‹ Choix des historiens grecsChapitre 152 sur 286 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Suilfift 4e h bataUIe d'ArbeOes.-'H^rehe de Darius dans sa fl]ite.^C;oiiqiièlede rAspyrie et de la Snsiaiie.— ' Expédition oontie les Uxiens.— Entrée dans la Perse.— £mbrasemeat du palais des rois de Perse.

Darius se retira précipitamment à ti*^vers les montagnes de l'Arménie vers lès JMèdc^ ac< compagne des Bactriens échappés à f ennemi , des Pei^ses alliés à sa (aoulle , et de quelques Mélophores : il fut jdnt par deux mille stîpen-* diaires étrangers , sous la conduite de Paion Phocéen et de Glaucus d'Étolie.

Le vaincu prenaitJa route de la Médie , dans la pensée qu'Alexandre suivrait celle de Suse et de Babylone , parce qu'il y trouverai des vivres j^t plus de fiicilités dans sa marche. Babylone et Suse étaient »lQtt quolqoo. sorte, le" prix de la victoire ;. et la route de la Médie était difficile à temV pour une grande armée.

Il ne se trompa point ; Alexandre, en sortant d'Arbelles, marcha sur Babylone. Près de ses murs il range son armée en bataille. Tous les habilants sortent à sa reipontre , procédés des prêtres et des magistrats; et lui livrant la yiUeet la citadelle, app^^rtent des présents, des trésors.

Le conquérant entre dans Babylone^ il ordonne de relever les temples détroits par Xerxès , particulièrement celui de Béius; auquel lea Babyloniens rendent un culte spécial.

Mazée est nommé satrape; Apollodore

' Trois cents 5 ssion Quinte-Garce ( 1. 4, c. fe), oûHioq cents au rapport de Diodore. , .

Suse et ses trésors sont en son pouvoir.

Alexandre arnve eu cette ville le vingtième jour de marche ; il s'empare des trésors; l'argent seuF montait à dnqu^te mille talents. Parmi les meubles de prix, on trouva plusieurs objets que Xercès avait enlevés de la Grèce » entre autres les statues d'airain d'Harmodius et d'Aristogiton. Alexandre les renvoya aux Athéniens um les voit encore aujourd'hui dans le Céramique, du côté oit Fou monte vers la ville, vis<à-vis Ib temple deCybèle, près Tautel des Eiidanémiens quis'élève dans le portique eonnu de tous ies initiés aux mystères

d'Eleusis. * •

Alexandre feiCo^l^ÏM'er, selon l'usage des Grecs, une féte aux flainbeaux et des jeux gymniques. Il nomme satrape des Susiens AbuUtes, pei'tamv laisse le iMWunandement de de la citadelle à ]iiazare,4'un dés hétaïres» celui, de toutes les tf)Nipes à Archélaûs ^, et, mardie vers les Perses, il envoie Menés lers les côtes de la Syrie, dé la ri|énicie et de la Gidlie, en qualité de satrape, et lui remet trois i mille talents, avec, ordre 4'en faire j^sser ^ Aitipaterautant q9*il sera nécessaire pour soutenir la^guerre contre les Lneédémoniens.

Amyntas.^ af rt ve^ avec les troupes levées en

Macédoine. iMexandre jeu la cavalerie dansles

dres des hétairesf et les tetassinsdans ceux

e l'infiinterie, par (urdre de nations; Ensuite

' Fils de Pbilon.

'* Les^ttMges présenltelttt à Aleiandre des obseriraUoDS Mtioooi»ia|e^iiie i^rs prédéeessevs aTSient filles , qui renfermaient l'espaee^dixHieafcenttrols ans; Callistèoe, qui aoeompa|snait Mafoidm , |e^enYoya à Aristote.

