‹ Choix des historiens grecsChapitre 174 sur 286 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Marche vers THyda^w; positioD de Pon» — Difficolté de paaser le fleuve. --Ruae d'Alexandre; ses dispontioDS. — Passage de THydaspe. — Erreur et nouTelles dispositions d'Alexandre; son ordre de bataille. — Tariatioos des rédts sur cet événement

On annonce que de l'autre côté de l'flydaspe Porus attend Alexandre avec toute son armée, pour lui barrer le passage ou le combattre ensuite.

Alexaiidrë env(»e alors Cœnds ' vers l'Indus pour en retirer lés bâtiments qui liii avaient servi à le traverser » , avec ordre d'en démonter les pièces et de les conduire vers l'Hydàspé. Cet ordre est exécuté; les plus petits sont rompus en deux, les plus grands en trois; on les transporte sur des chars jusqu au neuve, on les y rassemble, on les meta fiots.

Alexandre , rétinis^ant toiites les troiipés qiîî l'avaient accomjpagfiié à Taxile , et cinq mîllè indiens sous la conduite de leur prince et des principaux dli fiays, marche vét's l'Hydaspe et cânipe sur ses bords. Potms parut de ràd* tre côté avec toute soii armée et ses éléphants. U défendait lui-même le passage du fleuve en face d'Alexandre, après avoir envoyé des détacbenienu sur les autres points où l'on aurait pu icntet^dele traverser.

A la vue (ie ces dispositions, Alexandre, pour tromper et inquiéter Poirus sur les sieiànes , divisa aussi son armée en plusieurs corps sous de nouveaux feommandantâ , qu'il jeta sur diflërerils poinLs, et qui devaient reconnaître lés giics et ravager le pays ennemi, tl atfectâ aë rassembler dans son camp des provisions immenses, tirées dés pays en-deçà de l'Hydaspe, pour laisser croire à Porus qu'il attendrait r hiver où les eaux de cç fleuve sont plus basses. En effets «lies éuient alors grossies par les pluies abondantes qui tombent dans les Indes pendant le soUticc d'été ; ajoutez à oela ((ue lés chaleurs fondent les neiges sur le Caucase, où la plupart des fleuves de Tlnde prennent leur sourde» Leur cours hn est troublé et rendu plus

« f'ils de Polémbcrale.

i Cëltë |)hi âsê Côtitrédil te qh'Alf iéti i écHl i>las thUt, ^11 hfe sMU si é'éHBl ttif UÛ pbm de MlMttx IM «If tib pont à demeure iju'Alcxaodre avait patisé l'Indus.

rapide; naia en hiver ils reatrent dans lear lit, el, û l'exception du Gange, de l'Indus et de quelque autre ,Jon peut les traverser à pied ^ aioai que l'ttydaspe.

Alexandre avait répandu le bruit qu'il attend drait ce moment. D* un autre oôté^ les radeaux ei les bâtiments conduits sur difliérents points du fleuve , toutes les troupes qui couvrent son rivage tenaient Tennemi ,en haleine, et ne lui permettaient pas de prendre un parti décisif.

Alexandre, du fond* de son camp, observait tous les mouvements e\ épiait i'nistânl d'ef-* fectuer le passage à Timproviste et àl'insu dt l'ennemi. Il rtobnnaissaitla difficulté de passer en face dePorus; le nombre des éléphants, ce* liiîdies Indiens, tous bien armés, et disposés au combat, prêts à tomber sur les Grecs an sortir du fleuve , l'inquiétaient d'autant plus » qu'il prévoyait que l'aspeet et les cris des éléphants mettraient sa cavalerie en désordre » et qu'on Ile pourrait être maître des cheva<ix,qui se précipiteraient dans le fleuve ; H sentit qu'il follait avoir lecours à la ruse : voici celle qu'il em(doya.

La nuit , il fait courir sa cavalerie le long du rivage , ponsser de grand <eris et sonner les trompettes, comme si on eût effectué le passage pour lequel tout était disposëi A ce bruit, Porus accourt aussitôt sur le rivage ; Alexandre de rester eu bataille sur le bord. Cette feinte étant répétée, et Porus, ayant reconnu que le mouvement se bornait à des cris, cesse de s'ébranler alors qu'on les répète, et se contente d'envoyer des éclaireurs sur les différents points du rivage,

Alexandre, voyant Porus tranquille, songe à exécuter son dessein. A cent cinqoantt stades du camp^, s'élevait un rocher, que tourne THydaspe : en face ; et an milieu du fleuve , s'offre une Ile déserte ,* l'un et Tantre sont couverts de bois; Ales^dre, après les avoir reconnus « les jugea très-pra|)res'ià masquer le passage de ses troupes. 11 avait établi le long du rivage des gardes avancées, assez rapprochées pour communiquer facilement. Pendant plusieurs nuits il lait pousser de grands cris, et allumer des feux sur différents points. Le

' Oq a rappioehé ém &éi$iUépên du néme rédft. * Quatre ou dnq lieues.

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