CHAPITRE II
^ilatlfr do toyage an temple cTAinmon ; marche dans les déserta.—Prodiges.— Situation 4n temple ; oonsultation de • ropacle;'retoQr en Egypte.
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. Cependant Alexandre eutfiintàisie devoir le * temple d'Ammon en Lybie% et d'en consulter itpracle , qui passait pourinfriliible. Persée^ Oercule même Pavaient interroge ; l'un , envoyé par Polydecte contre ht Gorgone ; l'autre, marchant en Lybîe opntre Aptée et en Egypte « contre fiusiYis, Alexandre \aulait rivaKsèr de
EXPÉDITIONS D ALEXANDRE
Quand le vent du midi seuflledans ses contuées, il s'élève une si grande quantité de sable, qu'il ea couve les chemins disparus. Alors ces plaines offrent Taspect d'un océan iouneose; ni arbres , nf hauteurs pour se reconnaitre; rien n'indique la route qu'il doit tenir au voyageur plus malheureux que le nocher, dont les astres du moins dirigent la navigation. Alexandre et les siens étaient dans cet embarras, lorsqu'au rapport 'de Ptolémée, deux dragons sifflant et précèdent l'armée. Alexandre accepte l'augure, ordonne d'en suivre la trace qui dirige leur marche vers le temple et leur retour. Arisio* bule prétend , et son opinion parait plu^ gêné* ralement adoptée , que ce furent deux corbeaux dont le vol guida l'armée. Je crois bien qu'A« Içxandre n'arriva que par un prodige ; mais ici, vu la diversité dea récils , tout n'est qu'obscurité * «
Le temple d'Ammon s'élève au milieu d'un vaste désert et de S2d)les arides ; son enceinte trè^-peu étendue , puisqu'elle n'a quequarante stades dans sa plus grande largeur ' , est plantée d'arbres qui s'y plaisent , de palmiers et d'oliviers, c'est le aeiû point de cette immense splitude où l'oeil rencontre un peu de verdure. On y voit jailiir une fontaine renuirquable par ce phénomène. ' Ses eaux , presque glacéea à 'midi tl perdent leur fraîcheur à mesure que le soteil baisse, s'échauffent sur le soir , et semblent beuillames à minuit ; l'aurore les refroidit ensuite, et le midi les glace ; chaque jour est témoin de cet effet* On trouve aussi dana cet
puisque la fable Nuisait remonter à Jupiter celle de Persée et d'Hercule. Son dessein était
VaUteurs de s'instruire ^û sa destinée, eu du moioe'de passer piur en être instruit. Il s'avança donc le long des côles. jusqn'à Paréto-
, nium , et parcourut ainsi la longueur de cents sudes S^ans un désert oùrôau ne loi mamiua pas totalement, au rapport d'Arisfobule. De là
*il retourne vers le temple d'Atrimon; àlravclrs l^éscrt et les sables brûlants de la Ly hie , où il eût éprouvé les liorreurs de la sotf , sans i^e plulé a1i>0ndante qui^ful fegardée'^comme un prodige , ainsi que le fait suivant.
« «M,8BT mltrei 28 oenHm.^ 51^200 tofses) , à peu près
gloire avec ces héros é»t il était descendu ;
^apportant lui-même son or^neà Ammoa',i endroit un sel fossile que les prêtres de ce
^mple portent quelquefois en Egypte^ dansdes CorbeiHes, et dont ils font présent au roi ou à d'aifires personnage. Ce sel a la transparencedu cristal t ses fruste^ sent très-gros, et exoèdei^ quelqaefois trois doigts de longueur. Plus pur que le sel^marin*, on le réserve en
< ZiesdIOloftItés qa%\es soldats maoédoniéns eurent à sa]> mspler dans )enr marche depnisle^ lh)otières derÉgyp(e '^jiuqa'an ten{)]||de Jupîtar Amnvon ont été fort exagérées, et d<iccites par tous leijiistorieBs , et principalement par Quiote-tlaiie , qtSc des expressions' byperix>liqaes, qui d9hei|t f épandre'^iÉlqnel sonpfpns sur la vérité de leur récit. '. . • ' ' • . ^
^%n^ê i^res 90 oeatior. f780 toises) .
/ j-As araient en horreor le sel maria , gfi*as regardaient comneréQpBede Typhon. (Jjbloiyki. V^fJk^i»gjfSx. 5.) tS. G. p. 27d.) . ' '
o,»*.,.^ LiyRBlII, CHAPIÎRE fft.
Egypte pourics oérémonîes relîgîeuses^et pour les sacrifices. ' -
Alexandre admire la beauté du Heu, consulte Foracle, en reçoit, dit-il , uueVéponse fevorable, et retourne eu Egypte. Selon ArislobOle, par le même chemin.*, selon- Ptolémée, par celui de Memphis qui est le plus court.