POLYMNIE. — LITRE VII
dos
W rafuMiit de la Moenrir; si sesdéfeineuM, qui ea sont 'a pkM «une piirite > sont réduit» à im peiil Bombra , il Ml à oraindre que toute la ^riee m périase. Car ae voua Bailea paa que le rei, après avoir rempotié la vieieire et Mua avoir sotjuguës, n'ailie peajusqu'^ vous. Bi*eiiei voa précautioas d^avaoce. En Miua aeeeurdttt « vqiia iravatlier^a à votre propre afti^é. Une entrepriae bien coBoertée eai presque toujours eouroBnée du sueeia.
GLVHL ••— Grecs, répondit avec véhëoneBee ÔeloB , «eus avea k iMirdiesse et l'iaeeleBee de m^iaif lier à Jehidre mes ferees aux vAires eentre les ^rses; et lorsque je vous priai de me secourir contre les €aribaf*)oeis, avee qBÎ j^élais en guerre; lorsque J*implora) votre assistanoa pour venger , sur les habliaBls ë'iC|)este , lu mort de DorWo , fifs d* Anaiandrides , el que j'offris de contribner à re* flueilre ob liberté les por»s el villes de eom« iMree» qui vous proouraienl beduoonp dHi* wutta(]eaet de grands profils , non-seulement ¥Ous refosftte^ de wnir à mon secours, mais B^care vous ne vonlAies pas venger avee moi l'Biiasaiimt «le floriée. Il n'a deao pas tenu à ymm que ee pays bo soil enlttremeBt devenu ka ppQÎB des Barbares. Mats lea ekoses ont fHfh iiBB iBBrBure plus fiivorable. Mainter BiMst doBe que la fwerre est à voire porte el BséBiB ehea vous , vous vous souvenez enfin en 6ék>B. Queiaue vous ob ayei a{fi avee bibI d^HBO maaiere méprisante, je no vous rfaaemblerai point , et je suis prél à OBVByer à voUf secours deux eents trirèmes , vin{;l aaiMB bopHies , deux mMIe hommes de eava* iafie , deux mille arébers , deux miHe frondenra, et denx nMlle hommes de cavalerie léÇère. Je m'engage aussi à fournir du blé pain* lOBie f armée jusqu'à la fin de la guerre; malae^est à roadiUon que Ten aurai le comman^menl. Autremeni , Je n'ira! point en persoBBO h œtle expédition, et je n'y enver* Vol atieon de mes sujets. > CSLIX. Syagms , ne pouvant ae contenir : Certes , dil-ii , ee serait un grand sujet de douleur pour Agamemnon , s'il apprenuil que les Spartiates se fussent laissés dépouiller du commandement par un Gélon et par des Syracusains. Ne nous parlez phts de vous le
i eéder. 81 vous voulez secourir la Grèce , ss-
> ehez qu'il vous faudra ol)éir aux Lacédénio-
> nions; si vous refusez de senir sous eux,
> BOUS n'avons pas besoin de vos troupes. > GLX. Gélon , apercevant assez par cette réponse Péloignement qu'on avait pour ses demandes , lenr fit enfin celte autre proposition : c Spartiates, les injures qu'on dit à un homme
« deGœurexdtentordfnairementsacolère;mais ' vous aurez beau me tenir des propos insultants, voua ne m^engagerez point à vous fiiire BBi réponse indécente. Si vous êtes si épris du commandement, il est naturel que j^ le sois eneoreplus, ptdsque je fournis beaucoup plus de troupes et de vaisseaux que vous n*en avez. Mais puisque ma proposition vous r^- ' vohe, je veux bien relâcher quelque chose de mes premières demandes. Si vous prenez pour • vous le eommaedemeni des troupes de terre, je me réserve celui de l'armée navale; si' voua aimez mieux commander sur mer, je commanderai sur terre. H Kim , ou vous contenter de Tune de ces deux conditions, ou re* tourner ehez vous, et vous passer d'un allié tel que moi. »
