‹ Choléra-morbusChapitre 3 sur 50 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

dû se former. Témoin et acteur dans les épidémies de 18»^2 et de 1849, comme en 1853^ nous avons vu passer sous nos yeux des masses de malades, observé les différences de plusieurs épidémies successives , nous avons lu tout ce qui a été écrit et pu apprécier sainement et à leur juste valeur, par leurs résultats, les médications proposées. Aussi, nous devons dire que, quoique portant le même titre que nous avons cru devoir lui conserver, notre Guide du praticien dans la connaissance et le traitement du choléra-morhus, ne ressemble en aucune manière à celui de 1832. Ce n'est pas une nouvelle édition de ce livre, c'est un nouvel ouvrage que nous publions. Rien n'y rappelle l'ancien , ni la distribution des matières , ni les aperçus historiques et thérapeutiques, ni l'appréciation des médicaments, ni même l'indication de la méthode générale qui nous paraît la plus avantageuse dans le traitement de cette maladie. Nous avons seulement conservé pour les périodes la division que nous avions adoptée et qui nous paraît encore la plus rationnelle et la plus vraie ; on retrouvera bien aussi de l'analogie dans le jugement que nous portons sur quelques médications capitales; mais, nous le répétons, tout le reste est entièrement neuf et ne conserve avec la première publication aucun trait de ressemblance ou d'analogie. Puisse ce nouveau travail consciencieux et que nous avons tâché de rendre aussi complet que possible, recevoir un accueil semblable! Nous osons espérer que le public médical et les corps savants rie nous refuseront pas les marques de sympathie que nous ambitionnons et que nous avons obtenues une première fois.

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Outre ces différences, nous devons signaler une innovation qui ne se rencontre nulle part. Après Texamen des trois médications les plus importantes et le plus généralement employées , saignées générales et locales^ évacuants et opiacés, nous n'avons pas vu de meilleur moyen, de méthode plus facile pour que le praticien se retrouve dans le dédale des médications proposées, que l'ordre alphabétique ; toutes les substances sont ainsi rappelées dans une espèce de dictionnaire thérapeutique qui fait corps avec l'ouvrage. A la suite du traitement général et raisonné de la maladie, nous avons encore placé un formulaire où se trouvent reproduites un nombre considérable de formules (plus de 400), avec l'indication des périodes et des variétés de la maladie auxquelles elles s'adressent; à ces formules nous avons attaché avec soin les noms des auteurs; cela était d'autant plus nécessaire que beaucoup d'entre elles sont originales et nous ont été communiquées directement par les médecins eux-mêmes qui les ont employées.

Nous devons des remerciements à ceux de nos confrères qui ont bien voulu nous aider dans ce travail en nous communiquant leurs prescriptions. Nous en devons aussi à deux de nos collaborateurs les plus distingués de la Gazette des hôpitaux, MM. les docteurs Brochin et Mac-Carthy. Le premier, par ses investigations studieuses et incessantes dans les hôpitaux, a tenu notre journal (la Gazette des hôpitaux) d.\x courant de tout ce qui s'y est présenté en 1853, et nous avons pu faire d'utiles emprunts à ses articles; le second (1),

[\) M. Mac-Carttiy, ancien interne des hôpitaux et docteur en médecine de la Faculté de Paris. C'est par son intervention et sur

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d'origine étrangère, mais Français par ses habitudes et son éducation, nous a rendu facile l'investigation de l'épidémie en Angleterre , et nous lui devons des renseignements précis et certains sur les ravages du fléau, sur les résultats des mesures préventives, sur les circonstances qu'ont présentées les diverses invasions et sur les médications employées par nos confrères de la Grande-Bretagne. Nous sommes heureux de pouvoir leur en témoigner publiquement notre gratitude.

sa demande que nous avons reçu de M. le docteur Sutherland, président du gênerai Board of heallh (conseil de santé), de Londres, de nombreux documents officiels dont nous avons fait usage. Nous prions notre digne et honorable confrère, M. Sutherland , d'agréer aussi nos sincères remerciements de son obligeance.

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