‹ Choix des historiens grecsChapitre 172 sur 286 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Sur rinde et les habitants; passage de llndus. — Grandeur de rindiis et des antres fleuves de Tlnde.— Carac-» tèrc des Indiens. — IHSrt^UHi sur le mont Tanms on Caucase ; sources des fleuves de YÀâe, — Division de TAsi ; bornes de r înde : origine lia ses plaiDes.— Détails sur le passage de l'Indus. -* Enlrée dans Taxile.

L'Indos est le plus grand des fleuves de l'Europe et de l'Asie, à l'exception du Gange ; ses sources tombent du Çaropamise, qui termine la chaîne du Caucase, à l'orient : il se décharge au midi dans l'Érylhrée par deux embouchures marécageuses ainsi que celles de rister, et qui présentent, comme le Nil ^ la forme d'un triangle , que les Grecs appellent Delta^ et les Indiens Pattala. Voilà ce que j'ai pu recueillir de plus-certain sur l'Indus.

I Taxile est un nom grec ; il est difficile de deyinerle mot indien qu'il représente.

' Quoique llndus ressemble au Nil en ce qoll forme le centre d'une vallée et arrose de ses eaux un pap où la pluie ne tombe jamais, il diffère de ce fleuve en quelques points plus essentieb.

La carte est ooiif crte de noms d'aadaines vffles et de villages modernes situés sur les bords du NU , tandis que npus ne rencontroos sur ceux de l'Indus , dans un cours de quatre oents milles , que deux places importantes.

D'ALEXANDRE. * sa ».,.<.

On voit aux Indes d'autres fleuves, l'Hyda&pe, l'Acésinès, l'Hydraote et THyphase, qui, par leur étendue considérable, sont à tous les fleuves de l'Asie ce que l'Indus est à eux , ce que le Gange esta l'Indus.

Ctésias , si cet auteur a quelque poids, détermine la moindre largeur de l'Indus à quarante stades % la plus grande à cent ^ et la moyenne à soixante-dix '.

Alexandre passa le fleuve an point du jour avec toute son armée.

Je ne traiterai point ici de l'Inde, de ses lois, de ses productions , des animaux extraordinaires qu'elle nourrit, des poissons monstrueux qu'on trouve dans ses fleuves. Quant & ces fourmis qui font de l'or, à ces griffons qui le gardent , ces contes appartiennent à la fiible et non à l'histoire, et les auteurs en sont d'aatant plus prodigues qu'il semble difficile de les convaincre de fausseté.

Alexandre et ceux qui l'ont suivi ont remarqué dans leurs propres historiens unefoidede mensonges. Ils se sont assurés dans les Indes, dont ils ont parcouru la plus grande étendue, que ces peuples simples n'avaient ni trésors ni luxe. Les Indiens ont le teint d'un brun foncé: Ils sont de haute taille, ils ont près de cinq coudées de haut ; ce sont les hommes les plus grands et les plus belliqueux de l'Asie. Je ne leur compare point les Perses dont la valeur, guidée par Gyrus , ^enleva aux Mèdes l'empire de l'Asie et soumit plusieurs nations. Ces Perses étaient pauvres, et habitaient un pays sauvages, et vivaient sous des institutions assez semblables à celles de Lycurgue ; et s'ils furent vaincus par les Scythes , je ne sais s'il fout l'attribuer à leur infériorité plutôt qu'aux désavantages du poste, ou à la faute de leur général.

Je me propose de rassembler, dans un ouvrage spécial sur les Indes, tous les détails dignes de foi et d'attention , d'après les récits qu'en ont laissés et ceux qui accompagnèrent Alexandre, et Néarque qui parcourut la mer des Indes , et Mégasthène et Eratosthène , auteurs croyables. C'est là que je décrirai les mœurs, les lois , les productions extraordinai-

> Cinq quarts de Meiie.

* Trois lieues.

'EnTiron 2 lieues.

res de ces contrées, et les détails du voyage de Néarque; ici je dois me renfermer dans Thistoire des exploits d'Alexandre,

La chaîne du Taurus coupe l'Asie : commençant à Micale qui regarde Samos » et suivant par la Pamphiiie et la Cilicie, elle se plonge dans rArménie, la Médie au-delà du pays des Parties» des Cborasmicns jusque dans la Bactriane, oii elle s'attache au Paropamise,

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