‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 10 sur 252 · LE COMTE, D. DIEGUE · texte numérisé non relu

LE COMTE, D. DIEGUE

LE COMTE

Enfin vous l'emportez, et la faveur du roi Vous élève en un rang qui n*étoit dû qu'à moi ;

11 vous fait gouverneur du prince de Castille.

D. DIEGUE

Cette marque. d'honneur qu'il met dans ma famille Montre à tous qu'il est juste, et £ait connoitre assez Clu'il sait récompenser les services passés.

LE COMTE

Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous - sommes,

Ils peuvent se tromper conmie les autres hommes ; Et ce choix sert de preuve à tous les courtisans Qu'ils savent mal payer les services présents.

p. DIEGUE.

Ne parlons plus d'un choix dont votre esprit s'irrite, La fiiveur l'a pu faire autant que le mérite ; Mais on doit ce respect au pouvoir absolu.

De n'examiner rien quand .un roi l'a voulu.

A l'honneur qu'il m'a fait ^joutez-en un autre ; Joignons d'un sacré nœud ma maison à la vôtre : Rodrigue aime Chimène, et ce digne sujet De ses affections est le plus cher ol^jet; Consentez-y, monsieur, et l'acceptez pour gendre.

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