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Le problème qui se pose devant nous actuellement est done celui de continuer à faire de l'industrie laitière une industrie payante pour nous, malgré l'abaissement des prix. En effet, c'est encore, à peu près, la seule industrie agricole qui nous Gi des revenus certains. Nous avons bien en perspective d'autres industries que nos gonvernements s'occupent à développer, telles que celles de l'exportation du bœuf, du mouton, des volailles, des fruits, favorisée par l'établissement de tout un système de chambres froides, de compartiments réfrigévants ; mais tout ceci est encore à l'étude, et la véritable industrie qui bat son plein pour nous cultivateurs de la Province de Québec, c'est encore, et pour longtemps, espérons-le, l'industrie laitière.
Etant donné la diminution graduelle de ln valeur pécuniaire de notre fromage sur le marché anglais, comment s'y prendre pour retirer encore un profit rémunérateur de notre lait converti en fromage. Plusieurs moyens peuvent être mis à contribution. L'un de ceux qui se suggèrent les premiers est celui de diminuer le coût de production du lait.
Ce coût de productiou peut se diminuer, en premier lieu, par l'amélioration de nos vaches laitières, en ce qui concerne la quantité de lait qu’elles nous donnent actuellement,
Je ne crains pas de dire qu'il n’y a qu'un tiers des vaches de la Province de Québec qui sont de bonnes vaches laitières. Et encore combien sur ce tiers ne donnent pas ce qu'elles devraient donner parce qu'elles sont mal tenues, mal nourries! C'est donc de ce côté-là surtout, ce mauvais côté de notre industrie laitière, que doit se porter notre attention. Réfléchissons un moment à l'effet qu'un peu d'amélioration aurait sur les profits généraux à réaliser.
D'après le dernier recensement (1891), il y à 549,544 vaches à lait dans la Province de Québec. Supposens que la science ou l'amélioration des races rendent ces vaches capailes de donner une pinte de lait de plus par jour, pendant les six mois de mai à octobre ; à trois centins la pinte, cela ferait une augimentation de revenu pour la Province de S16,486.32 par jour, soit K1,824,753 pour les six mois; et si l'augmentation était de deux pintes par jour, $3,649,506 pour les six mois.
Comment arriver à cette amélioration de nos troupeaux ? Pour répondre à cette question, il importe de bien définir ce que c'est qu'une vache à lait protitable. La vache à lait la plus profitable est la vache, de n'importe quelle race, qui donne chaque année, pendant le plus longtemps, la plus grande quantité du lait le plus riche, au meilleur marché. Cette définition dit “La vache de n'importe quelle race” ; est-ce à dire pour cela qu'il ne faut pas s'occuper de ce qu'est la race des vaches qu'on choisit pour un troupeau et qu'on doit là-dessus