‹ Choleramorbus asiatique par m. L. LabatChapitre 2 sur 2 · PROPHYLAXIE · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE

D'après cet exposé rapide, mais exact, du choiera, il est facile de voir que son traitement préservatif doit avoir pour objet essentiel, d'éloigner

où de neutraliser, autant que possible, les causes qui peuvent diriger et fixer l'irritation sur les organes digestifs.

Pour atteindre ce résulat , il faut :

Observer un régime doux et léger. — Se priver de boissons excitantes , ou n'en l'aire qu'un usage très modéré. — Lire chaudement vêtu pour entretenir convenablement 1rs fonctions de la peau. — Éviter autant que possible les émotions tristes, surtout après le repas. — Deux ou trois fois par .semaine prendre un bain légèrement chaud , mais pas trop prolongé. — Changer souvent de linge et de vêlemens. — User de quelques lavemeos tièdessi le bas-ventre devenait paresseux. — Respirer souvent l'air pur de la campagne et ne s'y livrer qu'à un exercice modéré. — Ne point s'exposer à la fraîcheur trop vive du matin, ainsi qu'à l'humidité du soir. — Avoir la précation de se couvrir assez pour ne pas éprouver de frôid pendant la nuit. — Eviter les ceurahs d'air quand le corps est en état de sueur. — Tous les excès, et particulièrement ceux qui ébranlent fortement ic système nerveux, laissant toujours après eux un élat de faiblesse ; i! faut, pour en éviter les effets pernicieux, s'y livrer le moins possible.

Pour ce qui concerne le choix des alimens , il ne faut user que très sobrement de ceux qui sont gras, huileux et butjreux ; s'abstenir de ceux qui sont ranecs, àercs, fermentescibles; manger peu de fruits et seulement lorsqu'ils sont bien mûrs.

L'ensemble de toutes ces précautions hygiéniques, constitue les 'véritables préservatifs du choléra-morbus et de bien d'autres maladies.

Si le choléra cpidémique et thyphoïde venait à se déclarer dans les environs du lieu qu'on habite, on pourrait par extrême précaution se laver soir et matin la figure et les mains avec de l'eau dans laquelle on verserait quelques gouttes de chlorure à'oxide de sodium ( vingt gouttes dans un verre d'eau) ; on pourrait aussi en asperger ses vèteraens et en arroser les appartenions (i).

(0 Coniultoi, pour plus de diitails prophylactique», l'irlîcle rjae j'ai iméré dans l'Écho /ranfaù, ein ij >epterali(e l83i.

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