‹ Choix des historiens grecsChapitre 148 sur 286 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Retour d*£gypte.— D^patations grecques; di?l8lon de l'Egypte ; promotions cîTUes et militaires.— Retour à Tyrr marebeTers r£uplirate.--lUppel d'Harpalot; aa défecliop ; son retour; noufeUet promotions.

principaux du pays » seraient ensuite versés entre leurs mains. Lq commandement d^ tron* l^s liissëesen Egypte, fi^ remis à Peucestas * et J.Balacre* ; celui de la lotte à Pol^mon* . Balacre^, qui était garde de la persoa^ du roij et général de rinfanterle des alliés,, fut rem-, placé dans le premier emploi par Léqnnatus ^; et dans le*$pcond par Câlanus. Ombrion de Crète succj^cfe , après la mort d'Antiochus , au commandement delà troupe dès archers^ '

Alexandre divisa ainsi entre '^ ptnBîeiirs le gouvernement de TÉgypte, Frappé de Timportance et des forces du pays, qn*Û croyait dangereux (i^ mettre dans les mains d^un seul. Les Homains ont s^ivi cette pol^que (^^Âlexandre, en ne confiant jamais le proconsuiat de TÉgypte à' un sénateur, mais à un chevalier. • -

Alexandre fait jeter àes ponts sur tous les bras du Nil , et au printem|y , part de M çmr phis -pour la Pliîénîcîe. Il arrive à Tyr où sa flotte l'attendait , sacrifie de' nouveau i Hercule, et bii célébrer des jeux gymniqg^s et dramatiques. **

Une députation athénienr{e, Dio|^bante et Achiire abordent sur le vaiss^u sacré. Les députés des Villes maritimqs s*y 'étaient réunis. Alexandre leiir accorde leurs^ demandes,, et rend aux Athéniens ceux de leurs coDcitoyeûa faits prisonniers ù laliataille ^tf (îranique.

^ur la i\ouveIle queues troubles ont éUaté

dans le Péloponèse, il y fait passer Aipphotère

ponr secourir ceux quraVafent terui constam*

ment pour lui, e>,réfusé deutrer dans la ligue

rsTo^élfuT^l 1 ^^' î^^f émoniens. J^ Plféniciens et les Cy-

mostus^ «n des H^"^^^'^«*- 4 après seé ordres, équiper

UM flotte de cent.voifes, qu'Alnpbotèi;^ niè-

Ptnsieurs députations grecques viennent trouver Alexandre àMemphis; chacune obtint ce qu'elle demandait ; il y reçoit une recrue d6; quatre cents Grecs, soudoyé» par Antipater^ sous la conduite d^Méûétas^; et une autre de cinq cents chevaux ihraces, commandés par Asclépiodore^. Il sacrifie à Jupiter RA^îleus; conduit la pompe avec toutes ses troupes $Qua ^ le^ armes , et fait célébrer des jeux dramatiques et gymniques. S'occupant ensuUe du gouvernement de l'Egypte , it y émblii deux saicapes égyptiens, Dolpa&pis etPetisis, auxquels il partagea tout le pays; mais Pelisis n'ayant point accepté , DoKaspis gouverna seul. ^

Alexandre tire des béiaires Pantaléon de Pydne et Polémon de Pella \ qu'il iaisseav^ garnison, l'un à Memphis, et l'autre à Péluse: le commandement desctrangers fiéàrÉtolien Lycidas; Eug

hétaïres leur fut adjoint pour i» comptabiljlé ; \VZ^^yl \l ^0*00'^^' - ^ Eschyle et Eplrippus. de Qialcédoine furent |^ îf J^ f J ^2?!!!t J . chargés de la surveijljyice ; Apollopius fut nommé sptrape de la Lybie voisine" ^^ l'Ëç* naucratien Cléomène , de l'Arabie que regarde iléroopoli&r iivec ordre de ne rien chadger i l'administration deâ. impdtf qui , lévSs par 1^

■ Si l'armée eût déjà été en danger d*7 péHr'', pcnt-on imaginer qu'un général aussi habile qu* Alexandre eût toulu, sans aucune néeessUé, l'exposer une seconde fois.