CLXf. Telles ftireni les offres de Géfon. L'amkaissadettr d'Athènes , prévenant eeint de LaoédéBiBne, répondit en ces termes : c Roi de Syracuse, la 6rèce n'a pas besoin d^un général* mais de troupes ; et c'est pour vous en deBMmder qu^eHo bous a députés vers vous. Cependant vous nous déclarez que vous n'en enverrez pas si Ton ne vous reconnaît pour général, taat est grande l'envie que vous avez de nous commander. Quand vous demandâtes le eommandement de toutes nos forées, nous nous contentâmes, nous autres Athéniens, de garder le silence, persuadés q«e l^ambassadenr de Lacédémone saurait vous répondre et pour lui et pour nous. Exelu du eommandement générai , vous vous « bornea HMiInteBanl à eekii de la flotte; mais , les choses sont au point que, quand même le liacédémoniea vous l'aeoofderait , noq^ ne le souffririons jamais; ear il nous appartient, du mohis au reiba des Laeédémonlens. S'ils veuloBl proBdre eehiide la flotte, nous ne tolemr disputerons point ; nrais noos ne le céderons à nul autre. Et en effet, ce serait bien enirain que nous posséderions la phis grande partie
de rarmë^' navale des Grecs. Quoi donc ! nous autres Aihéniens , nous abandonnerions le commandement à des Syracusains , nous qui sommes le plus ancien peuple de la Grèce; nous qui , seuls entre tous les Grecs, n'avons jamais changé de sol * ; nous enfin , qui comptons parmi nos compatriotes ce capitaine qui alla au siège de Troie, et qui était, comme le^it Homère, des plus' habiles pour mettre une armée en bon ordre et pour la ranger en bataille! Après un pareil témoignage, nous ne devons point rougir de parler avantageusement de notre patrie. > ; CLXIL • Athénien, repartit Gélon, vous ne manquez point, à ce qu'il parait, de généraux, mais de soldats. Au reste, puisque vous voulez tout garder sans vous relâcher en rien , retournez au plus tôt en Grèce, et annoncezlui que des quatre saisons de l'année on lui è a ôté le printemps. » Il comparait par ce propos la Grèce, privée de son alliance, à une année de laquelle on aurait retranché le printemps. «.
CLXUl. Après cette réponse de Gélon, les ambassadeurs des Grecs remirent à la voile. Cependant Gélon, qui craignait que les Grecs ne fussent pas assez forts pour vaincre le roi , et qui d'un autre c6té aurait cru insupportable et indigne d'un tyran de Sicile d'aller servir dans le Pélopon^ sous les ordres des Lacé- , démoniens, négligea ce pkm pour s'attacher à un autre. Il n'eut pas plus tôt appris que le roi avait traversé l'Hellespont, qu'il donna trois vaisseaux à cinq rangs de rames à Cadmns, fils de Scythes, de Tlle de Cos, et l'envoya à Delphes avec des richesses considérables et des paroles de paix ; il avait ordre d'observer l'événement du combat, et, si le roi était vainqueur, de lui présenter l'argent qu'il portait, et de lui offrir en même temps la terre et l'eau ^ur toutes les villes de ses états; et si les Grecs, au contraire, remportaient la victoire, de revenir fia Sicile.
CLXIY. Ce Gadfflus avait auparavant hérité de son père la souveraineté de Cos. Quoiqu'elle fût alors dans un état de prospérité et que sa puissance y fftt bien affermie, il l'avait cependant remise aux habitants sans y être forcé par
• ' Voyesliv. lySLTi.
4S0 ÂV. J.-C.
des circonstances SICheuses , mais volontairement et par amour pour la justice. Étant ensuite parti pour la Sicile, il fixa sa demeure avec les Samiens à Zande , dont le nom a été changé ea celui de Messane. Gélon, persuadé des motifs qui l'avaient fait venir en Sicile , et de l'amour qu'il lui avait vu pour la justice en plusieurs autres occasions , l'envoya à Delphes. Il faut joindre à ses autres actions pleines de droiture celle-ci , qui n'est pas la moindre. Haitre de richesses considérables que Gélon lui avait confiées, il ne tenait qu'à lui de se les approprier; cependant il ne le voulut pas. Hais après la yU>toire que remportèrent les Grecs sur mer ^ et le départ de Xerxès , il retourna en Sicile avec toutes ses richesses.
