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s'en rapporter au hasard ? Pas du tout. Bien au contraire, il faut chercher s'il ne se trouve pas dans notre province une race qui fournit plus généralement cette vache profitable, telle que décrite sa haut, Pour moi, la recherche est toute faite, et sans rien dire contre les “Holsteins,” les “Ayrshires,” les “Guerneseys,” les “Jerseys,” je considère que la petite “vache canadienne” est la vache par excellence pour nous. Ses preuves sont faites et je n'ai pas l'intention de rentrer dans le détail de ses qualités. Je ne citerai que deux faits, pour montrer comme elle mérite d'être appréciée, et comme elle est appréciée non-seulement ici, mais chez les étrangers à notre nationalité et à notre pays. En 1895 un troupeau de bétail canadien acheté par MM. Charles Colburn & Son, de Portlandville, N.Y., a donné les résultats suivants, après une épreuve au Babcock. Quatre des vaches ont été soumises à l'épreuve : l’une a donné 9.67 de gras par cent livres de lait, une seconde 8.67, une troisième et une quatrième 8,27. Ceci donne pour les quatre une moyenne de 8.6 de gras par 100 Ibs de lait, ce qui est certainement un fort rendement. M. Colburn est allé, avec son troupeau de vaches canadiennes à l'exposition d'Atlanta, tenue en octobre dernier, et y a remporté 3 médailles et 8625.00 en prix. Voici le portrait d'une des vaches de M. Colburn qui ont été entrées dans le concours :