SCENE VII
D. FERNAND, D. DIEGUE, D. ARIAS, D SAN- CHE, D. ALONSE, CHIMENE, ELVIRE.
CHIMBNE.
Sire, il n*est plus besoin de vous dissimuler Ce que tous mes efforts ne vous ont pu celer. J'aimois, vous Pavez su ; mais^ pour venger mon. père» J'ai bien voulu proscrire une tête si chère.
Votre majesté, sire, elle-même a pu voir Conmie j'ai £ût céder mon amour au devoir.
Enfin Rodrigue est mort, et sa mort m'a changée. D'implacable ennemie, en amante affligée :
J'ai dû cette vengeance à qui m'a mise au jour, Et je dois maintenant ces pleurs à mon amour. Don Sanche m'a perdue en prenant ma défense.
Et du bras qui me perd je suis la récompense ! Sire, si la pitié peut émouvoir un roi, De grâce, révoquez une si dure loi.
Pour prix .d'une victoire où je perds ce que j'aime. Je lui laisse mon bien ', qu'il me laisse à moi-même ;