‹ Choix des historiens grecsChapitre 82 sur 286 · S CLIV · texte numérisé non relu

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place ; car le peuple > voyant qu'il Tenait Tatlar quer, lui livra la ville, et se soumit.

(XVI. Lors:iue Syracuse fut en sa pniiT sance, il fit beaucoup moins de cas de Gela, dont il était auparavant en possession. Il en confia le gouvernement à son frère Hiéion , el garda pour lui Syracuse, qui était tout pour lui et lui tenait lieu de tout. Cette ville s'ac* crut considérablement en peu de temps, et devint très -florissante. Il y transféra tous les habitants de Cam^irine, les en fit citoyens, et rasa leur ville. Il en agit de même à l'égard de plus de la moitié des Gélois. U ass égea lea Mégariens de Sicile , et les força de se rendre. Les plus riches d'entre eux, lui ayant £iit la guerre , s'attendaient par cette raison à périr ; cependant Gélon les envoya à Syracuse, et leur donna le droit de cité. A l'égard du piai* pie, il le fit conduire aussi à Syracuse, et l'y fit vendre pour être ti^ansp^^rté hors de la Si-y cile , quoiqu'il n'eût point été l'auteur de oeue guerre, et qu*il no s'attendit pas à un sort fâcheux. U en agit de mèine avec les EubcMaa de Sicile, qu'il avait pareillen^ent s^rée en deux classes : il les traita ainsi bs uns el lea autres , parce qu'il était persuadé quelepeupl» était un voisin très4noommode. Ce fîit ainsi que Gélon devint un puisaant monarque.

CLYII. A peiae tes amboasadems des Greea furent «ils arrivés à Syracuse, que Gélm leur donna audience. < Les Lacédémonienn» les Athéniens et leurs alliés , lui dirent*ils , nous ont députés pour vous inviter à réunir vos forces aux nôtres contre les Barbarea* Vous avez sans doute appris que le roi de Perse est prêt à fondre sur la Gi-èce; qu'ar près avoir jeté des ponts sur rHellespoat , et amené de l'Asie toutes les forcesde 1 Orient » il est sur le point de l'atuiqiier , et qiie , sous prétexte de marcher contre Athènes , il a réôllemeni dessein de réduire la Grèce entière sous le joug. Vous êtes puisaant « et la Sicile, dont vous êtes souverain, n'eai pas une des moindres parties de la Grèce. Donnez du secours aux vengeurs de la Ubet Itf • et joignez^vous à eux pour la leur cono^rver. Car toute la Grèce étant réunie , neui formerons une puissance considérable, et en état de combaure l'ennemi <|ui vient noua attaquer. Mois si Is» uns trahissent In patrie

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