ÉVANDRE
Seigneur, César vous mande, et Maxime avec vous.
CINNA
Et Maxime avec moi ! Le sais-tu bien, Évandre ?
èVANDRE.
Polyclète est encor chez vous à vous attendre. Et fût venu lui-même avec moi vous chercher,
16 CINNA
Si ma dextémé B*cût sa Pcb
Je voas en donne aris de pevr d'âne suprise:
n presse fort.
Mander les che£i de rcntn^rise!
Tons deux ! en même temps ! to«s êtes déooweilB.
cimiA.
Errons mieux de grâce !
Ah! Cinnayjeteperdi!
Et les dieux, obstinés à noos donner im maltr^ Parmi tes Tiais amis «mt mâè qodqne traître.
Il n'en fiuit point douter, Auguste a tout appris. Quoi! tous deux ! et sitôt que le conseil est pris!
cnmA.
Je ne vous puis celer que son ordre m'étcmne : Mais souvent il m'appelle auprès de sa personne^ Maxime est comme moi de ses plus confidents; Et nous nous alarmons peut-être en imprud^tits.
EMILIE
Sois moins ingénieux à te tromper toi-même, Cinna ; ne porte point mes maux jusqu'à Pextrême; Et, puisque désormais tu ne peux me venger, Dérobe au moins ta tête à ce mortel danger; Fuis d'Auguste irrité l'implacable colère :
Je verse assez de pleurs pour la mort de mon père; N'aigris point ma douleur par un nouveau tourment; Et ne me réduis point à pleurer mon amant.
ClNNA.
Quoi ! sur l'illusion d'une terreur panique,