LE VIEIL HORACE, HORACE, CURIACE
Mon père, retenez des femmes qui s'emportent, Et,' de grâce, empêchez sur- tout qu'elles ne sortent; Leur amour importun viendroit avec éclat Par des cris et des pleurs troubler notre combat; Et ce qu'elles nous sont feroit qu'avec justice On nous imputeroit ce mauvais artifice.
L'honneur d'un si beau choix seroit trop acheté Si l'on nous soupçonnoit de quelque lâcheté.
J'en aurai soin. Allez: vos frères vous attendent; Ne pensez qu'aux devoirs que vos pays demandent ,.
CURIACE
Ouel adieu vous dirai-je? et par quels compliments..
LE VIEIL HORACE
Ah! n'attendrissez point ici mes sentiments.
Pour vous encourager, ma voix manque de termes, Mon cœur ne forme point de penscrs assez fermes ; Moi-même en cet adieu j'ai les larmes aux yeux. Faites votre devoir, et laissez faire aux dieux.
FIN DU SECOND ACTE
ACTB III, SCENE I. 121