‹ Choléra et peste dans le pelerinage musulman, 1860-1903Chapitre 23 sur 69 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

RÉPERCUSSION DES ÉPIDÉMIES DE CHOLÉRA DU HEDJAZ SUR LES CONTRÉES OU RENTRENT LES HADJIS APRÈS LE PÈLERINAGE

Voies de propagation par terre. — Voies de propagation par mer. — Voie maritime du Nord.

Voie de propagation par terre. — Les caravanes quittant la Mecque, avant ou après les fêtes, ont plusieurs points de direction : les unes parcourent le Hedjaz; une autre, vers le Sud, regagne l'Assyr et le Yémen; enfin plusieurs, dans le Nord et dans l'Est, vont jusqu'en Syrie ou en Mésopotamie.

Les caravanes parcourant le Hedjaz se rendent à Djeddah, Médine ou Yambo : elles contaminent ces trois villes dès le moment de leur arrivée; aucune exception n'a eu lieu pour les treize épidémies citées ici. Je donnerai les dates de ces conlaminations successives — pour les cinq dernières épidémies — afin de montrer la rapidité de cette transmission.

Donc, chaque fois que le choléra se déclare à la Mecque, il est transporté de suite dans les autres villes du Hedjaz traversées par les pèlerins, et ce, par l'intermédiaire des malades qui se trouvent dans les caravanes. Il apparaît dans ces villes au moment de l'arrivée des hadjis et il en disparaît avec eux, comme du Hedjaz tout entier d'ailleurs. La durée moyenne

des épidémies de choléra du Hedjaz est de deux mois environ.

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