en même temps toute si cavalerie; en peu de moments tout fut tué ,' il n'échappa que ceux qui se cachèrent sous des cadavres ; deux mille tombèrent vivants au pouvoir du vainqueur ' . Les généraux des Perses qui périrent furent Nipbates, Petènes, Spitbridute, satrape de Lydie, Mithrobuzanes, gouverneur de Cappadoce» Mithridate, gendre de Darius, Arbupales ', petit-fils d' Ar taxerxe et fil^de Darius, Pharnace, beau-frère du prince, Omar, général des étrangers. Arsite , échappé du combat , se sauve en Phrygie, oii, désespéré de la ruine des Perses dont il était la première cause, il se donna, dit- 'on, la mort.

Du côté des Macédoniens il périt , dans le premier choc, vin^cinq hétaires. Alexandre leur fit élever à Dium ' des statues d'airain de la main de Lysippe ^, le seul des statuaires grecs auquel il permit de reproduire ses traits. Le reste de la cavalerie ne perdit guère plus de soixante hommes, et l'infanterie trente. Le lendemain Alexandre les fit ensevelir avec leurs armes et leur équipage. Il exempta les auteurs de leurs jours et leurs enfants de payer, chacun sur leur territoire, un tribut de leurs personnes et de leurs biens. Il eut le plus grand soin des blessés , visitant les plaies de chacun d'eux , leur demandant comment ils les avaient reçues , leur donnant toute liberté de s'entretenir avec orgueil de leurs exploits. Il accorda aussi les derniers honneurs aux généraux Persans , et à ceux même des Grecs à leur solde, qui avaient péri avec eux dans le combat; mais il fit mettre aux fers ceux d'entre eux qu'il avait pris vivants, et les envoya en Macédoine pour être

■ Diodore réduit toute la perte de l*ann^ perte à dix miUe soldats, évalnatioD qoi parait aaseï j^e. (S. G., 5f .)

* GronoTius lit Arlolbarès , mot qa*U [regarde oomme le Téritable nom persaa.

• VUle Consacrée à Jupiter.

4 Ces statues furent placées dans Dfaim , lille de la Macédoine. Longtemps après , lorsque oe royaume eut été ruiné , L» MételloB les fit transporter à Rome. (Freiiis. » 114.')

On a ûbjeelé qne la fie de Lysippe n'wrtit pas snffl à œ travaU: il m Traisemblable qu'U fot eiéeaté, août sa directton , par plusienn artistes.

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