«Abcdite." * . '

l^1?ils de Tiiéodore. , ^

5 Fib d'AD4ro|i|ène. ' , «

EXPÉDITIOMS D'ALEXANDRE.

il divisa en, àffox corps, pkcés à chaque aile^ celui de la cavalerie qui^ jusque-là n'en avait formé qu'un seul. Il leur donna pour chefs les plus vaillants des hétaïres* ' Alexandre par de Suse avec son armée , traverse le Pasiligre et entre dans le pays des Uxiens; Ceux d'enlre eux qui boitaient les plaines et soumis à la domination des Perses se rendirent* • Les montagnards indépendants an^ noncent au Macédonien qu'il ait à leur payer le tribut qu'ils exigeaie^nt des rois de Perse pour le passage. Mais Alexandre : < Je vous > conseille de vous rendre dans ces défilés où t vous devea m'arréter; c'est là quç Vous re- 1 cevrez le tribut* >

Il prend avec lui ses gardes , les Hypaspistes et huit mille hommes du reste de l'armée» et se dirigeant de nuit par un chemin détourné « ayant pour guides des Susiens» il franchit en une marche des défilé^ inaccessibles , pénètre dans un bourg des Uxiens, les surprend; [plusieurs sont tués dans leurs hls, les autres se dispersent dans les montagnes; lé vainqueur fait un butin considérable. Il marche précipitamment vers les gorges oà il avait donné rendez-vous aux Uxiens pour recevoir le tribut. Cratérus qu'iUvait détaché en aianta dA occuper les hauteiir3 pour fermer la retràile à lennemij lui-même , il redouble le pas, s*empare des défilés, range ses troupes et fond sui* les barbares avec tout J'avanjttge du lieu. *

Consternés iù la rapidité d'Alexandre, jprir vés du poste sur lequel ils compçiient . les barbares fuient sans en v^ir a^ix mains. {Jne grande partie périt sous le fer des Macédoniens qiii les ppucsuivent , une autre dans les précipices; le plus grand nçmbrei s^sjàuvaiUsuri^S montagnes où uiatérus les adevaQ.cés, y reçoivent la mort. Ainsi payfo q^ leur audace, les Uxiens eurent beaucoup de peine a obtenir d'Alexandre ifu'il leur laiitàt leurs terres à la . Gonditioird'un tribut annuel.

Ptolémée rapporte que la mère de Darius supplia en leur faveur Alexandre , et obiint qu'ils conserveraient leurs possessions, mais à eoBditiolii quiis paieraient en tribut aonuéi cent diëvaûx , cîtiq èfents liftes de t*ha^çe et trente mille lête^ 'de bétail , les tJxieàÀ àë céhttàils'^nt ni l'argent ni ragricuUore,,ct «tant un peuple nomade» . . '

33tAf.J.-€.

Alexandrerrenvo|e ensiSte en Perse, par la grande rou^, les bagages, la cavalerie thessalienne, celle des alliés et des étrangers, et les troupes pesamment armées soUs la conduite de Parmënion.

Prenant avec lui Tiilianterle macédonienne , la cavalerie des lieiaires, celle des éclâireurs , les agriens et les archers, il s'avance rapidement par les montagnes.

Arrivé aux t^yles persiques, il y trouve te satrape Ariobarzanf^i la téie de quarante ihllle hommes^ et de sept cents chevaux retranchés dans les gorges dont il a ferîné l'entrée par un mur.

Alexandre campe auxj)ieds, et dè§ le lendemain entreprend l'attaque. La position du lieu la rendait difÇciië ^; les Mac^oniens étaient mblés de blessures par les traits ou par le jeu des machines; Alexandre fil Suspendre l'aetion* Quelques-uns des prisonniers liii promettent alors de le mener par un cHemih ' détouriié. Instroît dç la difficulté de ce passage , il laisse Cratérus dans le camp avec^la troupe qn'il commande, eelle de Méléagre* .quelques archers et cinq cents chevaux. 11 lui ordonne de livrer l'assaut ^ dès qu'Usera mstrjiit par tesoft des tpmpettes du passage effectué, et de l'at* taque qu'il livrera aux Perses. Lui-même, à la tête des Hypaspistes» des troupes de PerdiocaSi des plus habiles archers « de la première «eomfiagnie de ses hétaïres ^ renforcés par on peki* ton de cavalerie, s'avance pendant la nuit * à cent stades * , fait un détour, et s'approohe des ¥yle8i- .

