SCÈNE II
Les mume8, les bûcherons Gadois, Beaudoin, Archambault.
Mattemaille. — Hé I vous autres, vous vous faites bien attendre. Le soleil monte toujours ; la chaleur sera grande. Hébert, Lavigne, Prirnot sont au bois depuis Taurore.
Akchambault. — Hé bien ! nous serons les ouvriers de la onzième heure.
Gadois. — La forêt vierge verra tomber aujourd'hui ses plus beaux ornements. Mes amis nous y ferons une large trouée.
Mattemaille. — Et les Iroquois y verront détruire leurs cachettes.
Gadois. — En effet ils ont dans ces vieilles futoies de belles caches à embuscade.
Beaudoin. — Si nous n'avons pas le plaisir de leur courir sus, nous leur imposerons avec le désert le déplaisir de ne pouvoir plus nous fouailler.
Archambault. — Ah ! depuis qu^ils ont assassiné nos gens, malpeste ! j'enrage qu'on ne nous commande pas d'épauler contre eux.