GLXY. Les peuples de Sicile disent cependant aussi que , sans les circonstances où se trouva Gélon, ce prince aurait donné du secours aux Grecs , quand même il aurait dû servir sous les Lacédémoniens« Tériile, fils de Grinippe, tyran d'Himère, se voyant chassé de cette ville par Théron, fils d'iEnésidémus, monarque» des Agrigentins, avait fait venir dans le même temps, sous la conduite d'Amilcar, fils d'Hannon, roi des Carthaginois, une armée de trois cent mille hommes , composée de Phéniciens, de Libyens, d'Jbéiiens, de ligyens, d'Hélisyces, de Sardoniens et de Cyrniens. Le général carthaginois s'était laissé persuader par Thospitalité qu'il avait contractée avec Tériile , et surtout par le zèle que lui avait témoigné Anaxilas, fils de Crétines, tyran de Rhégium, en lui donnant ses enfants en otage» afin de l'engager à venir en Sicile venger son beau-père. Il avait en effet épousé Cydippe , fille de Tériile. Les Siciliens disent donc que Gélon, n'ayant pu par cette raison secourir les Grecs, envoya de l'argent à Delphes.
GLXVI. Us disent encore que, le même jour que les Grecs battirent le roi à Salamine, Gélon et Théron défirent en Sicile Amilcar. Cet Amilcar était, suivant eux. Carthaginois du côté de son père, et Syracusain par sa mère ; sa valeur l'avait élevé au trône de Carthage. J'ai ouï dire qu'ayant perdu la bataille , il disparut, et qu'on ne put le trouver nulle part.
< Celle de
4aaAv.j.-c
POLYMNIË. —LIVRE VU.
iii TÎf ni mort , quoique Gélon Teût iait chercher partout.
CLXVII. Mais les Carthaginois racontent la •chose de cette manière, qui me parait très vraisemblable. La bataille » disent-ils , que les fiartiares livrèrent aux Grecs en Sicile commença au lever de Taurore, et continua jusqu'au coucher du soleil. L'on assure qu'elle dura tout ce temps-là. Amilcar, reste dans le camp pendant Faction» immolait des victimes dont les entrailles lui promettaient d'heureux succès, et les bradait tout entières sur un vaste bûcher. Mais a'étant aperçu » pendant qu'il était occupé à faire des libations sur les victimes, que ses troupes commraçaient à prendre la fuite, il se jeta lui-même dans le feu, et bientôt, dévoré parles flammes, il disparut entièrement. Enfin, «oit qu'il ait disparu de cette manière, comme le racontent les Phéniciens* , soit d'une autre , comme le rapportent les Syracusains, les Carthaginois lui offrent des sacrifices, et lui ont élevé des monuments dans toutes les villes où ils ont établi des colonies, dont le plus grand nombre est à Carthage. Mais en voilà assez sur les aflaires de Sicile.
CLXVIU. Les ambassadeurs qui avaient été en Sicile tâchèrent aussi d'engager les Corcyréens à prendre le parti de la Grèce, et leur firent les' mêmes demandes qu'à Gélon. Les Corcyréens répondirent d'une façon et agirent d'une autre. I Is promirent sur-le-champ d'envoyer des troupes à leurs secours , ajoutant qn'ib ne laisseraient pas périr la Grèce par leur négligence, puisque, si elle venait à succomber, ib se verraient eux-mêmes réduits au premier jour à une honteuse servitude; mais qu'ils la secourraient de toutes leurs forces. Cette réponse était spécieuse. Mais quand il fallut en venir aux effets , comme ils avaient d'autres vues, ils équipèrent soixante vaisseaux, etnelesayant foit partir qu'avec peine, ils s'approchèrent du Péloponèse, et jetèrent l'ancre près de Pylos et de Ténare, sur les côtes de la Laconie , dans la vue d'observer quels seraient les événements de la guerre. Car, loin d'espérer que les Grecs remportassent la victohre^ ils pensaient que le roi , dont les forces
' Hérodote comprend soof w nom les Garthasinois , qid étatalone colonie dei Ptateiaieni.
étaient dé beaucoup supérieures, subjuguerait la Grèce entière. Ils agissaient ainsi de dessein prémédité, afin de pouvoir tenir ce langage au roi : c Seigneur , devaient-ils lui dire , les Grecs » nous ont engagés à les secourir dans cette
> guerre. Mais quoique nous ayons des forces » considérables et un plus grand nombre de » vaisseaux , du moins après les Athéniens , » qu'aucun autre état de la Grèce, nous n'a-
> vous pas voulu nous opposer à vos desseins ,
> ni rien faire qui vous fût désagréable. > lis espéraient par ce discours obtenir des conditions plus avantageuses que les autres; ce qui, à mon avis , aurait bien pu arriver. Cependant ils avaient uns excuse toute prête à l'égard des Grecs; aussi s'en servirent-ils. Car les Grecs leur reprochant de ne les avoir pas secourus, ils répondirent qu'ils avaient équipé soixante trirèmes ; mais que les vents étésiens les ayant mis dans l'impossibilité dédoubler le promontoire Malée, ils n'avaient pu se rendre à Salamine, et que s'ils n'étaient arrivés qu'après le combat naval, ce n'était point par aucune mauvaise volonté de leur part. Ce Ait ainsi qu'ils cherchèrent à tromper les Grecs.
