SCENE VIL
MAXIME
Désespéré, confus, £t digne, s*il se peut, d'un plus cruel refus, Que résous-tu, Maxime ? et quel est le supplice Que ta vertu prépiure à ton vain artifice?
Aucune illusion ne te doit plus flatter ; Emilie en mourant va tout faire éclater.
Sur un même échafiiud la perte de sa vie Étalera sa gloire et ton ignominie, Et sa mort va laisser à la postérité L'infâme souvenir de ta déloyauté.
Un même jour t'a vu, par une fausse adresse, Trahir ton souverain, ton ami, ta maîtresse, Sans que de tant de droits en im jour violés, Sans que de deux amants au tyran immolés, 11 te reste aucun fruit que la honte et la rage Qu'un remords inutile allume en ton courage.
Euphorbe, c'est Teffet de tes tâches conseils! Mais que peut-on attendre enfin de tes pareils ? Jamais un affiunchi n'est qu'un esclave infâme ; Bien qu'il change d'état, il ne change point d'âme ; La tienne, encor servile, avec la liberté, N'a pu prendre un rayon de générosité.
Tu m'as fait relever une injuste puissance ; Tu m'as fait démentir l'honneur de ma naissance : Mon cœur te résistoit, et tu l'as combattu
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Jusqu'à ce que ta fourbe ait II m'en coûte U vie, il m'en coûte la s^eûe; Et j'ai toot mérité pour t'a^oir voahi eroire. Mau les dieux permettrait à mes raKatÔKi De te sacrifier aux jeux des deux amants; Et j'ose m'assurer qu'en dépit de mon crime Mon sang leur servira d'assez pue TÎctime, Si dans le tien mon bras justement irrité Peut laver le forfiiit de t*avoir éeoatè.