‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 194 sur 252 · FÉLIX, ALBIN, PAULINE, STRATONICE · texte numérisé non relu

FÉLIX, ALBIN, PAULINE, STRATONICE

FELIX

Ma fille, que ton songe £n d'étranges frayeurs ainsi que toi me plonge ! Que j*en crains les effets, qui semblent s^approcher !

PAULINE

Quelle subite alarme ainsi vous peut toucher?

Sévère n'est point mort.

Pauline.

Quel mal nous fait sa vie ?

FELIX

n est le &vori de Pempereur Déoie.

PAULINE

Après Pavoir sauvé des mains des ennemis.

L'espoir d'un si haut rang lui dcvenoit permis. Le destin aux grands cœurs si souvent mal propice Se résout quelquefois à leur faire justice.

FELIX

Il vient ici lui-même.

PAULINE

Il vient

FELIX

Tu le vas voir.

PAULINE

C'en est trop ; mais comment le pouvez- vous savoir ?

Albin l'a rencontra dans U procbc campagi l'ti );n>9 lie canrtmns en foule l'accompagi Et mnDtrc assez quel est sod nog et son ce Mais, Albin, redis-lui ce que ses gens t'oDt

Vnus savez quelle fut cette grande joarnée Une sa perte pour nous rendit si fortuDée,

Où l'cniperaur captif par sa main dégagé llassura son parti déjà dètouragé, l'andis que la. vertu succomba soug le noml Vous savez les bonoeurs qu'on fit hân i se Après qu'entre les morts on ne le pot (rouv Le rui de Perse aussi l'avoit fait enlever.

Témoin de ses hauts faits et de son grand c Ce monarque en voulut connoStre le visage On le mit dans sa tente, où, tout percé de i Tout mort qu'il poroissoit, il fit mille jalou U bientôt il montra quelque ngne de vie :

Ce prince généreux en eut l'âme ravie; Et sa joie, en dépit de son dernier malbenr, Du bras qui le causoit honora la valeur.

Il en fil prendre soin, la cure en fui secrète Et eomtne au bout d'un mois sa saaté fut p:

Il offrit dignités, alliance, trésors, Et pour gagner Sévère il fit cent vains effi>r Après avoir comblé ses refus de louange.

Il envoie à Décte en proposer l'échauge ; Et soudain l'empvreur, transporté de plaisir Offre, au Perse son frère et cent chefs à cboi

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