• Fila d*Hégé8andre. * ^ ,

' FlU d'Eunlona. • * *• r

4Fil8deMé^Hi • - * « «

•FilftdeXéoophanti»

* FQi de Gbaripaf. «

. Pourlui, marchant ^n ^vant, il secjiWge v^-sThapsaqne et l'Euphraie, après avoir laissé dans4li Pfu'Aicie Césanu&dc BerrWe, pour y percevoir " les tributs ; yhiloxène a la mé(9e comraissîpn'àf Asie , en-deçà du J^urus.

Harp^us de M^cbate, vi\tï\u d^p^iapoude son ektl , leur succè/fê daB» l'administration du Irésor royaj. Ha^luS , attaché à Alexandre du règne mêtift de Philippe, avait été contraint

' Fils de Marcatatus.

'Fibd'Amyntas.

' Fils dte Théramènei ^ ^ FUa d'Onamis.

de fuir avec VUÀkùée * , Néarque^, Eryfyius » et Laomédon son frère , alors qu'AlexaAdre était devenu suspect à son père , à la suhe de la répudiation d*OIympias , remplacée . par Eurydice.

Après la mort de Phi!i|5jpe, son ft», raopélant loAs ses partisans exilés , plaça Ptoiemée dans saçarde , et confia ses finances âf Ilarpalus , que sa faible constitution èlorgnait des empWs militaires^ Erygrus eut le commandement de la cavalerie des alliés. Laomédon sob frère , instruit dans Içs deux langues, parut propre afix détails concernant les prisonniers &its sur les Barbares. Néarque fut nommé satrapfe dé la Lycie et des contrées' voisines juson'au mont Taurus. '"

Quelque temps avant la journée dlssus, les côiflteils d'un homme perVers , de Tauriscus , quf finît ses jours en Italie auprès d'Alexandre, .roidesÉpîrote», entraînèrent Harpala&idans sa défection : retiré à Mégare , Harpalus , sur la promesse qu'Alexandre lui donna d'ouUier le passé, retourna vers lui. Loin d'en recevoir aucun mauvais traitement , il fut rétabli dans sa chargé.

Ménandre , l'ûri^ïes hélajres , fat envoyé sqtcape " en Lvdie,, et Cléarqûe lui succéda daos le commandement des troupes étrangères. • '\

■ Aiclépiodore * remplaça , dans le^gouvémemenl de la^Syrie, Arimlrias , déposé ï)0ur avoir usurpé là préroga#iiB royale, alors qu'il fnt cbai:gé de faire les jpr^parati fe pour la marche de l'armée au centre de l'Egypte.

becatombeonr-^.; Aristophane était alors îf^chontf à Athènes »;

« Fils de Lagns. » "

^ Fil^d'^ndrotinus; ' „ «

.3 FiU de Laricbu^ . . « **

4 ï'ito d'EuDichof . -

s Au wois de juin {Ikmnillor). • ^

' ^ Sont les eoi]piili roipaîQs S. P. Pofithnmiiâ et T. \ém turiiw^ l'ao ^eunëme de M cent-doniièroe olympiade , 35i .ans aniit l'èra ^idgaife , 2123 ansaTant la fondation de la

république française.

D'ALEXANDRE

* ' * chapitre' IV.

asi atI i.-&

PréUmîBaîres de la bataHlB^'ArtMllei.— Passage de l'Eaphrate et do Tlgrflb^]E)clipee de loue ; marche dass l'Assyrie.*^ Détachement de cavalerie persane mis en déroute.—Armée des Perses.— Dispositions d'Alexandre. —Harangue.— Atls de Parméni(m rejeté.

