ACTE I, SCENE IV
Trahir vos intérêts et la cause publique !
Par cette lâcheté moi-même m'accuser, Et tout abandonner quand il faut tout oser !
Que feront nos amis si vous êtes déçue ?
ÊMIUE.
Mais que deviendras-tu si Pentreprise est sue ?
CINNA
S'il est pour me trahir des esprits assez bas. Ma vertu pour le moins ne me trahira pas ?
Vous la verrez, brillante au bord des précipices, Se couronner de gloire en bravant les supplices, Rendre Auguste jaloux du sang qu'il répandra, Et le faire trembler alors qu'il me perdra.
Je^deviendrois suspect à tarder davantage ; Adieu : raffermissez ce généreux courage.
S'il faut sulnr le coup d'un destin rigoureux, Je mourrai tout ensemble heureux et malheureux: Heureux pour vous servir de perdre ainsi la vie ; Malheureux de mourir sans vous avoir servie.
ilflLIE.
Oui, va, n'écoute plus ma voix qui te retient ; Mon trouble se dissipe, et ma raison revient : Pardonne à mon amour cette indigne foiblesse. Tu voudrois fuir en vain, Cinna, je le confesse ; Si tout est découvert, Auguste a su pourvoir A ne te laisser pas ta fuite en ton pouvoir.
Porte, porte chez lui cette mâle assurance.
Digne de notre amour, digne de ta naissance; Meurs, s'il y faut mourir, en citoyen romain, Et par un beau trépas couronne un beau dessein.
Ne cnioa pu qn après toi ncn ici me niieniM Ta mort emporten mon Ime Tcn la tienne j Et mon ccmr, aiusitdt percé da rofana coupa
Ah! souKvEqne tont inortjeiiTecoeoreaii Et do moins en moarant penaeUel que j'eapi Que Tons saurez Ten^ |>aman( arec le père^ Elienn'est pour TOUS à craindre; ancnn de na Ne sait ni tos dessdiu, ni ce qui m'est pnmis Et, leur parlant tantôt dea misères romaines. Je leur ai taia mort qui bit naJtre nos haines, De peur qoe mon ardeur touchant ma intÈrtb D'un â par^t amour ne trahit les secrets.
11 n'est su que d'Émwdre et de votre Pulrîe.
Arec moins de trayeorje vais donc chez Ijrîe Puisque dans ton péril il me reste un moyen De faire apr ponr toi son crédit et le mien. - Mais » moD amitié par là ne te délivre.
N'espère pas qu'enfin je veuille te survivre. Je raJB de ton destin des régies à mon tort, Et j'obtiendnû ta vie, ou je suivra ta mort
Soyez en ma feveur moins cruelle à rous-mf n
Va^t'en, et souviens- toi seulement que jet'aili