GARDES
Gardes, que me veut-on ?
CLEON
Pauline vous demande.
POLYEUCTE
O présence, ô combat que sur- tout j'appréhende! Pélix, dans la prison j'ai triomphé de toi.
J'ai ri de ta menace, et t'ai vu sans efiroi : Tu prends pour t'en venger de plus puissantes armes ; Je craignois beaucoup moins tes bourreaux que ses larmes.
Seigneur, qui vois ici les périls que je cours. En ce pressant besoin redouble ton secours ; Et toi, qui tout sortant encor de la victoire. Regardes mes travaux du séjour de la gloire.
Cher Néarque, pour vaincre un si fort ennemi, Prête du haut du ciel la main à ton ami.
Gardes, oseriez- vous me rendre un bon office ? Non pour me dérober aux rigueurs du supplice,