Amyntas» Philotâs eiGœnits cnnduiâentle reste de larmée par hi plaine. Ils doivent jeter «n pont sur le fleuve qui leur ferme l'eatrée de la Perse.

Alexandre poursuit sa route rapidement et pi*esque toujours à i%^Goursei nnlgré l»ditt<* cultes. Arrivé avant le jour au prehiier poste des barbares , il ^gojngc les ga^rdes aiftucëes * traite de même le Second poste; eaux du titoi-

. *OB4^filé4tttt«i'aoottBÉaiMttdesT<ieralo|iiUeirnwH Alexandre n'était point Xenès , et Ariobarzane eMore moine Lëonidas.

> La ntiit est fiiTonibte aux iiruptiont , aortont l'heure deti aecQJlde réHi. (Tit IM <• fi iond. i^ ' «Troiflleuea»

ssitf.1^ IIYRE lUi CHAPITRE TH. > «11

sième.fuient àfion approche^ non dans lecamp | CHAPITRE Vi|.

d*Ar7obarzûne, mais sur les hauteurs où la crainte les pousse; de sorte qu'au point du jour Alexandre atiaque à rimppovîste le camp de l'ennemi. A peine on parut devant les retranchements , que Gratërus, averti par Tëclat des trompettes 9 donn^ l'assaut. L'ennemi, épouvanté^ fuit sans en venir au!|^ mains; pressés de tous côtés, et par Alexandre et par ceux de Cratérns, beaucoup tentent de regagner leurs retranchements, mais les Macédoniens s'en étaient emparés par les soins dePtolëmée, qu* Alexandre, dans l'attente de lëvénement, y avait détaché avec trois mille hommes d'infiin^erie. La plupart des barbares tombèrent sons les coups des Macédoniens; la (erreur a'emparant des autres*, ils fui^t à travers les> précipices où ils périrent. Ariobarzane , avec quelques chevaux, se sauve dans les montfrgnes.

Alexandre , se portant rapidement vers i« gros de Targiée, traverse le pont que les siens avaient jeré; et 's'avance à gramiM journées dans la Perse, pour ne point laisser, à ceux qui gardaient le trésor royal, le temps de le piller a.vant son arrivée. 11 s'empare également de l'argent que Cyrus Tancien avait accumulé à Persépolis.

Alexandre établit Pfarasaorte satrape des Perses*, et brûle le pabis des rois^ contre l'avis de Parménion, qui demande en vain qu'on l'épargne. C'était, disait-il; ruiner yns aucun avantageses conquêtes; c'était aigrirlës Asiatiques qui s'imagineraient qu'Alexandre n'avait d'autre but que de ravager l'Asie, sans vouloir la conserver. Mais celuî-ci : t Une ar- » mée perse est venue en Grèce, a détrtrft 1 Athènes, brûlé nos temples> dêva&lë tout le fc pays; ]ë dois cette vengeance aux Gret^. >

Alexandre en agit ici avec peu de prudeilbe, et ne vengea nullement l'outrage que les anbiens Perses avaient fait k la Grèce.

FUideRhéomitres,

Gonqoéte de la Hédie.v-Plan de Darios*; Alexandre l'emparé da pays det Parétaqaes.» Alexandre [ioiirsuU Darius dans la Médie ; frandilt les pylei caipiennes.-^Darias trahi et arrêté par \eé stens. ^ Meurtre de ce prince . — Réflexibiis Mir sa mort et aa fDrtmie.