On * avail commencé à jeter deux ponts sur TEuphr^te; mais ators Mazée, chargé par Darius de. défendre lé fleuve , paraissant sur la rive* opposée avec trois mille chevaux , dont (leux mille stipendiés Grecs t les Macédoniens craignirent d'abord qu'on achevât cet onvrage. Mais à rapproche du conquérant, Mazëe ayant pris la fuite avec les siens, on termina les ponts sur lesquels Alexandre passa avec toute son armée *. ' •

Il s'avanee à travers la Mésopotamie, laissant à sa gauche TEuphrate et les montagnes d'Arménie,, ne marchant point de TEuphrate vers Babylone par la roule directe, maïs choisissant celle qui, plus facile, fournissait abondamment des vivres , des fourrages, et où les jçhateufs étaient plus tolérables.

On rencontra quelques éelaireurs de l'armée de Darius qui s'étaient avancés trop avant, on les fit prisonniers : ils annoncèrent que Darius éUiit campé sur les bords du Tigre , dont il se préparait à défendre le passageavec une armée plus nombreuse que celle qui avait combattu dans la Gilicie. Sur ce récit , Alexandre se porte en hûte vers le Tigre '. Arrivé sur ses bords, il ne trouve ni Darius ni aucun corps Alexandre arrive à Thapsaqlie au mdlK 4)our l'arrêter */ il passe le fleuve sans autre

* G(nx qu'Alexandre arait envoyés en avant

* Pline (1. 5,c. 24) e( Dioo pusina(l- y>t. 2, p. 128) . rapportent qu'Alexandre tray ersa ce fleuve près de Zeagma,

sur nu pont soutenu par des éhaînes de fer. Ces écrÎTains ont sans dioteiilé indoits en erreur par l'étymologie du nom de ce lieu; ritinër4|îre de l'année macdiDBienne, depuis Tyr jusqu'à Arbelles , suffit pour démontrer la fiiiisselé deleiirnficil? J^ • # •

^ Le "figreet l'Euphrale , si l'on en croit Quinte-Gurcc, traversaient laHédte et la Gordyène; ces fleuves dirigeaient au contraire leur cours à l'ouest de la Médie , an sud et à % . l'ouedt de la €îord)ène. Diodore peut «^ir induit en erreur cet écrivain ; il fait arrosenpar le Tigre et TEupbrate la ^lédi^ et Le Pàfteian^ï^ff', pro?ince septentrionale de la

4 yn corps de dix mille lioomies caStpê k^ Tantre bord aurait stifQ pour empédier ce passage i, çiais le satrape que

obstacle que la rapîdHé ^e soi^èoiirB : Tarmée campe sur la rive, . » • . «

It y eut aW^ una éclipse tetale de lane/ Alexandre fitsacrifier àce\ astre', à la terre et au soleil , dont la conjoncUdn produit les éclipses. Aristandre de s'écrier que cet augure était heureux et prameitaitle succès (le*s armes d'Alexandre; qu'il foUait combattre^daosxe mois 9 que les sacrifices ^s^uroîeni la victoire.

On décampe; on traverse l'AisyrJQ^am le Tigre à droite, et à gauche lea^inonta^^s ^és Gordiens.

Le quatrième jour » des couceurs annoncent que l'on découvre daD.« la campagne la cavalerie de reunemi » dont ils u'ont pu reconnaître le nombre. . , * •

Alexandredispose son. ordre dtt bataille. Qe nouvelles . reconnaissances arri^nt à 'toutes brides, et rapportent que ce qu'pn.a pris pour la cavalerie ennemie n'est qu'un détachement de mille hommes. • . * *

Prenant alors avec lui l'agéma, junacompar gnie des hétaïres, et l'avant-garde légère des Péones, il se porte à leur rencontre, eii^donnant ordre à l'armée de le suivre au petit pas.

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