‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 127 sur 252 · ACTE II, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II

Entre ces assassins montre un esprit sans crainte : Sa vertu tout entière à la mort le conduit :

Son aÇQranchi Philippe est le seul qui le suit. C'est de lui que j'ai su ce que je viens de dire; Mes yeux ont vu le reste, et mon cœur en soupire, Et croit que César même à de si grands malheurs Ne pourra refuser des soupirs et des pleurs.

CLBOPATRE.

N'épargnez pas les miens ; achevez, Achorée, L'histoire d'une mort que j'ai déjà pleurée

ACHORÊE.

On Pamène; et du port nous le voyons venir.

Sans que pas un d'entre eux daigne l'entretenir. Ce mépris lui fait voir ce qu'il en doit attendre. Sitôt qu'on a pris terre, on l'invite à descendre : Il se lève ; et soudain, pour signal, Achillas Derrière ce héros tiiunt son coutelas, Septime et trois des siens, lâches enfants de Rome, Percent à coups pressés les flancs de ce grand homme, Tandis qu' Achillas même, épouvanté d*horreur, De ces quatre enragés admire la fureur.

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