Alexandre , apprend que Darius s'est retiré danfs h Médie , il j vole ^ . En effet, telle était ]/i résolution de celui-ci : qu'Alexandre s'arrête à Suse et à Babylone ; Darius, att^drait chez les Mèdes les révolutions que pourraient éprouver les affaires du conquérant. Que s'il était poursuivi par l'armée victorieuse , il fuirait chez les Parthes , chee les Hyrcaniens, et même jhsque dans la Bactriane> dont il ravagerait tout le pay^, pour ôter à l'ennemi les moyens de le poursuivre longtemps. Il envoledoncauxPylescaspiennes les femmes, le b^igage et tout l'attirail qu'jl traînait à sa suite, et s'arrête à Ëctabane avec le peu de troujf^es qu'il a pu rattassér»

Alexandre , marchant à sa poursuite , tombe sur le pays des Parétaques» s'en empare) et leur laissa" pour satrape 13xathres ^, qui avait déjà gouverné Suse en cette qualin$.

On lui annonce on chemin que Darius vient h sa rencontre i qu'il veut encore une fois leilter la fortune des armes; que les Scythes et les Gadusiess se sont réunis aux Perses; Alexandre laisse derrière lui toui le bagage, sivec ordre xït le suivre, et mdrch^, avec toutes ses troupes jaugées en bataille^, vearsia Médîç , où il arrive le dpuzième jour. Ih*eçoit alors des nouvelles contraires : il apprend que Darius a'a d'autre espoir que dans 1% fuite ; il i«doubIe'd*af deur ji le potirs*uivi*e* A trois ^uniéfts''^d'£cbatane , Bi&thanes , fils' d'Ochus ', qui avait «égné em Perse avant Darius S vient au-devant d'Alexanl>» dre» et lui annonce que celui-ci a pris la fuite

' La Perse^ était rabjugoife; nnii«IMiriu%tiTaitedcore, et ce fimtôme de roi , tout impuisaàot qu'il <Hait , alâr- < 'malt rambition d'Alcxondre. Il Toolat , oMinie tous lea «onquérants vulgaires , iTatsurer de la perioiyiê du priflse qu'il dépouittalt, pour jouir en pali de sa ooorouie. (Histoire dei hommes , 273.) •

» Fiis d'Abulite.

^FUsd'OckiU,

4 Ars^, et non pasOchus» ^U ni de Perte «Tsat-DS'^ EÎus. (Vo^ ci-dessus, p. 591. )v

depuis cinq joars , avec neuf giille hommes , dont six mille featassins, emportaut de la Médie septmiUe talents.

Arrivé à Ecbaiane, Alexandre renvoie vers les côtes la cavalerie ibessalienne et des autres alliés, sous la conduite d'Epocilins \ escortés de quelques chevaux , parce qu^il retint les leurs. Il ajouta deux mille talents à leur solde , et ne garda près de lui que ceux d'entre eux qui voulurent y rester ; ils se trouvërjent en assez grand nombre. II icrit à Menés de fournir aux autrçs les bâtiments nécessaires pour les conduire vers l'Eubée. Il donne ordre à P|ir; ménionde rassembler tous les trésors delaPerse dans le fort d'Ecbatane^ sous la garde d'Harpalus, et de plusieurs affidés qui défendraient h place avec sfac mille Macédoniens et quel* ques chevaux ; Parménion doit passer ensuite en Hyrcanie, par le territoire des Cadusiens , avec les étrangers , les Thraces et le reste de la cavalerie, excepté ceHe des hétaïres.

Alexandre écrit à Clitus , commandant les compagnies royales , et qu'une maladie retenait à Suse, de venir le rejoindre chez les Parthes , en prenant à son passage les Macédoniens laissés à Eebaiane. Lui-même , à lu tête de la cavalerie des hétaïres, des troupes légères, des chevaux étrangers à sa solde , sous la conduite â'ÉrIghis, de la phalange macédonienne , hors ceux laissés à 4a garde du trésor, dé^ archers et des agriens , poursuS vivement Darius.