CLXK. Les Cretois, se voyant sollicités par les députés des Grecs , envoyèrent demander au dieu de Delphes , au nom de toute b nation, s'il leur serait avantageux de secourir la Grèce, c Insensés! leur répondit la pythie, vous vous » plaignez des maux que Minos^ vous a en- * » voyésdans sa colère à cause des secours que » vous donnâtes à Ménélas, et parce que vous » aidâtes les Grecs à se venger du raptd'iiné » femme ^ que fit à Sparte un Barbare, quoi- » qu'ils n'eussent pas contribué à venger sa » mort,arrivéeâ'Camicos,et vous voudriez sn-
> core les secourir ! » Sur cette réponse , les Cretois refusèrent aux Grecs les secours qu'ils leur demandaient.
CLXX. On dit que Minos, cherchant Daedale,' . vint en Sicanie , qui porte aujourd'hui le nom de Sicile ,* et qu'il y mourut d'une mort violente ; que quelque temps après, les Cretois, excités^ par un dieu , passèrent tous en Sicanie avee une grande flotte , excepté les Polichnites et
* MîDOf , second du nom , et postérieur ao premier de cent vingt am ou enriron. «
* L'enlèvement d'Hélène par Aleiandre,aQtrenieo( dit Paria.
UISTOm£ U*H£ROIK)'rË.
les Prsesifias » «| fusils aa^i^gèreat p^adaul ciaq ans la ^Ule é» Ganico» » qui de Dioa leiop» était liabilée par des ÀgrigenliDS t ^fin que, ne pouvant ni la prendre, ai en coniiniier le siège, à cause de la famine doni ils étaieol tourn^n^ tés , ils le levèrent ; qu ayant été («rpiii d'une tempête furieuse près de Vlapyiiîe» iU furent poussés sur (a céte avec violi^nce ; qi|« teitrs ¥dtss( aui( s*étant ))ri5éa, el n'ayant plua de f^% soun^e^ pour se transporier en €rèie, ils resi tèi*^t dans le pays« et y bûtireni In viUi» d'Hy^ ria ; qu iln dmngèrtni ensuitn leur nem de Gréioii en celui d'Iapy^es^eiiapieiis, et fine d'insulaires qu'ils avaient été jusqu'alora» ils devinrent habitants de terre ferji»e; <|«e nette viUn envoya par la snîte des eoloniesi que lond» tempa après , les Tarenlina» ebereliant à les dé« Irwe» reçurent un furieux éciieo ) de aorte que 1§ carnage de» Tarentins et de ceux de Rliér gium fut très considérable, et c'est le piiis grnod que le# Qv^c^ aient jasiais essuyé et dent npus ayons coonaissanee. Geux de Rb<^gium • forcés par Micytus» fils de Cboiros, a marcher ao secours des Tarentins, avaient perdu en cette occasion trois mille bomnses; mais on n'a point su quelle avait élé la perte des Tarentina * . Quant A Micytus, il était serviteur d' Anaxilas, Qt iviit élé laissé i Mbégium peur prnndm snin dn aea affaires. Ayant été obligé d'aban^ dMner nette viUe, il alla séiab'ir A Tégée, en Afeadie» el cwaaera nn granë nombi*n desiii^ iwes dans Olyn^Mn.
. CLXXL Ci que jn viens de dire des kakilants de Rhégium et de Tarente deil étreoon^ sidéré comme une digression. L'He de Crète étant déserte, les Praesiens disent qu'entre autres peuples qui vinrent s'y établir, il y eut beaucoup de Grecs ; que ta guerre de Vroie arriva dans la troiaièB»e génémrion après la mort de Minos, et que les Cretois ne Airent pas des moins empresads à donner du secours à Ménéiaa» Us lyoutant qu'à leur retour de Troie, ils furent, pour oette raison^lè même, attaqués de la peste et de la fiamine, eux e| leurs troupeaux, et que in Crète ayant été dé* peuplée pour la seeonde fois, il y vint uao troisième colonie, qui occupe maintenant cette ' Ue avec ceux que ces fléaux avaient épargnât !
