LLÈLE ENTRE LA PESTE ET LE CHOLÉRA
LE CHOLÉRA ET LA PESTE AU HEDJAZ
Pendant les deux mois que dura l'épidémie de choléra de Djcddah en 1902 la mortalité des habitants ne surpassa la moyenne que de 1,50 p. 1.000, soit 0,75 p. 1.000 et par mois.
Au contraire, la mortalité des pèlerins s'est élevée subitement à 15,10 p. 1.000, en excédent de 11,90 p. 1.000 sur la moyenne.
En résumé :
Lors du choléra, c'est le pèlerinage lui-même qui est contaminé et non la ville;
Lors de la peste, c'est la ville de Djeddah ellemême qui est infectée et non le pèlerinage.
En comparant les tableaux I et Y on retrouve une nouvelle preuve de cette distinction entre la contamination de Djeddah et celle du pèlerinage.
Le tableau I qui réunit toutes les épidémies de choléra du Hedjaz montre avec précision que la série des fêtes du Baïram concorde exactement avec la série des épidémies de choléra : les secondes dépendent étroitement des premières ; c'est bien le pèlerinage qui est la cause du choléra.
Le tableau V groupant les épidémies de peste de l'Assyr et du Yémen fait constater, au contraire, que la série des fêtes du Baïram vient traverser la série d'épidémies de peste, sans que les dernières semblent être influencées par les premières. En un mot, si le pèlerinage se fût trouvé en novembre, par exemple, lors de la peste à Djeddah, celle-ci n'en eût pas moins existé à la même époque : elle est indépendante des pèlerins, ayant coïncidé avec leur passage, mais n'ayant avec lui aucune relation de cause à effet.
D'ailleurs la répercussion comparée des épidémies de choléra et de peste du Hedjaz nous prouve que si les pèlerins emportent avec eux le choléra et le font disparaître de Djeddah, par contre ils n'ont jamais