La marche foroée lui fit laisser un grand ttdmbrede malades sur la route, et perdre beaucoup dechevaux. Lrind^ralentirsa course, il arrive le onzième jour à Rhagues. . Le douzième Teût conduit aux^Pyles cgspiennes, vais Darius les avait déjà passées ; partie de ceux qui raccdlbpagnaieot dans sa fuite se retirèrent dans leurs foyers, partie vinrent serendre à Alexandre , qui , perdant toutespoir d*aileiirdre Darius , demeura cinq jpurs à Rhagues , pour donner du r^pos & ses troupes/Il nomme

4 Fils de Myeide.

* * T<oii-K8lenient 0 brûla le palais de Persépolis , mail eneore il expoUa celai d'Eobatane. Après être entré dans mi -déâil drooDstj^ci!^ <or les ridiesses do ce palais , sur ror et rar^nt dom les oûioiineBdes péristyles étalent incnistées , ( Polybd 1. 10, n.« 24) nous dit que ces ridiesses en^kireflttrnKliées lonqa'Aleiandre et les Naoédoidens fiuDPit à EdMdane, t *

D'ALEXANDRE

satrape de Mëdie Oxydâtes, que Darius avait pris et laisse à Suse dans les fers; ce qui lui concilia l'amitié d'Alexandre.

II marrheavec son armée vers les Parthes , fait la première halte aux Pyles ca^piennes, les passe le lendemain, et pénètre dans un pays cultivé. Mais apprenant qu'il avait un. dli^rt intérieur a traverser, il envoie Cœnus fourrager avec quelques chevaux et qi/elques fantassins, pour approvisionner l'armée.

Cependant Bagistanes, un des premiers de Babylone, et Antibelus, un des filsdeMazëe, arrivent de l'armée de Darius. Ils annoncent que ce prince est arrêté par Kabarzanes qui accompagnait sa fuite, à la tête de mille dievaux , et que Bessus, satrape de la Bactriane , ainsi que Bradas, satrape des Aracbotes et des Drangues, le retiennent prisonnier.

A cette nouvelle, Alexandre crut devoir redoubler sa marche. Ilprendavecluises hétaires, des chevaux légers , l'élite de son infanterie, et part sans attendre le retour de Cœnus* Il laisse à Cratérus le coummndemeni du reste de t'armée, avec ordre de le suivre àpetites journées,

IjCs siens ne porteotque leursarmes , et des vivres pour deux jours.

Il marche toute la nuit et ne s'arrête que le lendemain à midi, pour faire reposer le soldat. Continuant sa ro«te vers le spir, il arrive au point do jour , et ne trouve point l'ennemi dans le camp d'où était parti Ba^stanes. On lui confirme que Parius, prisonnier de Bessus, est traîné sur un char ; que celui-ci a été porté au commandement par la cavalerie bactriane et les. autres barbares. Artabaze, ses enfants et les Grecs, toujours fidèles à Darius, n'approuvaut ni ne pouvant empêcher cette trahison , s'étaientTetirés sur les montagnes, sans vouloir reconnaître Bossus. Le projet des autres était, si Alexandreles poursuivait, de lui livrer Darius, et d'obtenir j[;race à ce prix; sinon de lever^la plus de troupes qi^'ils pourraient , e^ de se partager l'empire, qu'ilssegftraniîssai^nt réciproquement. Bessus les commandait pour l'instant, comme parebt de Darius , et satrape du pays dansHequet ils se trpiivaient.

Cette nouvelle ranime l'ardeur d'Alexandre ; malgré les fatigues que ses troupes et ses chevaux avsû^nt éprouvées dans une longue route, il force sa n^arche toute lajiuit , et le jour sui-

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