* Diodore de Sicile ne L'exprime pas non plus.
En leur rappelant ces «alh^nrs, la py4hie les détourna de donner du secours am Cireep, quelque lionne volonté qu'ih en eussent.
CLXXII. L^s Tbeaialiens suivirent è regret et par nécessité le parti des Mèdes, puisqu'ils firent vuîr qu'ils désapprouvaient les intrigues des Aleuades^ Car aussi t6t qu'ils eurent api pria que la roi éiait sur le point de passer ett ïlurc^, ils envoyèrent dea aasbissadettra à l'islbne, on ae tenait une ttsemblée des députés de k Grècn eboitis par les villes les mieux intentionnées pour sn défsnse^. Ces naito bassadeurs, étant arrivée à Fistbaaa, pnriènent ainsi ; «• Cf^mi, il font garder le passage de roiympe, afin de garantir de la guerre In Tbeâsalie «t la Grèce entière. Mous sommet préis è le faire » mais il est néeesanire qm vous y envoyiez aussi des forées oonsidért* blés. Si vous ne le fciies peint, saches que nous traiterons avec le mi. Car il n'est pna juste qu'étant exposés au danger par nq|re situation f nooa périssions seuls pour voua. iSi vous noua refuses des snoeura, voua nn pouves pas nous contraindre à vous en dnn« ner; car Timpuissanan estau-desauadeienin snria de contrainte; et noua ckerdinrons les mioyens do pnurvair à notre sAreté. • QlXWl Ainû parièrent Isa Thessaljene.
Ln*dessua les Grées résolurent d^envoyer pnr aittr, en Theesalie, «ne armée de terre pour gnfw der In passage. Les troupes n^enrent pas plim tét été lovéïfa, qu'elles e'embarquèreni, et firent mile par f fUiripn. Arrivées A Aies , en Aebaïe^, eHes y laissèrent Irurs va^seaux , et s'émnt mises en marebn pour se rendre en Tbnssniie, eUf« vinr^t à Tempe, oA est le passage qui eonduit de In Basse^Maeédelne an Tbessalie, près dn Mnée, entre le mont Olympe et le nmnt Ossn. Lee^recs, qui étaient anx environa de dix mtHe hommes pesamment armés, campèrent en cet endroit. La cavalerie thessaUenne se Joignit A toirs troupes. Événé* tus, fils dn Carénus, l'im des polémarques, avait été eholsi pour commander les Laoédd^ moniens , quoiqu'il ne fftt pas du sanç royal : Tbémistacles, Ma de Néoelès , était A la tète
* Voyez ci-dessus, s ▼>•
• VeiMiiiMmi,iemf.
' C'est l'Achale M
4»if.i.Hs. POLYMNIK- .
des AtbëDtonii, 1\ê r09t^m\ pen de jours m cet endroit, car des envoyés d'Alexandre» fils d'Amyntas, roi de Miicàloifle, leur coasetl*lèreot de se retirer, de crainte qq'en demeii<r rant fermes dans ce défilé, ils pe tvssept écrasés par Tarmée enuenîe qui venait fondre sur eux, et dont ils leur firent connaltie la force, tant celle des troupes de terre que celle des tJ'oupes de mer. Les Grecs suivirent aussitôt ce conseil, parce qu'ils le croyaient avantageux , et que le roi de Uactidoine leur paraissait bien inteptionné. Je penserais cependant qu*ils y furitnt déterminés par crainte, dès qu'ils eurent appris que, pour entrer en Thesi* sa ie, il y avait un avtre passage par Je pays des Perrb9Dbes,du côté de laHauie-Macédoine, près de 1^ viJle de Gonaos : et ce fui eu efl^^et par cet endroit que pénétra Taruiée de Xerxès. Les Grecs retournèrent à leurs vaisseaux , et se reipb9rquèrent pour se rendre à l'isthme.
CLXXIV. Voilà S quoi aboutit Texpédition des Grecs en Thessaiie dans le temps que le roi se disposait à passer d* Asie en Europe , et quil était déjà à Abydos. Les Thessaliena» ahandonoés par leurs aliiés, ne balancèrent plus à prendre 1^ parti des Perses. Ils Tembra^ sèrent même avec zèle, et (vuidireut au roi des services importants.
