‹ Choléra et peste dans le pelerinage musulman, 1860-1903Chapitre 25 sur 69 · Salif · texte numérisé non relu

Salif

11 juillet.

26 juillet.

11 juillet.

15 sept.

15 oct.

16 juillet.

6 sept.

18 sept.

24 février.

4 juin.

5 juin.

9 juin.

18 août.

La caravane de l'Assyr et du Yémen contamine donc régulièrement à son retour ces deux provinces, l'épidémie ne s'étendant jamais au delà de la région de Hoddeïdah, puisqu'elle rencontre ensuite le désert.

Les pèlerins se dirigeant vers la Syrie, le Nedjd, le Djebel Chamar et la Mésopotamie traversent au contraire des contrées de moins en moins habitées au fur et à mesure que l'on s'éloigne du Hedjaz. Ils n'importent donc le choléra que dans un rayon peu étendu et n'allant jamais au delà des oasis du Nedjd et du Djebel-Chamar. Les renseignements sur les épidémies antérieures étant incertains, je me bornerai à citer ceux relatifs à l'épidémie de 1902 que j'ai pu contrôler autant que faire se peut : de mai à septembre 1902 le choléra a ravagé le Nedjd; en octobre il persistait encore dans le Djebel-Chamar, m'ont affirmé des Bédouins de cette région.

En 1893, le choléra s'est élevé — sur la. route de Syrie — jusqu'à Haybat, village situé à six jours de marche au nord de Médine.

1. On remarquera que les villes citées ici comme contaminées sont toutes des ports de la côte arabique ; chacun de ces ports ayant un préposé sanitaire il est donc possible de connaître les dates des contaminations tandis que pour les villes de l'intérieur les renseignements sont toujours vagues.

En résumé, les caravanes de pèlerins peuvent transporter le choléra avec elles lorsqu'elles traversent des contrées habitées; mais par contre — dans le désert — le choléra s'éteint bientôt au milieu de ces mêmes caravanes. C'est le cas qui se présente heureusement pour celles qui rentrent dans le Nord et dans l'Est, c'est-à-dire en Syrie et en Mésopotamie où elles n'ont, jusqu'à présent, jamais transporté le choléra. Cette immunité durera tant qu'on ne substituera pas entièrement — ou môme partiellement — dans le désert au mode de transport lent des caravanes un système de locomotion plus rapide.

Voies de propagation par mer. — La voie maritime offre aux pèlerins de retour quatre grandes directions différentes :

1° Direction de l'Extrême-Orient;

2° Direction du golfe Persique;

3° Directions diverses de la mer Rouge ;

4° Direction de l'Egypte et du bassin de la Méditerranée.

La direction de r Extrême-Orient ne présente pas d'intérêt pour l'Europe; le choléra pourra de la sorte retourner dans l'Inde, son pays d'origine. Mais la longueur de la traversée donnera à l'épidémie le temps ou de s'arrêter à bord du navire ou de s'y manifester de telle façon qu'elle ne saurait échapper au contrôle des autorités sanitaires lors de l'arrivée.

La voie du golfe Persique par contre est pour nous d'une grande importance : en effet, elle peut permettre à une épidémie de choléra — qui serait importée en Mésopotamie — de remonter, par le fleuve, jusqu'à Bagdad, Mossoul pour gagner ensuite et la Turquie d'Asie et la Turquie d'Europe.

Le danger est à considérer : en effet, toute épidémie de choléra du Hedjaz a été suivie jusqu'à présent

LE

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