‹ Choix des historiens grecsChapitre 153 sur 286 · LIVRE Itl, CHAPITRE Vllt · texte numérisé non relu

LIVRE Itl, CHAPITRE Vllt

ifant, à midij il arrive près d'an boarg où les fuyards avaient caiçpë la veiUe.

Il apprend que les barbares doivent marc1te^ de nuit. Il peut les couper par un chemin plus court y mais il n'y trouvera j^oint d'eau : n'importe, il s'y fiait conduire. Son in£uiterie ne pourrait suivre les chevaux ; cinq oei^ divaliers cèdent les leurs à autant de fentassins d'élite, et à leurs officiers qui les montent , sans changer d*armes. Nicanor , commandant les , Hypaspisles, Attafus, chef des agriens, et quelques autres légèrement armés, suivent la route qu'ont prise les fuyards; le reste de l'ififanterie marche en bataillon carré. '

Alexandre part sur le soir, et court à toutes brides. Après un chemin de quatre centsstades» au point du jour, il atteint les barbares qui fuyaient en désordre et sans armes. Peu lu; résistent : à son aspect , la plupart se sauvent sans combattre; quelques-uns périssent dans l'action ; tout le reste prend là fuite.

.Cependant Bessus et ses complices entrât* neqt Darius. Dès qu'ils se virent pressés pat Alexandre , Satibarzane et Barzaeâte massacrent Darius , le laissent mourant, et s'échappent avec six cents chevaux.

A r arrivée d'Alexandre, Darius n'était plus. Le vainqueur envoie son corps aux Perses pour recevoir la sépulture et les honneurs funèbres rendus à ses prédécesseurs.

Il établit sîitrape des Parthes et des Hyrcanlens le Parthe Ammynape, qui, de concert avec Haacès, lui avait livré TÉgypté, et lui adjoint TIepolème S un des hëtaires.

Ainsi périt Darius, à l'âge de cinquante ans, Aristophon étant archonte , à Athènes, dans le mois hécatombœon ^. Ce prince, faible et peu versé dans Paît militaire , n'opprima point ses peuples : attaqué par les Grrcs et les Macédoniens, il n' eurent pas le temps ; et quâiffl il en aurait eu la volonté , ses propres jîéf ils suffisaient pour l'en détourner. JÎ fut ng^lbeureux pendant tout le cours de sa vie, etson règne ne fut qu'un enchaînement de calamît^. •

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.En effet, la guerre commença parla défiule de ses satrapes sur leGranique ; il perdrionie, les deux Pbrygies, la Lydie et la Carie, à l'exception d'Halicamasse , qui lui fut bientAt enlevée ainsi que toutes les côtes maritimes jusqu'à la Cilicie. Battu complètement lui-même , prèsd'Issus, il voit sa mère,sa femme,ses enlants, tomber au pouvoir de l'ennemi; dépouillé de la Phénicie et de l'Egypte , il livre la baiaille d'Arbelles, s'enfuit des premiers, et perd une armée innombrable, l'élite de vingt nations. Fugitif, banni dans son empire, dénué de tout secours, roi en même temps et captif de ses sujets» il est traîné avec ignominie par les compagnons de sa fuite , qui le trahissent et r^orgent. Et , par un contraste étninge , on le voit obtenir , après sa mort , des obsèques magnifiques, ses enfants une éducation convenable, e( Alexandre devenir son gendre.

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