CLXXV. Les Grecs, de retour à l'isthme» mirent en déibération, d'après le conseil d'Alexandre, 4e quelle nMinière ils feraient la guerre, et en quels lieux ils la porteraieah 11 fut résolu , à la pluralité des voix , de garder le passage des ïb^rmopyles ; car il paraissait plus étroit que celui par lequel on entre de Macédoine en Thessaiie, et en même temps il était pltis voisin de leur pays. Quant au sentier par oii furent intereeptés ceux d'entre les Grecs qui étaient aux 'ibermopylea, ils n'en eurent eonnaissance qn après leur arrivée anx Thermopyles, et ee forent les Trachiniens qui le leur iront eonnattre. On prit donc la résoiin tien de gaKier ce passage , afin de fermer aux Barbares Tentrée de la Grèce. Quant à Tarmée navale, on fui d'avîe de l'envoyer dans l'Arté* misium, sur ks côtes de THistiseotide. Ces deux endroits^ sont près l'un de l'autre, de sorte que Tarmée navale et celle de terre pou-'
* l4$ T^efn^ylM at r^rtéiiiWam.
- LIVBE VIL
vaient se donner iMMpreqoement de leufs velles.
CLXXVL Yoiei la description de ees lieux: rAriémisiuni se rétrécit au sortir de la mer dn Thrace, et devient un petit détroit entre Tiie. de Sciathos et les côtes de Mûgnésie. Après le détroit de TËubée, il est borné par un rivage sur lequel on voit un temfJe de Diane^ L'en* trée en Grèce par la Trachinie est d'un demi* plèthre à l'endroit ou il a le moins de largeur* Mais le passage le plus éU'oit du reste du peya est devant et derrière les Thermopyles ; car derrière, près d'Aipènes, il ne peut pai^ qn une voiture de front; et devant, près de b rivière de Phénix, et procli# la ville d'Anthi^la, il n'y a pareillement de passage que pour unt voiture. A Touest des Theraoopyles est une montagne inaccessible, escarpée, qui s'étend jusqu'au mont (£ta. Le côté du chemin à Tesl est borne par la mer , par des marais et des . ravins. Dans ce passage , il y a des ba-ns chauds % que les habitants appellent chyires^, et près d% ces bains est un autel consacré à Hercules. C^ même passage était f^rtm d'une muraille , dans laquelle on avait anciennement pratiqué (les pprtes. Les habitant^ de la Phocide l'avaient bâtie, parcQ qu'ils redoutaient les Thessaliens^ qui étaient venus de la Tbesprotjte s'établir dans i'Éolide^ qu'ils possèdent encors aujouf* d'hui. Ils avaient pris ces précautions, parée que les TbesiaUees t4çheient de Im subjugiperi et de ce passage ils avaient fait alors une fen* drière, en y lâchant les eaux chaudes; n^attail « tout en usage pour fermer l'eiitrce de leur ^ pays aux Thessalien^. La muraille , qui était très ancienne, était en grande i^rti^ tonibéa de vétusté. Mais les Grecs,rayant relevée, jn* gèrent à propps de repoussecde ce oôté-Jà lef Barbares. Près du cliemin est un bouiig MHumé Alpènes, d'où les Grecs se proposaient de tirer leurs vivrt's..
GLXXVIL Après avoir considéré et eiaoûo^ tous les lieux, celui-ci parut commode aux^ Grecs , parce que las Barbares ne pourraient
faire usage de leur cavalerie » et que bt nMilU*«
* Diane s'appelle en grec ArtémU. C'est ce temple qui parait avoir donné ion nom à cette côte et an bras âé mer.
" Chaudières. ,
* La TheaipUe.
HISTOIRE DHÉRODOTË.
iude de leur infenterie leor deviendrait inutile. Aa89Î r^olurent-ils de soutenir en cet endroit le choc de l'ennemi. Dès qu'ils eurent appris l'arrivée du roi dans la Piérie, ils partirent de risthme, et se rendirent , les uns par terie, auxThermopyles,et les autres, par mer, à Artémisium.
GLXXVIII. Tandis que les Grecs portaient en diligence du secours aux lieux qu'ils avaient ordre de défendre, les Delphiens, inquiets et pour eux et pour la Grèce, consultèrent le dieu. La pythie leur répondit d'adresser leurs prières aux vents, qu'ils seraient de puissants défenseurs de la Grèce. Les Delpbiens n'eurent pas plus tôt reçu cette réponse, qu'ils en firent part à tous ceux d'entre les Grecs qui étaient zélés pour la liberté; et comme ceux-ci craignaient beaucoup le roi , ils acquirent par ce bien&it un droit immortel à leur reconnaissance. Les Delpbiens érigèrent ensuite un autel aux vents à Thva, où l'on voit un lieu consacré à Thya, fille de Cépbise, qui a donné son nom à ce canton , et leur offrirent des sacrifices. Us se les rendent encore actuellement propices en vertu de cet oracle.
(XXXIX. Tandis que l'armée navale de Xerxès partait de la ville de Therme , dix vaisseaux, les meilleurs voiliers de la flotte, cinglèrent droit à l'tle de Sdathos, où les Grecs avaient trois vaisseaux d'observation, un de Trézen, un d'Égine, et un d'Athènes. Ceux-ci apercevant de loin les Barbares, prirent in- »continent la fuite.
. CLXXX. Les Barbares, s'étant mis à leur poursuite, enlevèrent d'abord le vaisseau trézénien, commandé par Praxinus. Ils égorgèrent ensuite à la proue le plus bel homme de tout réquipage, regardant comme un présage heureux de ce que le premier Grec qu'ils avaient pris était aussi un très-bel homme : il avait nom Léon^ Peut*étrè eut-il en partie obligation à son nom du mauvais traitement qu'on lui fit.
CLXXXI. La trirème d'Égine, commandée par Asonides, leur causa quelque embarras par h valeur de Pythès , fils d'Ischénous , un de ceux qui la défendaient. Qaoiquele vaisseau fAt pris, Pythès ne cessa pas de combattre, jus-
* Léon sigaifie lioo- *
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qu'à ce qu'il eût été entièrement haché en pièces. Enfin il tomba à demi-mort; mais comme il respirait encore, les Perses qui cornbattaient sur les vaisseaux, admirant son courage, et s'estimant très-heureux deleconserver, le pansèrent avec de la Myrrhe, et enveloppèrent ses blessures avec des bandes de toûe de coton. De retour au camp, ils le montrèrent à toute l'armée avec admiration , et ils eurent pour lui toutes sortes d'égards, tandis qu'ils traitèrent comme de vils esclaves le reste de ceux qu'ils prirent sur ce vaisseau.
CLXXXU. Ces deux trirèmes ayant«tc prises de la sorte, la troisième , commandée parPbormns d'Athènes, s'enfuit, et alla échouer à l'embouchure du Pénée. Les Barbares s'emparèrent de ce vaisseau démâté et privé de ses agrès, sans pouvoir prendre ceux qui le montaient; car ils le quittèrent dès qu'ils eurent échoué, et s'en retournèrent à Athènes par la 1'hessalie. lies Grecs en station dans l'Artémisium apprirent cette nouvelle par les signaux qu'on leur fit de File de Sciathos avec le feu. Us en furent tellement épouvantés, qu'ils abandonnèrent l'Artémisium , et se retirèrent à Chalcis pour garder le passage de l'Euripe. Ils bissèrent néanmoins des héméroscopes sur les hauteurs de l'Eubée, afin d'observer l'ennemi.
CLXXXIII. Des dix vaisseaux barbares, trois abordèrent à l'écueii nommé Myrmex, entre l'ile de Sciathos et la Hagnésia , et élevèrent sur ce rocher une ^^lonne de pierre qu'ils avaient apportée avec eux. Cependant la flotte partit de Therme dès que les obstacles furent levés, et avança toute vers cet endroit , onze jours après le départ du roi de Therme. Pammon, de l'tle de Scyros, leur indiqua cerocher, qui se trouvait sur leur passage. Les Barbares employèrent un jour entier à passer une partie des côtes de la Magnésie , et arrivèrent à Sépias, et au rivage qui est efttre la ville de Casthanée et hi côte de Sépias.
CLXXXIY. Jusqu'à cet endroit et jusqu'aux Thermopyles, il n'était point arrivé de malheur à leur armée. Elle était encore alorS, suivant mes conjectures, de douze cent sept vaisseaux venus d'Asie, et les troupes anciennes des différentes nations montaient à deux cent quarante et un mille quatre cents hommes, à
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